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La trique au lieu de la réforme
Publié dans Albayane le 27 - 10 - 2021

Comme une confirmation des paradoxes marocains, autant la position du Royaume du Maroc dans l'environnement international et dans son contexte régional s'affirme et se confirme, autant le smog s'épaissit sur le champ politique intérieur.
Cette dualité due à une gestion spécifique des affaires étrangères du royaume n'est pas nouvelle, sauf que le contraste entre les deux situations s'accentue et tache sur la conduite des affaires intérieures.
La présentation du projet concernant le nouveau modèle de développement et les discours de la campagne électorale ont laissé croire – à qui le veut – que le Maroc post-covid serait autre que celui décrié dans le rapport de la Commission spéciale par ses insuffisances et ses freins au développement. Du nouveau était pressenti, dans la forme et sur le fond.
Que nenni ! Quelques jours après sa mise en place, le nouveau gouvernement semble plus enclin à l'utilisation de la trique qu'à l'instauration d'un climat de confiance et de sérénité au sein de la population.
Ainsi, l'obligation du pass vaccinal fût ; alors que la vaccination suivait son cours, avec un taux plus que respectable laissant prévoir une immunité collective proche, une annonce médiatique imposait le pass vaccinal à tous et partout dans un délai de 48 heures.
Des oppositions légitimes à ce zèle malencontreux se déclarent et se trouvent confrontés à des comportements autoritaires excessifs.
La décision tardive de délivrer un pass vaccinal provisoire est elle-même une preuve du cafouillage gouvernemental.
Le pouvoir régalien de l'Etat est donné à la gestion déléguée censée sécurisée les bâtiments pour le contrôle nouvellement imposé.
Aucun débat, aucune approche pédagogique, rien que la trique et des files d'attente devant les vaccinodromes aux dépens de toutes les mesures préventives préconisées. Pire ; malgré la présentation de toutes les preuves requises par la loi pour assurer la prévention contre la covid19, des membres de la Chambre des Représentants sont eux-mêmes soumis à l'interdiction d'être présents sous la coupole pour entendre la présentation institutionnelle du projet de la loi de finances.
Le pouvoir législatif doit sortir de sa léthargie et réagir pour mettre au diapason les dispositions particulières régissant l'état d'urgence sanitaire avec les contraintes imposées par la pandémie, et ce dans le respect des fondements de notre constitution. Le respect des libertés individuelles n'est pas antinomique avec la protection vaccinale et son extension. On ne peut ramener la vie normale et la personne humaine à un code QR généralisé ! C'est là aussi un aspect fondamental de la consolidation du processus démocratique, combien nécessaire en ces temps.
Tout cela à vous faire oublier les dispositions du projet de la loi des finances 2022 par lesquelles les promesses d'une amélioration du quotidien de la population dans sa très grande majorité, et particulièrement celle démunie et défavorisée, se trouvent enterrées.
Le prix de la reprise économique, dans la continuité néolibérale exacerbée par un endettement accentué, un déficit budgétaire qui s'alourdit, une décompensation annoncée et autres mesures qui attentent au pouvoir d'achat, sera supporté par la pression fiscale sur l'essentiel de la population qui subit déjà les affres de la hausse des prix.
Dans l'attente de la généralisation de la protection sociale et de la mise en œuvre d'un système de santé efficient, de celle de la réforme du système éducatif et de la formation, l'adage populaire est ainsi appliqué : « par son huile, tu le friras ! ». L'équité fiscale promise restera prisonnière des murs du palais des congrès où elle a été présentée. La lutte contre l'aggravation des inégalités sociales et l'effacement des disparités territoriales ne sont pas au menu du projet de loi des finances 2022.
Et c'est en se référant à l'après-covid que la dream team gouvernementale fera de son mieux pour que vos rêves deviennent des cauchemars, par la trique au lieu de la réforme ; unavant-goût amer de ce que pourrait être la suite.


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