Pour les habitants de la bande de Gaza, l'année 2026 s'ouvre avec un paysage de camps de déplacés et de quartiers détruits, sur fond de profonde incertitude après des mois de guerre et de dévastation. Des centaines de milliers de Palestiniens sont toujours déracinés, vivant dans des tentes de fortune plantées à même le sol ou entassés dans des bâtiments endommagés, sans accès fiable à l'eau, à l'électricité, aux soins de santé ou à l'assainissement. Les pluies hivernales ont durci les conditions, inondant les abris et transformant les allées des camps en couloirs d'épaisse boue. Pourtant, au milieu des destructions, des familles déplacées affirment que l'arrivée d'une nouvelle année a ravivé de fragiles espoirs de stabilité, de sécurité et de possibilité de reconstruire des vies interrompues par le conflit. L'impact sur les enfants constitue l'une des cicatrices les plus profondes de la guerre pour les parents. Les écoles à travers Gaza ont été endommagées ou détruites, tandis que des milliers d'enfants ont manqué des mois d'apprentissage. Dans le nord de Gaza, les déplacements ont coupé les familles de leurs foyers et de leurs moyens de subsistance construits sur des décennies, avec l'espoir de retrouver la vie qu'elles connaissaient avant la guerre. Pour l'heure, la réalité quotidienne dans les camps impose des conditions humanitaires sévères à des milliers de familles, alors que les agences humanitaires avertissent que les efforts de secours se heurtent à des défis croissants : infrastructures endommagées, accès restreint et ampleur des besoins. La reconstruction nécessitera un engagement international soutenu lorsque les conditions le permettront, si l'accord de paix sur Gaza peut avancer vers l'étape suivante, disent-elles. Alors que la population déplacée de Gaza entame une nouvelle année sans perspective de retour à la vie d'avant, les espoirs demeurent suspendus à la fin des violences et à des avancées politiques concrètes autour du plan en 20 points ayant instauré le fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hamas début octobre. D'ici là, les familles attendent, endurant les pertes et l'incertitude, tout en s'accrochant à la conviction que les mois à venir pourront enfin apporter la sécurité, la dignité et la possibilité de rentrer chez elles pour reconstruire.