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Timitar : Entretien avec Fatima Zahra Ammor; directrice du Festival Timitar d'Agadir, "cette édition honorera les artistes berbères issus de l'immigration"
Publié dans Agadirnet le 27 - 06 - 2007

img src="/images/actualites/test_04682b02a6d0a5.jpg" alt="Timitar : Entretien avec Fatima Zahra Ammor; directrice du Festival Timitar d'Agadir, "cette édition honorera les artistes berbères issus de l'immigration"" class="img_content" title="Timitar : Entretien avec Fatima Zahra Ammor; directrice du Festival Timitar d'Agadir, "cette édition honorera les artistes berbères issus de l'immigration"" / Le Festival Timitar d'Agadir entamera bientôt sa quatrième édition. Présentez-nous un aperçu rétrospectif sur la genèse de cette manifestation ?
La 1ère édition a eu lieu il y a 4 ans. Nous sommes partis avec un concept novateur "les artistes amazighs accueillent les artistes du monde". Ce concept avait l'avantage d'être unique. Nous avons donné un vrai caractère à ce festival et nous nous y sommes tenus par la suite. En quatre éditions, le Festival Timitar est parvenu à fidéliser un public de plus en plus nombreux. Animés par une curiosité et un enthousiasme grandissant, les spectateurs peuvent y découvrir, ou redécouvrir, les trésors musicaux d'ici et d'ailleurs. Timitar aujourd'hui est un vrai nom, connu et reconnu. Nous recevons chaque année plus de 400 artistes et plus de 500.000 spectateurs, avec un pic en 2006 à 800.000 spectateurs. C'est donc un festival très riche en musique, mais très lourd en termes d'organisation et de logistique.
Si l'idée d'un festival d'Agadir est née dans la foulée de la nouvelle approche culturelle de doter chaque ville de sa manifestation eu égard à ses spécificités culturelles, comment a été choisie l'identité à donner à Timitar ?
Le Festival Timitar a d'abord pour objectif de promouvoir la destination Agadir et la région Souss-Massa-Draa. Et de faire oublier cette image selon laquelle "Agadir n'a pas d'âme". Il fallait donc trouver un concept qui prenne en considération l'identité et la richesse de la région distinguée par une présence massive d'artistes amazighs. Il fallait également démontrer l'ouverture de la ville d'Agadir sur le monde extérieur, d'où l'idée d'accueillir les musiques du monde.
Comment expliquez-vous les succès réalisés dès la première édition de la manifestation ?
Il y a plusieurs éléments qui contribuent à la réussite du Festival. Tout d'abord, il y avait un grand vide culturel dans la région, donc on a en face un public demandeur et non pas un public blasé. Ensuite, la part belle accordée aux artistes de la région est extrêmement appréciée, du fait que les spectateurs se retrouvent émotionnellement dans cette musique. Enfin, la programmation internationale est d'une très grande qualité. Nous veillons à programmer des artistes qui ont des particularités musicales ou historiques. Nous ne versons jamais dans la variété, même si cela peut être tentant. L'une des originalités du Festival Timitar vient du fait que les spectateurs sont invités à passer d'une scène à l'autre, d'un spectacle à l'autre, dans une sorte de nomadisme, de sensibilité musicale et de rythme. Ils peuvent ainsi se réjouir, en passant des sonorités, des tempos et des mélodies intemporelles de la tradition, aux musiques vivantes les plus actuelles.
La quatrième édition arrive certainement avec un nouveau thème, un genre musical à l'honneur
Effectivement, même si le concept est le même d'année en année, nous avons à chaque fois un thème particulier. Cette nouvelle édition mettra en valeur des artistes issus de l'immigration amazighe et de manière générale maghrébine dont les influences se sont nourries des répertoires occidentaux, y associant la richesse de leurs racines. Je pense notamment à Idbassaïd venu de France, Aza des Etats-Unis et Khalid Izri de Belgique.
Cette édition s'attachera également à mettre l'accent sur le retour à la scène internationale de certains groupes restés quelques années en retrait, comme Manu Dibango, qui fête ses 50 ans de carrière, ou le groupe Kassav qui sort un nouvel album. Les différents styles des musiques actuelles, notamment le hip-hop, le djing et les musiques électroniques seront également à l'honneur. Chaque soirée sera ouverte par un groupe traditionnel amazigh, Ahwash Aoulouz, Houara, Ahwash Msguina, Ahwash Ouintjgal, témoins des richesses artistiques de la région. Nous redécouvrirons également de grands noms de la musique marocaine tels que Nass El Ghiwane et Izenzaren, ou Belkhayat. Nous recevons de grands artistes internationaux tels que Manu Dibango, Gilberto Gil, ou Africando, référence incontournable de la "salsa africaine". Le hip-hop, très en vogue en ce moment, sera également à l'honneur avec Tumi and the Volume, formation d'Afrique du Sud, mais aussi avec Big, la star marocaine du genre et Style Souss, un groupe de la région du Souss-Massa-Drâa.
A lire le programme musical, la musique berbère se taille la part du lion. Quelles sont les motivations et les critères qui interviennent cette année dans le choix de ces artistes amazighs?
Maroc: Entretien avec Fatima Zahra Ammor; directrice du Festival Timitar d'Agadir, "cette édition honorera les artistes berbères issus de l'immigration"
Chaque année, 50% de la programmation est consacrée à la musique berbère, mais également aux musiques arabe, marocaine et maghrébine. Ceci répond tout simplement au concept du Festival auquel nous voulons rester fidèles au fil des éditions. Pour le choix lui-même des artistes, nous essayons chaque année d'avoir des artistes de grande renommée. Cette année par exemple, nous avons choisi Fatima Titrit et Fatima Tabaamrante. Mais également de jeunes artistes qui compteront parmi les découvertes musicales de la manifestation. L'objectif est d'offrir au public le plus large éventail possible d'artistes à travers les éditions qui se succèdent.
Qu'est-ce qui fait la différence entre les quatre éditions de la manifestation, sachant que la similitude des programmations risque de lasser les spectateurs ?
Nous veillons chaque année à respecter le concept, mais nous nous assurons que dans les musiques du monde, nous répertorions l'ensemble des payset des genres susceptibles d'intéresser notre public. Par exemple, l'édition 2006 a mis les artistes d'Afrique de l'Ouest à l'honneur. Cette année nous sommes partis sur le "revival" quel que soit le pays d'origine, et les artistes issus de l'immigration. Nous avons également une soirée consacrée "aux voix de femmes", avec Natasha Atlas et Said Charaf.
Cette année, deux sites seulement sont prévus pour abriter le festival au lieu de trois en 2006; 34 concerts alors qu'ils étaient 40 l'an dernier; les langues se délient quant à cette décision qui réconforte vos détracteurs. Comment expliquez-vous cela ?
La richesse d'un festival ne se mesure ni au nombre de jours, ni au nombre de concerts. Nous avons décidé cette année de nous concentrer sur 2 scènes et 4 jours, afin de mieux canaliser notre énergie et de "mieux aménager" les 2 scènes. Le nombre de groupes par jour reste inchangé. De plus, il faut noter qu'en supprimant le théâtre de Verdure par exemple, qui a une faible capacité, et en reprogrammant les concerts sur Al Amal, nous offrons à un plus grand public l'opportunité de voir les spectacles. Et c'est un très grand avantage.
Pour un artiste qui veut participer à Timitar, qu'est-ce que vous exigez de lui et quelles sont les démarches qu'il doit suivre?
L'artiste doit contacter le directeur artistique du festival plusieurs mois avant l'évènement pour manifester son intérêt. Si le directeur artistique est intéressé et que l'artiste rentre dans l'esprit de la programmation, nous reprenons contact avec lui le moment venu. Le festival est ouvert comme je vous l'ai dit, autant aux artistes de grande renommée qu'à ceux qui veulent se faire connaître. De nombreux artistes marocains célèbres aujourd'hui, notamment dans le hip-hop, ont été découverts par Timitar .


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