Le 4e round aura lieu à Bruxelles Les discussions s'annoncent, semble-t-il, difficiles entre les négociateurs marocains et européens. La finalisation des différentes dispositions du nouvel accord de pêche tant attendue lors du 3e round tenu les 15 et 16 courant à Rabat a été repoussée à la fin de ce mois à Bruxelles. Tout laisse croire que le Maroc veut bien ficeler les tenants et aboutissants de l'accord et éviter de voir se reproduire le scénario de 2011. La contrepartie financière et le quota de pêche pèsent de tous leur poids sur l'avancement des négociations. Le Maroc et l'Union Européenne se sont donné rendez-vous vers la fin du mois de janvier courant à Bruxelles pour démarrer un nouveau round de tractations. Peu d'informations ont circulé depuis la fin du troisième round. Des sources indiquent cependant qu'aucune avancée n'a été enregistrée cette semaine à Rabat. Et qu'il est encore tôt de parler d'un protocole d'accord pour le moment. Les demandes des Européens par rapport à l'élargissement des capacités de pêche pour leurs navires et à l'augmentation du nombre des autorisations n'a pas reçu une suite favorable de la part de la partie marocaine. Pour rappel, 119 bateaux opéraient dans les eaux marocaines conformément au dernier accord, contre une enveloppe budgétaire de 36 millions d'euros. Il est à rappeler également que le protocole définit les règles et procédures régissant les relations économiques, financières, techniques et scientifiques entre les deux parties et les avantages concédés à la flotte européenne. Il indique aussi l'ensemble des dispositions d'accès des navires aux eaux marocaines et leur contrôle. Les partenariats entre les opérateurs et professionnels des deux rives sont également au menu. Il faut signaler, enfin, qu'il y'a aujourd'hui un consensus entre les représentants des deux parties pour que le nouvel accord garantisse obligatoirement une meilleure préservation de la ressource halieutique marocaine de manière à éviter une surexploitation de cette ressource et d'assurer une exploitation responsable et durable des richesses de la mer. En attendant le 4e round, l'offre et la demande de chacune des parties devraient prendre en compte l'intérêt du secteur de la pêche et de sa ressource. Certes, une bonne contrepartie financière reste fortement convoitée par le Maroc, notamment dans cette conjoncture de grand déficit de la balance commerciale. Mais cela ne doit en aucun cas se faire au prix d'une surexploitation de la ressource halieutique.