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Mali : la Cédéao pourrait acter vendredi une levée des sanctions
Publié dans Barlamane le 24 - 09 - 2020

Le même jour devrait avoir lieu la prestation de serment de Bah N'Daw, un ancien militaire à la retraite choisi pour présider la période de transition.
Les voisins du Mali pourraient se prononcer vendredi 25 septembre sur une levée des sanctions imposées à ce pays à la suite du coup d'Etat militaire du 18 août, a indiqué mercredi 23 septembre à Bamako l'émissaire de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Goodluck Jonathan. Le même jour est prévue la prestation de serment de Bah N'Daw, un ancien militaire à la retraite choisi pour présider la période de transition censée ramener les civils au pouvoir.
La junte estime que Bah N'Daw, 70 ans, éphémère ministre de la défense en 2014, relativement peu connu du grand public mais précédé d'une réputation d'homme intègre, est un civil et, qu'en le désignant, elle satisfait largement les exigences de la Cédéao.
Cette dernière réclame depuis le putsch le retour des civils dans les meilleurs délais. Elle a fermé les frontières de ses Etats membres et stoppé les échanges financiers et commerciaux avec le Mali, à l'exception des produits de première nécessité, des produits pétroliers ou de l'électricité.
Cet embargo suscite une profonde inquiétude dans un pays plongé dans le marasme économique, en plus de subir la propagation djihadiste, les violences intercommunautaires et une interminable crise politique.
En attente d'un premier ministre
La Cédéao a conditionné la levée des sanctions à la nomination rapide de deux civils aux postes de président et de premier ministre de transition. Elle a de nouveau dépêché mercredi au Mali Goodluck Jonathan, l'ancien président nigérian et médiateur dans la crise, pour évaluer les progrès accomplis ou non par la junte vers une restauration de l'ordre civil qui devrait prendre plusieurs mois.
Bah N'Daw doit prêter serment vendredi matin, dans des conditions qui n'ont pas encore été rendues publiques. Il lui appartiendra de nommer un premier ministre, selon le plan de transition retenu par la junte, un choix considéré au Mali comme une affaire de quelques jours au maximum. L'approche de ces échéances a accru l'impatience vis-à-vis de la Cédéao.
Interrogé à son arrivée sur une levée des sanctions ouest-africaines, M. Jonathan a indiqué que la Cédéao avait à cœur de se prononcer rapidement. C'est au président ghanéen Nana Akufo-Addo, au titre de la présidence tournante de l'organisation, qu'il revient de faire une annonce, a-t-il dit. «Je crois qu'il se prononcera probablement vendredi, après l'investiture», a-t-il précisé.
La Cédéao s'inquiète d'un risque d'instabilité accrue qui diffuserait encore davantage à travers le Sahel les violences auxquelles le pays est en proie. Elle est préoccupée par le mauvais exemple que donnerait une junte maintenue durablement au pouvoir et réclame la dissolution de celle-ci une fois les responsables de transition nommés. Les propos de M. Jonathan laissent ouverte la possibilité d'une levée de l'embargo. Sa présence est annoncée vendredi à l'investiture du président de transition.
La Cédéao critiquée par sa rigueur
Mais la Cédéao n'a livré jusqu'alors aucune indication officielle quant à son appréciation des pas accomplis par la junte depuis son sommet du 15 septembre. Le communiqué du sommet stipulait que les sanctions seraient levées «dès la nomination du président et du premier ministre de transitio ». La junte paraissait progresser mercredi vers la désignation d'un chef de gouvernement, mais celui-ci n'est pas encore connu.
Par ailleurs, avec la désignation d'un officier à la retraite comme président de la transition, mais aussi de l'actuel chef de la junte comme vice-président, les colonels ont fait en sorte de conserver un fort ascendant dans la période qui s'annonce. Ils n'ont toujours pas annoncé la libération d'un certain nombre de responsables arrêtés le 18 août, dont l'ancien premier ministre Boubou Cissé, comme l'a réclamé la Cédéao.
La Cédéao est elle-même critiquée pour sa rigueur à l'encontre du Mali. Sous l'effet de l'embargo conjugué à celui du Covid-19, ce pays pauvre va à la récession, a dit l'économiste Etienne Fakaba Sissoko. Et ce sont toutes les catégories qui vont en souffrir, prévient-il.
La Cédéao se voit reprocher au Mali de se montrer moins intransigeante devant les agissements des présidents sortants en Côte d'Ivoire ou en Guinée pour briguer un troisième mandat. M. Jonathan doit rencontrer les responsables de la junte et rendre visite à Bah N'Daw jeudi.


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