IA : le Maroc ambitionne de se positionner en acteur de référence régional    Les tables du Ramadan et la quête du sardine... après un recul relatif de l'inflation annuelle au Maroc par rapport à l'année dernière !    Le dirham s'apprécie face à l'euro et recule face au dollar    L'Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif organise un iftar à l'occasion du mois de Ramadan    Grèce : trois migrants périssent en mer    Un million de personnes d'origine marocaine en Israël... pourquoi le partenariat commercial ne dépasse-t-il pas un demi-milliard de dollars ?    Après les inondations, le Tennis Association Safi face au défi de la reconstruction    Abdessamad Ezzalzouli suscite l'intérêt de grands clubs européens    Brahim Díaz attire les géants de Premier League    Le Roi Mohammed VI lance depuis Salé l'opération Ramadan 1447    Après les précipitations 1.540 opérations de secours et de réparation à Taounate    Sahara : Trump convoque un nouveau round de négociations les 23 et 24 février    Inspections inopinées dans la distribution médicale au Maroc par le Conseil de la concurrence    Ramadan 2026 : Le CFCM critique la Grande Mosquée de Paris sur la date du début du jeûne    Parlement européen : mobilisation limitée des alliés du Polisario    Sáhara: Trump convoca una nueva ronda de negociaciones el 23 y 24 de febrero    EU backs Morocco's autonomy plan for Western Sahara aligning with UN resolution    Rumor sobre el regreso del embajador de Malí a Argel: Bamako desmiente    Sidi Ifni : accident mortel fait plusieurs victimes parmi les policiers.    Région de Tanger : plus de 3,69 millions de nuitées touristiques à fin novembre    Expropriation : Vers une réforme en profondeur les indemnisations    Droits de douane : Trump impose une nouvelle taxe mondiale de 10%    Tanger Med Port Authority réalise un chiffre d'affaires de plus de 4,43 milliards de DH en 2025    Décès d'un détenu au CHU Ibn Rochd : La mise au point de l'administration pénitentiaire    Belle semaine pour la Bourse de Casablanca    Le temps qu'il fera ce samedi 21 février 2026    Rumeur sur le retour de l'ambassadeur du Mali à Alger : Bamako dément    Parlement européen : l'UE déçoit les partisans du Polisario    Taoufik Kamil : le comparatif immobilier renforcera la transparence et sécurisera les transactions immobilières    Meknès : Le FICAM revient pour une 24e édition du 15 au 20 mai    Réorganisation du CNP : l'Exécutif approuve le projet de loi    Military Aerospace: Baykar's factory in Morocco begins initial hiring    Le Roi Mohammed VI soutient l'action de Trump pour la reconstruction de Gaza    Climat, le Maroc sonne l'alerte pour l'Afrique    Service militaire 2026 : le recensement démarre le 2 mars    Presse : Réforme du CNP et nouveau modèle de soutien... le gouvernement rebat les cartes    Mondial 2026 : tous les matches joués à guichets fermés    L'UEFA soutient la Coupe du Monde des Clubs à 48 équipes, le Maroc et l'Espagne favoris pour 2029    Jeux africains 2031 : l'Ouganda entre dans la course    Prix Cheikh Zayed du Livre : deux écrivains marocains dans la course    Touria Chaoui mise en avant dans «Les Marocains du ciel» sur 2M    Ramadan : La TV marocaine enregistre 70,4% de PdA au premier jour, 2M en tête    « Maroc, Terre de Cultures » : Le Collectif 4.0 lance « Rythmes du Maroc »    Dialogue des cultures : les Nuits du Ramadan célèbrent l'héritage andalou    Ning Zhongyan offre à la Chine sa première médaille d'or olympique en patinage de vitesse    Ligue Europa : Zakaria El Ouahdi guide Genk vers la victoire à Zagreb    Livre : Marrakech accueille la quatrième édition du FLAM    LIFA 2026. Abidjan, capitale de la création féminine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le même parcours de combattant
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 25 - 02 - 2003

De plus en plus de femmes franchissent le pas et créent leurs entreprises. Elles se sont rendue compte qu'elles ont beaucoup plus de chance de s'épanouir professionnellement et faire prévaloir leurs atouts en se mettant à leur propre compte. Cependant, des contraintes subsistent. Entretien avec Saloua Karkri Belkeziz, présidente de l'Association des Femmes Chefs d'Entreprise (AFEM).
ALM : Où en est-on avec l'entreprenariat féminin au Maroc ?
Saloua Karkri Belkeziz : Nous ne disposons pas actuellement de statistiques détaillées sur le nombre ni la structure des entreprises gérées par des femmes au Maroc. Nous projetons dans le cadre du Programme d'Assistance aux Associations Professionnelles (PAAP), de lancer une étude pour déterminer ce nombre et aussi pour tenter, sur un autre registre, de cerner l'environnement où évoluent ces structures. Cependant, tout le monde s'accorde à dire que ce nombre avoisine le millier. On retrouve des structures gérées par des femmes au niveau de tous les secteurs d'activité. Les femmes chefs d'entreprises opèrent aussi bien dans la pêche que dans les nouvelles technologies de l'information et de la communication ou encore dans la branche des BTP. Elles sont surtout présentes dans les secteurs structurels.
Qu'est-ce qui bloque le développement de cet entreprenariat?
On ne peut pas dire que ça bloque. C'est plutôt une nouvelle dynamique qui est initiée et qui est appelée à évoluer rapidement dans le futur. Ceci est d'autant plus perceptible si l'on prend en considération les dernières statistiques qui montrent que les femmes qui créent des entreprises sont de plus en plus nombreuses.
Pourquoi cette tendance à votre avis ?
Ceci pour la simple raison que les femmes ont réalisé qu'elles ont beaucoup plus de chance de s'épanouir professionnellement et faire prévaloir leur atouts en se mettant à leur propre compte qu'en étant obligées de suivre le rythme drastique des horaires imposés dans le monde de l'entreprise. Les contraintes de temps ne leur permettent pas de concilier leur travail avec les autres tâches qu'elles sont appelées à remplir et notamment familiales. Le gouvernement peut prendre des dispositions dans ce sens.
Lesquelles ?
Il peut mettre, ou en tout cas, initier un environnement plus propice à l'entreprenariat féminin à travers l'incitation à la construction de crèches pour la garde des enfants en bas âge, réglementer le métier d'aide familial, mettre en place un système de restauration en milieu scolaire entre autres mesures. Il faut par ailleurs encourager la scolarisation de la fille. Le taux des filles analphabètes reste très élevé, c'est du gâchis.
Qu'a-t-il de particulier l'entreprenariat féminin
au Maroc ?
Pas grand-chose sauf que les femmes chefs d'entreprises envisagent parfois les problèmes d'une manière différente que leurs homologues les hommes. Pour le reste et plus particulièrement concernant l'acte d'entreprendre, c'est le même parcours de combattant. Les mêmes risques sont pris et les entreprises évoluent au niveau d'un même milieu d'investissement et de concurrence. Autre point intéressant à soulever, c'est que les femmes sont souvent aidées financièrement par leur entourage dans leur entreprise de création d'une structure. Ceci les aide à franchir le pas plus facilement.
Qu'est-ce qui empêche les femmes cadres de franchir le pas?
Il n'y pas de d'obstacles apparents. Les femmes cherchent beaucoup plus de flexibilité en se mettant à leur propre compte, mais il faut le faire tant qu'on est jeune et qu'on a plus de marge de manœuvre. Entreprendre est un acte valorisant et enrichissant, mais il est aussi risqué.
Etait-il nécessaire d'organiser un Forum pour encourager les femmes à investir ?
L'organisation de cette rencontre a conforté notre choix. On s'est rendu compte que beaucoup de femmes, celles qui nous ont rendu visite en tout cas, avaient des projets en tête mais ne savaient pas par où commencer. C'était une opportunité donc de nous mettre en contact et de les aiguiller pour leur permettre de passer à l'acte. Les possibilités existent, encore faut-il les connaître.
L'action de lobbying et d'animation de l'Afem reste moins perceptible. Sur quels dossiers travaillez-vous actuellement ?
Notre Association est une structure jeune, il n'en reste pas moins que nous avons entrepris d'importantes initiatives en si peu de temps. L'organisation du Forum Expo entre dans ce cadre. Cette rencontre a été une plate-forme intéressante pour l'échange d'expériences et d'idées. Des conventions ont également été signées avec différents organismes. Nous envisageons aussi de créer de nouvelles délégations notamment au niveau de la ville de Meknès et de Laâyoune. D'autres chantiers sont à l'étude actuellement. Il s'agit notamment de la réalisation d'une étude sur le territoire national pour cerner la nature de l'entreprenariat féminin au Maroc et les contraintes que rencontrent les femmes chefs d'entreprises. Cette enquête constituera une base d'étude intéressante pour booster la dynamique de création d'entreprises par des femmes.
Comment avez-vous perçu le relèvement du nombre des sièges accordés aux femmes au niveau du bureau de la CGEM ?
C'est une action qui a eu lieu il y a deux années de cela. Maintenant il faut regarder de l'avant. L'autre jour, le Premier ministre a même parlé de la possibilité de voir un jour une femme à la tête de la CGEM.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.