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Affaire Latifa: sa défense demande 500.000 dirhams d'indemnités
Publié dans Al3omk le 12 - 07 - 2018

PROCÈS – Le verdict est attendu ce jeudi en fin d'après-midi. Après trois audiences entamées le 3 de ce mois, le procès de l'employeuse accusée d'avoir torturé sa domestique Latefa s'est achevé hier au tribunal de première instance de Aïn Sebaa à Casablanca. Le dossier est en ce moment soumis à la délibération. "Nous avons grande confiance en la justice", confie au HuffPost Maroc l'avocate de la victime, Rabia Amellal. Représentant la partie civile, cette dernière a aussi déposé une requête auprès de la Cour réclamant une indemnisation de 500.000 dirhams au profit de la jeune femme qu'elle représente. "C'est une estimation que nous avons faite. Latefa a subi de graves lésions physiques et psychologiques dont elle porte encore les séquelles", argumente l'avocate, décrivant l'état préoccupant de la jeune femme qui a traversé "une expérience sombre de sa vie".
En janvier dernier, l'employée de maison âgée de 22 ans et originaire de Zagora est tristement sortie de l'anonymat. Aux traces de brûlures et de coups gravés sur tout son corps, se sont ajoutés une anémie et un traumatisme mental. Latefa, employée depuis un an chez sa tortionnaire venait de vivre l'enfer avant d'être prise en charge par l'association Insaf et le médecin qui a veillé sur son cas et alerté les autorités.
L'accusée arrêtée pour ces faits a été ensuite poursuivie par le parquet de Casablanca conformément à l'article 401 du code pénal. Celui-ci stipule que "lorsque les blessures ou les coups ou autres violences ou voies de fait ont entraîné une incapacité supérieure à vingt jours, la peine est l'emprisonnement d'un à trois ans et l'amende de 200 à 1.000 dirhams". Cet article précise aussi qu'en cas de préméditation ou emploi d'une arme, la peine de prison peut aller de deux à cinq ans et l'amende de 250 à 2.000 dirhams.
Pour l'avocate, les circonstances aggravantes du délit sont bien évidentes dans cette affaire, car l'utilisation d'une arme est avérée. "Le législateur n'a pas défini l'arme laissant ainsi à l'interprétation un large éventail. Latefa a précisé au cours de son témoignage que l'accusée la frappait à l'aide d'un gros bâton d'une épaisseur de 3 ou 4 cm", explique Me Amellal. Et de préciser que la victime avait subi également des brûlures par "une fourchette chauffée au feu". "Latefa a tellement souffert de ces sévices qu'elle n'arrivait plus à marcher. Les brûlures sur son corps s'étaient même infectées", s'indigne-t-elle.
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L'accusée, dans ce procès, a choisi pour sa part de nier en bloc les révélations de la victime. "Sa défense a accusé l'association, la victime et le médecin qui l'a soignée d'avoir monté un scénario. Mais toutes les pièces du dossier allaient à l'opposé de cette thèse du complot", affirme l'avocate de Latefa.
L'accusée a par ailleurs prétendu que Latefa portait déjà les brûlures à son arrivée chez elle. Elles seraient, selon elle, le résultat d'un traitement traditionnel à Zagora. L'accusée a aussi tenté de faire croire que son employée s'auto-mutilait. "C'est légitime qu'elle se défende, mais les preuves sont contre elle (…) En plus, si Latefa s'auto-mutilait comme elle le prétend, pourquoi n'est-elle pas intervenue, pourquoi ne pas lui avoir porté assistance ou au moins dénoncé?", s'interroge Me Amellal. Et de souligner que l'expertise médicale sur la victime a montré que son récit au cours de l'instruction du dossier était bien fondé. Comble de l'horreur révélé par Latefa: elle dit s'être parfois infligée elle-même les brûlures sous la menace de sa tortionnaire. "Au tribunal, Latefa a été interrogée sur ce fait et elle a expliqué qu'elle craignait plus les brûlures de son employeuse que celles qu'elle pourrait s'infliger", raconte son avocate. Plus que quelques heures avant le dénouement de cette histoire qui aura tant ému l'opinion publique


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