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Dossier : M'rabet : «Un débat général s'impose»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 24 - 09 - 2004

Mohamed M'rabet, intellectuel et acteur de la société civile, estime que l'élite politique s'est transformée en une sorte d'aristocratie partisane. Entretien.
ALM : Que pensez-vous de la relation de l'élite marocaine avec la politique ?
Mohamed M'rabet : Je considère que la pratique en soi de la politique est élitiste. La relation quotidienne d'autrefois et l'encadrement n'existent plus. Même ce que l'on appelle la base est située à deux niveaux. La base partisane et la base composée des citoyens ordinaires. La distance est grande dans le comportement avec les deux bases. Ceci dit, ils est certain que le rôle de l'élite s'est considérablement rétréci. Avant, l'élite constituait l'avant-garde et ses ténors étaient des militants effectifs. L'encadrement scientifique a cédé la place à un encadrement populiste. Résultat : l'intégrisme s'est nourri de ce grand vide. La vie politique devrait écrémer une nouvelle élite. D'un autre côté, l'élite partisane s'est transformée en une sorte d'aristocratie partisane. Elle doit assumer ses responsabilités en étant capable de s'organiser et de se réorganiser, de mettre sur pied des stratégies claires et tracer les horizons de la vie politique dans le pays et non une aristocratie en total déphasage avec ses bases.
Certains observateurs constatent que ce que l'on appelle élite, use souvent d'un double langage. Jusqu'à quel point peut se vérifier ce constat ?
Il existe certes différents niveaux d'expression souvent contradictoires avec l'action. Et toute contradiction trouve sa justification dans une autre contradiction. L'important est que le problème soit réglé dans un cadre structurel. Une mise à niveau s'impose aux partis politiques, que ce soit du côté des élites ou des militants, afin que la politique soit liée à la citoyenneté et c'est également une responsabilité de l'Etat. La mollesse ne peut engendrer q'une autre mollesse. Donc les contradictions qui existent peuvent être rectifiées grâce à une nouvelle vision culturelle, une vision nationaliste qui embrasse la stabilité du pays. Or ce que l'on constate actuellement, c'est une guerre permanente entre les élites partisanes et les bases. Des guerres à propos des élections, des candidatures…sans la moindre réflexion à l'intérêt général. C'est une forme de la dégradation que subit notre paysage politique.
Est-ce à dire que nous avons besoin d'une grande refonte pour retrouver une vie politique
normale ?
Nous avons besoin de sursauts, mais cela ne signifie pas les dissidences. La dégradation a d'abord atteint le côté idéologique. Les partis politiques devraient rééduquer leurs cadres sur fond de références idéologiques. Remarquez un peu la manière avec laquelle se constituent les alliances entre les partis et même au sein d'un même parti. Cette problématique a besoin d'un débat, un très large débat politique et idéologique pour éradiquer ces graves anomalies. Ce serait une parfaite immunité pour notre pays. Tous les discours doivent être mis sur le divan de la critique. Et tous les intervenants devraient y participer. Au moins l'on serait débarrassés de ces bombes médiatiques.
Où sont nos penseurs ? Il faut savoir que la force du pays est puisée dans la force de la société. Du temps des leaders historiques, même s'il y avait une lutte acharnée entre l'opposition et l'Etat, le pays était tout de même immunisé. Il y a un vide énorme qu'il faudrait combler en accomplissant chacun son rôle et en assumant chacun ses responsabilités. La société est forte lorsque tout un chacun remplit son rôle comme il se doit et je crois que le Maroc devrait entamer un débat général et amorcer une refonte des références idéologiques.


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