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Autrement : «Tahara» et «Khtana»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 18 - 08 - 2009

La France n'en a pas fini avec les questions que pose à son système de laïcité l'installation de l'islam en son sein. Depuis plusieurs années, un débat couve qui n'est pas encore parvenu à prendre une ampleur nationale.
Cela finira bien par arriver. Cet été, quelques journaux en ont parlé, mais la polémique ouverte n'a pas fait long feu. Il s'agit de la pratique de la circoncision et de son remboursement par le système de couverture sociale, quand cette opération est effectuée dans un cadre hospitalier. Voici quelques mois, une audacieuse parlementaire membre de la majorité présidentielle, la députée des Bouches du Rhône Valérie Boyer, a interrogé le gouvernement français à ce sujet. En effet, de nombreuses familles musulmanes obtiennent de médecins complaisants que la circoncision de leur garçon soit traitée en hôpital comme un acte chirurgical nécessaire à la santé de celui-ci sous divers prétextes. En 2006, la Caisse nationale d'assurance maladie française a évalué à neuf millions d'euros par an la couverture de cet acte pour l'ensemble du pays! Or un acte qui relève d'abord des convictions religieuses ou coutumières d'un groupe particulier, peut-il être ainsi mis à la charge de tous les contribuables? Si tant de familles musulmanes font appel aux hôpitaux, c'est cependant par mesure de précaution, sachant que, hors milieu hospitalier, la circoncision implique un taux important de complications (hémorragies, surinfections, plaies et mutilations du gland ). Quand une circoncision est effectuée dans un hôpital sans prise en charge, le coût pour la famille s'élève à près de mille euros. En revanche, si elle est faite chez un médecin spécialisé, dans son cabinet, le coût est ramené à moins de deux cents euros.
Pour beaucoup d'Européens, la circoncision est considérée comme une mutilation barbare. Ce qui a, jusqu'à présent, évité aux musulmans de France d'être attaqués sous cet angle, est probablement le fait que les Juifs observent également cette pratique, cet acte étant pour eux le signe obligé de l'alliance de l'homme avec Dieu. Mais pour les musulmans, qu'est-ce qui fonde la circoncision? Est-elle une obligation doctrinale comme dans le judaïsme? Ce n'est pas elle qui rend le garçon musulman, puisqu'il l'est depuis toujours sur le plan spirituel, et qu'il l'est devenu socialement par la reconnaissance de son père. On sait, cependant, qu'il y a la croyance que le Prophète Sidna Mohammed est né circoncis, signe de sa pureté. La langue populaire appelle d'ailleurs «tahara», «purification», la circoncision. Ainsi est-elle associée à une imitation du Prophète. Mais le terme exact pour la circoncision en arabe classique est «khitan», qui renvoie à la racine «khtana» qui veut dire «devenir gendre». On peut ainsi supposer que, dans les temps anciens, la circoncision avait lieu le jour des noces. Il s'agissait donc d'une épreuve d'initiation sexuelle. La tradition a fait que, dans le monde musulman, on en est venu à l'effectuer plus tôt quand les garçons ont entre six et douze ans. Dans beaucoup de familles, au Maroc comme en France, on la pratique sur les tout petits enfants, pour leur épargner un possible traumatisme.


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