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Vient de paraître : «Paris sous le feu de Daèch» de Ahmed Beroho
Publié dans Albayane le 25 - 01 - 2016

Ce livre tombe à pic. Il est le fruit d'une urgence impérieuse et d'une prédisposition à fleur de peau. Et il y a de quoi. Puisqu'il est impliqué à fond dans les préoccupations politiques qui secouent notre monde. Son auteur étant un homme de plume doublé d'un ancien diplomate, versé dans l'actualité chaude et la littérature qui y est adjointe, il ne pouvait que le faire. Et la préoccupation qui domine par-dessus tout porte le nom de terrorisme conjuguée par un grand malheur à vision erronée et détournée d'une religion. En l'occurrence l'islam.
Le livre commence par là : dire que ce terrorisme a une origine lointaine liée au fanatisme pur et dur. Il l'éclaire dans six pages et un quart de page consacrées à un fait historico-spéculatif lié à un dialogue entre un empereur byzantin et un dignitaire persan vers le quatorzième siècle. Question de dire que les massacres perpétrés sous le coup d'une "croyance" intransigeante est l'apanage d'une "foi" déviée, toutes les fois, du moment qu'elles sont aveuglées par les visés de certains esprits mal aiguillonnés claironnant détenir seuls la grande « Vérité », sans scrupules.
Une fois cela annoncé clairement et élucidé, le livre devient un récit romanesque qui emprunte à l'art de la dramaturgie beaucoup de ses éléments. Sorte de plongée dans les événements tragiques et cruels du 13 novembre parisien. Cela ne peut passer inaperçu de notre côté, ici au sud de ce Paris meurtri, à des kilomètres de ce cher Paris ensanglanté dont les tâches de ce sang innocent nous ont touchés. Ahmed Beroho le crie fort le long des chapitres de son opus brûlant. Ça s'étale en trois lieux meurtris, Casablanca (Maroc), Molenbeck(Belgique) et Paris (France) comme pour montrer que ce même terrorisme a une étendue géographique qui lui est propre, nourri qu'il est à la même source haineuse qui n'épargne ni l'homme ni son espace vital.
A partir de cela, on assiste à un déroulement des événements où les faits réels se mêlent à une fiction qu'on qualifierait de réaliste du moment qu'elle emboite étroitement le pas à ce qui s'est passé à Paris lors des attentats et les jours qui l'on suivi. Le livre romance cela en suivant le canevas des romans d'espionnage. Mais avec bien des différences, et de taille, l'auteur voulant plus témoigner, rendre un avis, montrer les connections occultés, celles de l'ombre qui viellent à la sécurité des nations et qu'on appelle les Services Secrets. Avec à leur tête les services marocains auxquels il est rendu un bel hommage.
La lecture se fait aisément, fluide et on se sent tout autant captés par la narration des faits que par les renseignements et les points de vue distillés à l'intérieur de la trame édifiée et tout autour. Sans que l'horreur de ce qui est narré ne quitte pas les yeux qui lisent. Et comme pour appuyer celle-ci, des photos des lieux dévastés sont intercalés d'un chapitre à l'autre. La ville de Casablanca meurtrie en 2003 et la ville de Paris déchirée en ce novembre 2015.
Le livre est construit autour des faits relatés selon une mécanique de récit rehaussée par l'imagination fertile qui donne aux visages et aux profils des traits fictionnels. Surtout à cette multitude d'agents secrets qui anime les événements à travers des trouvailles descriptives qui égaient sans alourdir le texte, mais plutôt offrent une plage aéré et lucide du fond du massacre. Car l'écriture avec ses ressources propres se pose comme miroir de nos malheurs afin de ne pas oublier, mission d'entretenir la vigilance. D'abord, à Casablanca qui a été "sous le feu d'Al-Qaeda" en 2003. C'est la première partie du livre, introduite pour souligner qu'il s'agit de la même ligne macabre qui a endeuillé Paris, ce qui fait le lainage de la deuxième partie du livre, la plus importante et la plus consistante.
Ce livre qui plait et qui ouvre les yeux « a été écrit à Tanger en trois cent quatre-vingts heures, de la nuit du vendredi 13 novembre à la nuit du dimanche 6 décembre » souligne l'écrivain à la dernière page. C'est dire que son affect a été bien secoué et n'a pu résister à prendre la plume pour le canaliser de la meilleure des façons : l'écriture. Ce bel outil de l'éveil perpétuel.


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