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Ex-diplomate israélien : «La normalisation avec le Maroc dépend de la question palestinienne»
Publié dans Yabiladi le 06 - 01 - 2020

Né au Maroc, à Bejaâd, l'ancien ambassadeur d'Israël en France et à l'ONU, Yehuda Lancry est revenu sur les relations entre les juifs marocains et leur pays d'origine. Il a également commenté les récentes actualités sur la normalisation des relations diplomatiques entre Rabat et Tel Aviv.
«Je garde de bons souvenirs du Maroc et je garde de bonnes relations avec le Royaume et des Marocains jusqu'à aujourd'hui». C'est ce qu'a déclaré Yehuda Lancry dans une émission diffusée dimanche par la chaîne israélienne i24 News.
Revenant sur l'immigration de sa famille du Maroc vers Israël en 1965, il a affirmé avoir eu «de la peine» et était «contraint» de quitter le royaume car ils étaient «attachés» au pays. «La communauté juive restante au Maroc a les mêmes droits que les autres, sous la bienveillance du roi Mohammed VI», a-t-il ajouté.
Membre de l'Union mondiale du judaïsme marocain (UMJM), l'ancien ambassadeur d'Israël en France et à l'ONU a rappelé à cet égard que «le roi Mohammed V, grand père du roi Mohammed VI, était celui qui avait refusé d'appliquer les directives du gouvernement Vichy».
Des liens forts entre les juifs d'origine marocaine et leur pays d'origine
«Il avait sauvé les juifs du Maroc et s'était opposé à ce que les lois nazies soient appliquées aux Marocains de confessions juifs», précise-t-il, rappelant que le souverain avait aussi «refusé l'envoie des juifs dans les camps de concentration». «C'est pour cela que nous avons une forte relation de reconnaissance et de respect à l'égard de la famille royale et du peuple marocain», déclare-t-il.
«Dans certaines maisons, les juifs marocains de deuxième et troisième génération gardent des portraits et des photos du roi Mohammed V, du roi Hassan II et du roi Mohammed VI. Cela reflète cette relation. De plus, ce lien se confirme avec la célébration de fêtes marocaines, comme Mimouna et notre nourriture qui fait partie de la cuisine marocaine.»
Yehuda Lancry
Faisant état d'une «révolution culturelle marocaine en Israël», le diplomate n'a pas manqué de rappeler que les juifs d'origine marocains ont souffert durant les premières années de leur émigration en Israël. «On espérait l'intégration définitive de tous les immigrés et il y avait de la discrimination ayant causé des manifestations», se rappelle-t-il. «A la fin des 1970, nous avions atteint un stade difficile quant aux relations entre communautés en Israël. Mais depuis, tout a changé et nous avons pu en tirer de bonnes leçons», s'est-il réjouis.
C'est à partir de cette date que des juifs d'origine marocaine et maghrébine avaient réussi à occuper des postes de responsabilité, rappelle-t-il, citant l'exemple de Gadi Eizenkot, militaire israélien qui fut le chef d'état-major des armées, et dont les parents étaient Marocains.
Les juifs d'origine marocaine, la Palestine et la normalisation
Appelé à commenter l'adhésion de plusieurs juifs d'origine marocaine au parti Likoud, de tendance national-libéral, le diplomate a expliqué qu'elle était intervenue suite aux différends nés après la deuxième vague de migration, entre les juifs déjà établis en Israël et ceux venant d'y arriver. Et d'assurer que «les juifs marocains et ceux d'origine orientale ont soutenu la paix avec l'Egypte et avec la Jordanie».
Sur cette question, Yehuda Lancry a rappelé l'intervention du roi Hassan II ayant «fait la médiation pour une paix entre Israël et l'Egypte».
«Hassan II a été un élément central de cette opération. Il avait veillé à la concrétisation de ce processus et n'avait ménagé aucun effort pour intervenir. Nous l'avions rencontré trois mois avant son décès. Il nous avait appelé à prendre le modèle de coexistence entre juifs et musulmans au Maroc et le concrétiser chez nous en Israël et nous avions réalisé des avancés grâce à ce conseil, lors de nos premiers contacts avec les Palestiniens.»
Yehuda Lancry
Quant à l'absence de toute relation diplomatique entre Rabat et Tel Aviv, le diplomate a expliqué que la question palestinienne a un grand poids dans cette équation. «Personnellement, je ne pense pas qu'il y aura un seul Etat arabe qui fera un pas en avant dans ses relations diplomatiques avec Israël avant de résoudre cette question», a-t-il fait savoir. «Tout dépend de l'opération de paix avec les Palestiniens et une avancée dans ce processus donnera forcément plus d'ouverture.»
S'agissant des dernières rumeurs sur le refus, par le Maroc, de recevoir Benjamin Netanyahou après la rencontre de ce dernier avec Mike Pompeo au Portugal, Yehuda Lancry est catégorique : «Parler d'une visite de Netanyahou au Maroc était précoce». «Le blocage de toute relation entre nous et l'autorité palestinienne rend impossible un éventuel accueil du président israélien au Maroc par le roi Mohammed VI», conclut-il.


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