Le contrat d'intégration professionnelle (CIP), une des mesures annoncées pour faciliter l'accès au marché du travail, devrait permettre, à partir de la mi-octobre, de redonner espoir aux diplômés difficilement insérables et relancer la dynamique de l'emploi des jeunes dans le secteur privé. Ce dispositif, fruit de concertation entre les pouvoirs publics et le patronat (CGEM), vient en réponse à des situations difficiles pour les candidats à l'emploi. Les mesures publiques d'accompagnement à l'insertion de la population des chercheurs d'emploi n'ont pas suffi à leur intégration dans l'entreprise. D'où la mise en place de ce contrat que l'Anapec (agence nationale de la promotion de l'emploi et des compétences) veillera, désormais, à mettre en œuvre en sus de l'assouplissement des procédures des dispositifs existants dont le programme “Idmaj “, a relevé M.Hafid Kamal, Directeur général de l'agence. ‘'Idmaj'' permet aux jeunes diplômés de développer leurs compétences à travers une première expérience professionnelle et permettre aux entreprises d'enrichir leurs ressources humaines à travers la prise en charge par l'Etat de 12 mois de couverture sociale (CNSS) en cas de recrutement du stagiaire à l'issue du stage de 24 mois. Le CIP cible, de son côté, la population des “ difficilement insérables “ que forment les titulaires d'un diplôme universitaire de formation générale (licence et plus) des différentes filières, à condition d'être inscrits auprès de cet organisme depuis plus d'une année. Ce dispositif concerne toute entreprise de droit privé affiliée à la CNSS et définit le cheminement et le processus de recrutement débutant par la sélection du candidat par l'entreprise et passant par la formation/intégration pendant une période allant de 6 à 9 mois dans le cadre du dispositif des contrats d'insertion. Cette opération se décline notamment en un module de formation sur les aspects comportementaux, si le besoin se fait sentir, en une éventuelle formation technique assurée par un opérateur externe choisi par l'entreprise et une pratique au sein de l'entreprise encadrée par un tuteur désigné à cet effet, explique l'Anapec. L'entreprise s'engage, dés le premier mois, au versement mensuel de l'indemnité de stage alors que l'Etat devra verser une contribution financière de 25.000 dirhams à l'entreprise à titre d'indemnité de formation/intégration mais seulement en cas de signature d'un contrat à durée indéterminée (CDI) à l'issue de la période de stage (6 à 9 mois). L'opération de formation vise la mise à niveau des bénéficiaires et offre l'occasion aux entreprises de répondre à leur besoin via une formation/adaptation des profils aux postes à pourvoir durant la période de stage, avait indiqué, lors de la présentation dernièrement à Casablanca des mesures de promotion de l'emploi, M.Jamal Rhmani, ministre de l'emploi et de la formation professionnelle. Le contrat d'intégration professionnelle est à même de faciliter l'accès à un premier travail aux demandeurs qui se heurtent aux difficultés d'insertion, a estimé le ministre. Cette offre s'inscrit dans le cadre d'un dispositif de 19 mesures proactives de promotion de l'emploi. Cet ensemble de mesures destinées à améliorer les conditions d'intégration, d'emploi des salariés et l'employabilité par la formation, devront se traduire par le recrutement de près de 297.000 demandeurs d'emplois entre 2011 et 2016. Selon les statistiques, le taux de chômage est passé de 13,6 pc en 2000 à 9,1 pc en 2010, soit une baisse tendancielle de plus de quatre points en une décennie. Il continue à se situer au-dessous de 10 pc en 2011 en dépit d'une conjoncture difficile avec respectivement 9,1 pc et 8,7 pc aux premier et deuxième trimestres.