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La pénurie de médecins s'aggrave au Maroc : Voici les chiffres phares
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 23 - 04 - 2021

Le Maroc fait face depuis plusieurs années à une pénurie des professionnels de santé. La pandémie de la Covid-19 a mis en évidence le manque de personnel médical. Avec la généralisation de la couverture médicale, une refonte profonde du système de santé est primordiale. Celle-ci doit porter sur l'amélioration de l'offre de soins, la mise en place d'une politique innovante et incitative en matière de ressources humaines. Pour faire face à cette pénurie des ressources humaines, il est primordial non seulement d'augmenter le nombre de postes budgétaires alloués à la santé mais aussi d'encourager la contractualisation avec les professionnels de santé. Il est aussi important d'ouvrir cette pratique aux médecins étrangers et d'encourager les médecins marocains installés à l'étranger à rentrer au Maroc. Ainsi, les autorités comptent simplifier la procédure pour permettre aux médecins étrangers d'exercer dans le Royaume. Il est certain que ces mesures permettront ainsi de combler le déficit important des ressources humaines. La carte sanitaire du ministère de la santé donne un aperçu de l'offre de soins. Zoom sur les chiffres clés.
3.857 médecins généralistes et 7.559 spécialistes dans le public
Selon la carte sanitaire, le corps médical dans le public se chiffre à 12.034 dont 3.857 médecins généralistes, 7.559 médecins spécialistes, 458 dentistes et 160 pharmaciens. On note un léger mieux par rapport à l'année 2018 où le nombre des professionnels de santé médicaux était établi à 11.848, à savoir 7.414 médecins spécialistes, 3.818 médecins généralistes, 456 dentistes et 160 pharmaciens. Le Maroc ne compte que 492 pédiatres, 456 gynécologues, 439 anesthésistes-réanimateurs, 402 radiologues, 350 traumatologues, 344 chirurgiens, 330 ophtalmologues, 309 cardiologues, 255 néphrologues, 222 psychiatres, 211 dermatologues et 185 urologues. Pour certaines spécialités, la situation est alarmante. C'est notamment le cas de la neurochirurgie où l'on ne compte que 134 médecins, l'oncologie (128 médecins), l'hématologie (63), la médecine nucléaire (47), la chirurgie cardio-vasculaire (42), la réanimation médicale (42), la chirurgie en cancérologie (39), la médecine d'urgence et de catastrophe (32), immunologie (15), toxicologie (4), physiologie (4) et anatomie (2). Concernant le corps paramédical dans le public, son nombre se chiffre à 31.657 contre 29.738 en 2018. Parmi ces professionnels figurent 14.093 infirmiers polyvalents et 4.371 sages-femmes. Le corps administratif et le corps technique se chiffrent respectivement à 2.028 et 3.773.
Les médecins du public concentrés dans la région de Casablanca-Settat
La répartition par région montre que les professionnels de santé médicaux sont concentrés essentiellement dans la région de Casablanca-Settat où leur nombre se chiffre à 2990. Viennent ensuite les régions de Fès-Meknès (1.749), Rabat-Salé-Kénitra (1.688) Marrakech-Safi (1.658), l'Oriental (1.048) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (870). En revanche, les médecins sont moins présent dans les régions du Souss-Massa (584), Beni Mellal-Khénifra (575), Drâa-Tafilalet (395), Guelmim-Oued Noun (216), Laayoune-Sakia El Hamra (181), et Dakhla-Oued Eddahab (80). Par ailleurs, les professionnels de santé paramédicaux sont regroupés essentiellement dans 4 régions, à savoir Rabat-Salé-Kénitra (4.962), Casablanca-Settat (4.862), Fès-Meknès (4.390), Marrakech-Safi (4.080).
Seulement 149 hôpitaux dans le public avec une capacité de 23.931 lits
S'agissant des infrastructures, les données du ministère de la santé font état de 149 hôpitaux dans le public avec une capacité de 23.931 lits. Selon la carte sanitaire, le Maroc ne compte que 10 hôpitaux psychiatriques avec une capacité de 1.454 lits.
En outre, il n'existe que 113 centres d'hémodialyse pour les malades. Ces centres sont munis de 2.213 appareils de dialyse. Pour ce qui est des établissements de soins de santé primaire, on relève 838 centres de santé urbains et 1.274 centres de santé ruraux. Les établissements hospitaliers dans le public manquent cruellement de matériel, notamment au niveau des équipements biomédicaux et installations de haute technologie. Les hôpitaux dans le public manquent d'équipement pour soigner les malades. On compte seulement 99 scanographes, 80 unités de mammographie, 72 échodoppler 4 D et 21 unités de radiologie panoramique. On relève également seulement 17 IRM et 1 TEP-Scan dans tous nos hôpitaux.


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