DEPF : De fortes incertitudes persistent sur la relance sectorielle    فيروس كورونا : 2117 إصابة جديدة وثلاث وفيات في 24 ساعة الأخيرة    Maroc : 573 personnes interpellées pour des fraudes lors du baccalauréat    Des milliers de personnes contre l'Otan à Madrid, ville hôte de son prochain sommet    Le pôle DGSN/DGST poursuit le démantèlement des réseaux criminels de l'émigration, arrête 57 subsahariens et reçoit l'hommage officiel de Pedro Sanchez    Abdelhamid Sabiri affiche ses ambitions    Promulgation de la charte révisée: vers une levée de l'embargo contre le Mali    Un militant politique et des droits humains attaché à ses valeurs et idéaux    Exploration spatiale : A cause d'un problème de logiciel, la Nasa reporte le lancement de la mission Psyche    Akharbach: «Les doubles standards contribuent à antagoniser les opinions publiques»    Salé : Le CN du Scoutisme Hassania Marocain tient sa session extraordinaire    L'Opinion : Selon nos voisins de l'Est, tout Marocain est un espion !    Une tentative de passage en force qui a coûté la vie à 23 Subsahariens    La situation épidémiologique au 26 juin 2022    Rabat : Etat d'alerte dans les centres sociaux    Diaspo #245 : Mahmoud Chouki, un Marocain amoureux de la musique et de la Nouvelle-Orléans    Hôtellerie. Les filiales marocaines du groupe Fram bientôt en liquidation    Le Roi Mohammed VI félicite le président de Madagascar à l'occasion de la fête nationale de son pays    Le Roi Mohammed VI félicite l'Émir qatari Cheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani    Cinquante-neuf migrants d'origine africaine interpellés entre Tétouan et Fnideq    Juventus Academy Maroc et Ariston Maroc lance «Action Foot»    Botola Pro D1 : La 29e journée se joue dans sa totalité mercredi prochain    Sidi Kacem / Zegota : Les valeurs de la bonne éducation au centre d'un colloque    Bourita: «la coopération entre le Maroc et les Nations Unies est forte»    Une délégation de députés marocains à Johannesburg pour prendre part aux travaux du Parlement panafricain    OMS: la variole du singe n'est pas actuellement une urgence sanitaire mondiale    Botola Pro : Le WAC à un point du titre national    Quand Rabat vibre aux rythmes de Gnaoua et Musiques du monde    La grogne des festivals de cinéma!    L'IRCAM célèbre le 18è anniversaire de l'homologation ISO    Début du sommet du G7 en Bavière – « plan Marshall » pour l'Ukraine    Températures prévues pour le lundi 27 juin 2022    Ryanair annule des vols en Belgique, en France et en Espagne suite à une grève d'hôtesses et stewards    Cartier Saada : un déficit de 25,5 MDH    Futsal: La sélection marocaine progresse au 10ème rang mondial    Annulations de vols aux USA: Echange d'accusations entre les compagnies aériennes et les autorités    Le Maroc et le FMI négocient une nouvelle ligne de liquidité    Transition énergétique : Le Maroc, fournisseur majeur d'hydrogène vert d'ici 3 ans    Summer 2022 : Les Marocains de plus en plus séduits par les destinations sans visa    Magazine : Soyons fous, aimons l'art    Festival / Electro : Dakhla into the wild    Photographie : L'abstraction vue par Abdelkader Badou    Ce n'est pas sur le fronton de la scène du Marrakech du rire qu'on lira « Castigat ridendo mores »    Le ministère du Tourisme dément l'annulation de la gratuité du transport pour ses fonctionnaire    Le temps qu'il fera ce dimanche 26 juin 2022    Le président sénégalais Macky Sall salue la participation d'une forte délégation du Maroc à la célébration du Centenaire de la disparition de Cheikh El Hadj Malick Sy    Le Gnaoua Festival Tour un Succès Populaire Grandissant Porté Par Les Alizés    Manuel Albares : La position de l'Espagne sur le Sahara "très claire" et "souveraine"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Cinéma d'animation : quels rôles pour les pouvoirs publics ?
Publié dans Albayane le 17 - 05 - 2022

Le secteur de l'animation est un secteur récent au Maroc. Et pourtant, les professionnels œuvrent pour en faire un marché dynamique et créatif. La preuve ? Le dernier forum qui a eu lieu lors de la 20ème édition du FICAM a réuni Lorem, Artcoustic et Neverseen, trois studios marocains producteurs des premières séries d'animation pour les deux chaînes nationales 2M et la SNRT. En effet, les rencontres et les échanges entre les différents acteurs du secteur se sont articulés sur la structuration et la promotion de cette filière concurrentielle à l'international et génératrice de revenus.
Quels rôles pour les pouvoirs publics ?
Les pouvoirs publics jouent un rôle majeur dans le développement et la promotion de ce secteur qui ne cesse de se développer au fil des années.
«Dans un premier temps, les pouvoirs publics devraient prendre déjà connaissance de ce que c'est le cinéma d'animation au sens large. En effet, le FICAM existe depuis 20 ans, je pense qu'on aurait dû, depuis au moins une dizaine d'années, s'imprégner du modèle français en grande partie. On aurait dû tirer profit du squelette du schéma public peut-être français, américain ou d'autre pour réfléchir à notre propre modèle. Aujourd'hui, on n'y est pas encore. Mais, au commencement, on a deux chaînes nationales qui ont eu le courage d'aller dans l'animation. Chose que je trouve extraordinaire parce qu'il y a plein de sujets à discuter encore sur les budgets, sur les délais, les moyens de production. Mais, les trois studios qui produisent les dessins animés ont tous joué le jeu.», nous explique Ali Rguigue, directeur général de la société Artcoustic Studios.
Et d'ajouter : «aujourd'hui, nous sommes en train de penser à fédérer, le temps de faire naître une structure. Pour ce faire, on a de la diffusion des deux chaînes nationales. Mais il y a aussi l'implication du ministère de la Culture qui prend au sérieux le cinéma d'animation. »
Selon ses dires, il faudrait aussi impliquer d'autres acteurs publics, entre autres, le CCM qui devrait également contribuer à la naissance de cette industrie. « Je pense que les débats et les discussions sont ouverts. Or, il ne faut pas oublier, maintenant, qu'on n'a pas encore les bons outils notamment pour faire aboutir tout ça. », a-t-il ajouté.
Planifier un écosystème...
Incontestablement, la structuration est la première étape importante à laquelle il faudrait penser. Or, un grand pas a été franchi en créant des initiatives et des petites structures. Et puis, tout est ouvert sur l'avenir.
«On a déjà commencé par les doublages en «darija». On a su qu'il y a un intérêt déjà de doubler les animations étrangères en dialecte marocain. Je pense que c'est un premier exercice à faire pour diffuser encore plus l'information. », a-t-il fait savoir.
D'après lui toujours, il faut aussi penser à une association qui serait le porte-parole de ce sujet, où tout le monde sera impliqué : les organismes publics, les boîtes de production pour pouvoir avoir un interlocuteur qui pourrait revoir le rôle de chacun et définir des missions et se pencher sur les différentes problématiques relatives au secteur : la diffusion, les budgets, la formation.
Pour le directeur général de Artcoustic, la faisabilité de ce secteur ne serait possible que si les pouvoirs publics prennent part à cette discussion concrètement afin qu'ils puissent contribuer avec des actions comme la taxe, des facilités au niveau administratif en termes d'autorisation et beaucoup de choses à voir.
Or, aujourd'hui, affirme-t-il, la discussion sur l'industrie d'animation ne dépasser le FICAM, les chaînes nationales et peut être un ou deux pouvoirs publics. « C'est une chose que nous regrettons parce que c'est une gosse industrie et c'est un secteur porteur de revenus. C'est pour cette raison qu'il faut trouver rapidement une structure pour y mettre tout le monde. », a-t-il rappelé.
Un marché de l'animation en vue...
Pour Ali Rguigue, aujourd'hui, il y a deux choix : la possibilité d'être présent à l'international en tant que prestataires. C'est-à-dire, on va former très rapidement les gens, on va structurer, on va faire de la production et se positionner comme l'Inde en tant que prestataires de service international et aller produire pour les grands studios. Sauf qu'en discutant avec les différents acteurs, on se rend compte de la demande de notre culture, a-t-il précisé. Par exemple, «Ghriba», qui est un conte amazigh, a suscité beaucoup d'intérêt. Ce que veulent d'ailleurs les plateformes internationales qui cherchent du contenu propre, poursuit-il. Aujourd'hui, il y a un besoin de nouvelles cultures, et on a cette portée, a-t-il affirmé. «Autrement dit, on a le prestataire de service et on a la possibilité d'aller exporter notre culture.», a-t-il rappelé.
Et la propriété intellectuelle dans tout cela ?
Selon Ali Rguigue, ce débat a duré longtemps. Pourtant, les droits d'auteur et droits voisins sont quelque chose de très important. C'est de l'or aujourd'hui qu'on n'arrive pas à quantifier, a-t-il souligné. «Le projet de loi qui vient aujourd'hui est positif parce qu' on va faire un pas en avant. Tout le monde a des propositions à faire, mais on n'est pas arrivé à concrétiser quelque chose de politiquement correcte pour ces artistes. Aujourd'hui, si on arrive à passer le cap sur un projet de loi, même s'il n'a pas l'accord de tout le monde, je pense que ce n'est pas grave, parce qu'on a avancé, on a quelque chose qui tienne la route.», conclut-il.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.