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Les dossiers chauds de Driss Jettou
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 01 - 09 - 2004

Facture pétrolière lourde, rogne des fonctionnaires, absence de visibilité économique…le gouvernement de Driss Jettou n'a pas la tâche facile. Attendu sur tous les fronts, il est appelé à déployer des trésors d'imagination et d'énergie pour combler les déficits et satisfaire les attentes. L'argentier du Royaume, Fathallah Oualalou, doit plus que jamais se livrer à un exercice d'équilibriste pour élaborer un budget conséquent. D'autant plus que les recettes des privatisations programmées risquent de ne pas être au rendez-vous.
La rentrée politique au Maroc devrait être très animée compte tenu du nombre de dossiers que le gouvernement est appelé à traiter avec urgence et célérité. Les ministres, les parlementaires et tous les acteurs politiques, syndicaux et économiques devraient se mettre au travail dès le début de ce mois pour se pencher notamment sur les dossiers dont le traitement a été suspendu à cause des vacances estivales.
Au menu de la rentrée, les députés de la nation sont appelés à se pencher sur des textes de loi dont l'approbation, pourtant vitale, a trop tardé. Parmi ces textes de loi figure la nouvelle législation en matière de l'habitat et de l'urbanisme. Ce projet de loi présenté par le ministre délégué chargé de l'Habitat et de l'Urbanisme, Ahmed Taoufiq Hjira, avait suscité une polémique au sein du législatif avant la clôture de l'année législative et avait dû être ajourné jusqu'à la rentrée. Ainsi, les membres de la commission parlementaire chargée de ce secteur devront se mettre au travail avant même l'ouverture de la nouvelle année législative. Rappelons que certains députés s'étaient opposés à ce projet considérant qu'il constitue un recul par rapport aux avancées démocratiques du pays estimant qu'il renforce le pouvoir des gouverneurs en leur confiant l'exclusivité du contrôle dans le domaine de la construction. Une accusation à laquelle le ministre répond que le nouveau texte a en effet pour but de définir un seul responsable en matière d'autorisation de construction et d'habitat afin de réduire les dépassements. En tout cas, ce texte de loi est d'une grande vitalité pour le développement économique et social du pays puisqu'il constitue un outil élémentaire dans la lutte contre l'habitat insalubre.
Le Parlement est aussi appelé à adopter la nouvelle loi sur la libéralisation du secteur audiovisuel. Adopté par la première Chambre, le nouveau texte organisant le domaine des médias audiovisuels devra être examiné par la Chambre des conseillers pour qu'il puisse être validé avant le premier janvier 2005, date de la libéralisation du secteur. Il est à signaler que plusieurs demandes d'autorisation ont été déposées auprès des autorités compétentes. L'adoption de la loi permettra donc l'émergence de nouvelles chaînes de radio et de télévision et consolidera les acquis en matière de liberté de la presse.
Nos parlementaires devront aussi se consacrer à l'examen du projet de loi le plus important de la vie politique marocaine à savoir le projet de loi relatif à l'organisation des partis politiques. Un texte qui constitue le maillon manquant de la mise à niveau de la vie politique et partisane du pays. Rappelons que SM le Roi a appelé dans le discours du Trône du 30 juillet dernier la classe politique à "s'atteler, dans un esprit de concertation, à l'élaboration d'une loi sur les partis politiques de manière à leur permettre de remplir pleinement leur mission constitutionnelle en matière de représentation et d'encadrement des citoyens, et de formation d'élites aptes à participer aux institutions démocratiques et à servir l'intérêt général". SM le Roi avait précisé à cette occasion que "la réussite de toute réforme est tributaire de la mise à niveau des institutions et des acteurs concernés". La classe politique est donc censée suivre le rythme des réformes politiques en procédant à une restructuration qui lui permettrait de s'adapter aux nouvelles donnes politiques au lieu de se cantonner dans des structures renfermées et gérées d'une manière archaïque.
Pour le gouvernement, le dossier le plus chaud qu'il sera appelé à affronter est celui de l'impact de la facture pétrolière sur le budget de l'Etat. En élaborant la nouvelle loi de Finances 2005, le gouvernement devrait prendre en considération cette nouvelle donne et chercher à trouver une source de financement afin d'équilibrer son budget. Or, l'exécutif semble avoir épuisé toutes ses ressources en matière de privatisation et ne pourra donc plus compter sur les recettes des ventes des établissements publics pour équilibrer ses finances. La seule carte sérieuse qui lui reste est celle de Maroc Télécom et qui pourrait éventuellement sauver la situation cette année. mais, que fera-t-il après ?
Outre ce problème financier, le gouvernement est appelé à résoudre une autre équation : celle de la paix sociale. SM le Roi avait appelé dans le discours du Trône à l'élaboration d'une charte pour la paix sociale afin de créer un climat propice à l'investissement.
L'équipe de Driss Jettou est donc tenue d'entamer un dialogue avec les partenaires sociaux afin de parvenir à un accord dans ce sens. Une mission qui s'annonce très difficile pour le gouvernement Jettou qui n'a pas réussi à gagner la confiance des syndicats puisqu'il n'a pas respecté la plupart de ses engagements avec les centrales syndicales.
Dans le domaine économique, le gouvernement a été chargé par SM le Roi de se pencher sur l'élaboration d'une nouvelle approche en matière de politique agricole. Un secteur vital pour l'économie du pays et dont le développement aura pour effet de développer le monde rural qui représente plus de 60 % des habitants du Maroc. L'un des problèmes auquel le gouvernement devra faire face dans le domaine de l'agriculture est celui de la lutte antiacridienne. Rappelons que la menace d'une invasion des criquets pèlerins s'aggrave de plus en plus et l'Etat devrait consacrer plus de moyens pour lutter contre ce fléau.
Ainsi, le gouvernement est appelé à faire preuve de créativité et de mobilisation pour accélérer le rythme des réformes. Car, il serait inconcevable que l'on se retrouve l'année prochaine avec les mêmes textes de loi, qui attendent toujours d'être adoptés alors que l'évolution de la marche du développement du pays en dépend.


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