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COVID-19: des jours difficiles nous attendent
Publié dans Albayane le 17 - 08 - 2020

Le Dr Moussayer Khadija est spécialiste en médecine Interne et en Gériatrie. Présidente de l'Alliance Maladies Rares (Maroc), présidente de l'association marocaine de maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) et vice-présidente du Groupe de l'Auto-Immunité Marocain (GRAIM), elle se livre, sans détour, aux questions d'Al Bayane.
Al Bayane: Comment expliquez-vous ce rebond de l'épidémie après la longue période de confinement?
Dr Moussayer Khadija : Le confinement a été une réussite et il faut le dire. Les autorités sanitaires ont su parfaitement prendre les décisions qui s'imposaient et la population a plutôt bien appliqué les consignes avec discipline et abnégation. Le déconfinement par contre a été confondu trop facilement avec une victoire définitive sur le virus et nous a amené à trop de relâchement dans les comportements, même si les autorités ont tout fait pour appeler à la vigilance.
Je m'en suis d'ailleurs inquiétée dans une tribune publiée le 7 juillet et intitulée «Pas d'armistice à attendre avec la Covid-19!». J'y indiquais que «Nous avons gagné la première bataille mais pas encore la guerre», précisant : «On aura de toute façon à faire face à des risques de retour de la pandémie; le tout est de savoir si cette dernière se réduira à des «vaguelettes» ou malheureusement à une forte vague, si on continue à perdre le sens des réalités».
Pourquoi cette recrudescence des cas à Tanger?
Tanger a été une des premières grandes villes où le nombre de cas de contamination a explosé courant juillet du fait de l'existence importante de ses zones industrielles et de ses quartiers populaires à forte densité de population, qui par nature sont des foyers majeurs d'infections. Ce phénomène a été amplifié du fait qu'une partie des ouvriers des usines viennent des campagnes environnantes et habitent assez fréquemment ensemble en colocation. Les autres villes ont suivi le même modèle de propagation et la grande métropole casablancaise est devenue inévitablement l'épicentre de l'épidémie maintenant.
Quelle est le rôle de la médecine privée?
Face à l'afflux de malades dans les structures hospitalières qui risque de les submerger, une mobilisation générale de la médecine en cabinet s'effectue actuellement.
Les médecins du privé contribuent déjà à «casser les chaînes de contamination» en identifiant des cas symptomatiques. Ils devraient d'ailleurs avoir le droit de prescrire des tests dans le cadre de cette «course contre la montre. Ils assurent maintenant le traitement et le suivi des cas positifs à domicile. Ils assument enfin souvent un suivi des patients après une infection. Ils commencent d'ailleurs à rencontrer d'anciens malades, atteints de façons plus ou moins significatives, qui manifestent une persistance ou une récidive de symptômes de cette infection, bien au-delà des 2 à 3 semaines de convalescence estimée. Un phénomène qu'il faudra surveiller de près.
Les recherches pour un éventuel vaccin, sont-elles crédibles?
Beaucoup rêvent qu'on dispose d'un vaccin en 2021 ! La mise au point d'un vaccin demande toutefois habituellement de longues années avec des phases de recherche pour comprendre le virus, d'essais cliniques et d'industrialisation. On essaie de tout faire en même temps actuellement pour en réduire le délai.
Trop de précipitations pourraient amener à ce qu'un et/ou des vaccins ne confèrent pas vraiment une immunité protectrice. Un très grand nombre de personnes seraient alors peut-être vaccinées pour rien, avec, de surcroît, le risque d'effets secondaires non négligeables. Une situation catastrophique, donc qui augmenterait la méfiance des populations à accepter ensuite un autre produit vraiment au point.
Rappelons quand même qu'on n'a toujours pas de vaccin contre Ebola, l'hépatite C, ou le sida, malgré des moyens énormes mis en œuvre. Il faut donc laisser du temps au temps pour bien faire les choses, tout en espérant fortement. Un miracle n'est jamais impossible quand on le veut!
Des prévisions pour l'avenir?
Nous allons vivre des moments difficiles avec des «scénarios» proches de ceux de la plupart des pays européens. Un impératif pour contenir le virus : sa détection plus précoce en 24/48 heures maximum alors que ce délai entre l'identification d'une personne présumée touchée, le prélèvement puis le résultat du test, serait actuellement supérieur ou égal à 7 jours!
Sinon, nous avons quand même un moyen vraiment efficace, le seul, pour combattre ce virus et il ne dépend que de chacun de nous : le respect des gestes barrières. C'est un peu frustrant comme recommandations pour des relations sociales agréables mais… ça marche!
Propos recueillis par Karim Ben Amar


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