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Des avancées législatives sans relais social
Publié dans Albayane le 01 - 03 - 2016

Au sein d'une société moderne, le citoyen est à la fois électeur, éligible, contribuable, justiciable, usager de l'Administration, et bien d'autres statuts et fonctions qui lui incombent ou qu'il exerce selon les circonstances et les situations. Toutefois, tout citoyen est impérativement un consommateur. Il l'est d'autant plus dans une société libérale qui a opté pour une économie ouverte à l'initiative privée et à la concurrence.
La liberté de choisir devient ainsi un droit. Il en est de même de la protection de ce droit. Quand les producteurs et les distributeurs, notamment en situation de crise, sont acculés à protéger leur business par tous les moyens possibles sans égard au respect de la législation et de l'éthique, l'Etat est appelé à intervenir pour protéger ses citoyens/consommateurs de tout dérapage. En théorie, un tel schéma parait simple, logique et réalisable. Mais dans la réalité, les choses s'avèrent plus compliquées. Les opérateurs économiques, surtout les plus puissants, contrôlent les rouages de la politique et de l'administration et parviennent souvent à empêcher toute intervention en leur défaveur. Dans certains régimes ultralibéraux, les lobbies de la finance de l'industrie sont tellement puissants qu'ils parviennent à faire et à défaire les gouvernements, voire même les régimes. Face à ce déséquilibre, les citoyens, sous l'impulsion de certains intellectuels de gauche, des syndicats ouvriers et de certains partis progressistes ont décidé de créer des mouvements alternatifs pour parer aux manquements des pouvoirs politiques. En Europe, aux Etats-Unis voire au Japon, les mouvements de protection de consommateurs ont dû mener des batailles asymétriques, parfois violentes, contre les puissants maitres du marché pour s'imposer et imposer leurs droits. En quelques décennies, certaines associations de protection des consommateurs ont réussi à internationaliser leur lutte et ont gagné en puissance contre les monopoles et la dictature du marché.
Au Maroc, la situation a évolué différemment. Les partis de gauches et les intellectuels qui se sont engagés dans ce combat n'ont pas eu besoin de ramener le débat dans la rue. Les premières lois sont apparues à la fin de la décennie 2000-2010, mais sans aucune dynamique sociale, ni relais effectif au sein de la société civile. Les dizaines d'associations répertoriées n'ont ni les moyens ni la crédibilité nécessaire pour agir sur le terrain. Elles interviennent souvent comme partenaires fictifs des instances officielles.
Grace aux réseaux sociaux, les choses ont commencé à bouger. La donne change avec l'émergence d'un consommateur réactif et interactif qui n'hésite pas à défendre son droit au choix et à la protection. L'opération «#OPEUnlike» initiée par des jeunes activistes de facebook n'est qu'un premier pas dans la longue marche pour l'émancipation du citoyen/consommateur.


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