À fin décembre 2025, les recettes brutes de l'Etat ont progressé de 10,9%, tirées principalement par la hausse des recettes fiscales. Les recettes douanières nettes ont augmenté de 9,1%, portées par la progression des droits de douane, de la TVA à l'importation et de la TIC sur les produits énergétiques malgré des remboursements et restitutions fiscales en léger recul. Les recettes issues de la fiscalité domestique ont enregistré une forte croissance de 17%, notamment grâce à l'augmentation de l'impôt sur les sociétés (+28,6%) et de l'impôt sur le revenu (+9,4%). Cette dernière intègre un apport exceptionnel de 3,8 MMDH lié à l'opération de régularisation volontaire prévue par la Loi de Finances 2024. La TVA intérieure a progressé de 11,5%, tandis que les droits d'enregistrement et de timbre ont augmenté de 10,1%. En revanche, les recettes non fiscales ont reculé de 7,6%. .... Et un déficit stable Du côté des dépenses, le taux d'engagement global s'est établi à 83% et le taux d'émission à 93%. Les dépenses ordinaires ont augmenté de 11,6%, sous l'effet de la hausse des dépenses de biens et services (+15,6%), des charges d'intérêts de la dette (+13%) et des remboursements et restitutions fiscaux (+12,3%), malgré un recul significatif des dépenses de compensation (-32,2%). Les dépenses d'investissement émises ont progressé de 8,2%, atteignant 129,4 MMDH, portées par l'augmentation des dépenses des charges communes (+18,8%) et, dans une moindre mesure, celles des ministères (+1,3%). Ainsi, le déficit du Trésor s'est établi à 61,6 MMDH, à fin décembre 2025 avec un solde ordinaire positif de 37,9 MMDH.