Les autorités turques ont arrêté une ressortissante marocaine, âgée de 25 ans, soupçonnée d'avoir gravement violenté sa fille d'un an. La mise en cause, identifiée (I.M.), est mariée à un citoyen turc et résidait dans la province d'Antalya. Elle a été placée en détention provisoire à la prison de Döşemealtı, sur ordre du parquet, dans l'attente de l'issue de la procédure judiciaire. Selon les éléments relayés par les médias turcs, l'affaire a été révélée après que le père de l'enfant, alerté par des ecchymoses constatées sur le corps de sa fille et par des témoignages de voisins évoquant des violences répétées, a décidé d'installer une caméra de surveillance à son domicile, à l'insu de son épouse. Les enregistrements vidéo auraient ensuite permis de documenter plusieurs scènes de maltraitance, que le père a jointes à une plainte déposée auprès de la justice turque. Dans des déclarations à la presse locale, le père, prénommé Osman Fısk, a affirmé avoir découvert « trois à quatre vidéos » montrant des actes de violence physique à l'encontre de l'enfant. « J'ai vu ma fille être frappée, saisie violemment et projetée sur un canapé. Après cela, la mère se comportait comme si rien ne s'était passé », a-t-il déclaré, exprimant sa confiance dans le système judiciaire turc. Le père a également indiqué que l'enfant se trouve actuellement sous la garde de sa grand-mère et que son état de santé est jugé stable, tout en exprimant de vives inquiétudes quant aux conséquences psychologiques et physiques potentielles de ces violences. Il a par ailleurs annoncé son intention d'engager une procédure de divorce une fois l'enquête judiciaire achevée. L'affaire a suscité une vive émotion en Turquie, notamment sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes ont dénoncé des faits jugés d'une extrême gravité. Commentant cette affaire, le ministre turc de la Justice, Yılmaz Tunç, a rappelé que « toute forme de violence à l'encontre des enfants constitue une atteinte intolérable à l'avenir de la société », soulignant la fermeté des autorités face à ce type de crimes. Le parquet d'Antalya a ouvert une enquête pour des faits de « torture et mauvais traitements sur mineur », une infraction lourdement sanctionnée par le droit pénal turc. Les investigations se poursuivent afin d'établir l'ensemble des responsabilités dans cette affaire, alors que la justice devra se prononcer dans les prochaines semaines.