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Les douze travaux d'Hercule de Hammouchi
Publié dans Barlamane le 27 - 06 - 2016

Lorsque le 15 mai 2015, le roi Mohammed VI l'a nommé à la tête de la DGSN (Direction Générale de la Sûreté Nationale) pour secouer le cocotier de l'appareil sécuritaire le plus lourd du Maroc, Abdellatif Hammouchi était sans doute à un million d'années-lumière de ce qu'il imaginait trouver au sein de l'institution censée assurer la sécurité des marocains.
Corruption, malversation, népotisme, favoritisme, incompétence, fonctionnaires fantômes, coups tordus, agents véreux, Hammouchi ne pouvait ignorer l'immensité de la tâche, lui qui déjà dirigeait la DGST (Direction Générale de le Surveillance du Territoire) et donc au fait de ces dossiers qui gangrènent bien des pans de la société marocaine.
Cependant, après avoir entamé l'œuvre de correction au sommet de la pyramide de la DGSN et instauré de nouvelles règles professionnelles strictes de fonctionnement du corps de la police, l'homme ne tarda pas à découvrir que le schéma classique consistant à couper la tête de l'hydre ne suffisait pas à redresser la machine et à la remettre sur les rails.
La tâche était plus ardue qu'elle n'en avait l'air, tant d'autres parties du corps du mastodonte sécuritaire étaient tout aussi vermoulues que la tête.
A se demander à quoi ont servi les anciens Directeurs Généraux qui se sont succédé à la tête de cette institution notamment durant les quinze dernières années. A se demander également par quel miracle ou par qu'elle alchimie notre police s'acquittait encore de sa mission.
Fort heureusement il y a encore des agents honnêtes fidèles au serment qu'ils ont prêté et qui font honneur au métier et permettent de maintenir ce corps debout au prix de sacrifices personnels.
Si le travail de restructuration et de correction entamé l'année dernière est salutaire et bien accueilli par les marocains, il n'en demeure pas moins qu'ils ont aussi le droit de savoir jusqu'à quel degré tel ou tel responsable était-il impliqué dans cette situation qui avait fini par jeter l'opprobre sur l'ensemble du corps.
Le marocain lambda qui s'acquitte de ses devoirs et obligations envers l'Etat a le droit de savoir pourquoi des milliers de criminels recherchés couraient encore la rue pendant plusieurs années et menaçaient sa sécurité sans être inquiétés jusqu'à l'arrivée de la nouvelle direction de la DGSN.
Les crimes impliquant des agents de police étaient monnaie courante mais personne n'en parlait. Des histoires à dormir debout, quasi quotidiennes, et dont on ne sait s'il faut en rire ou en pleurer renseignent à quel point même le plus petit gradé des flics pouvait tout se permettre tellement il se sentait au-dessus de la loi.
Telle cette policière qui s'est emparée de la carte bancaire et des clés de l'appartement d'une dame gardée à vue dans un commissariat de police avant d'être condamnée par la justice à huit mois de prison ferme. Pour rappel, durant les huit mois, la policière utilisait la carte bancaire de la détenue et, comble de l'effronterie, s'était même installée dans son appartement qu'elle n'a quitté que la veille de la libération de la propriétaire !
Tel également ce flic qui, chargé d'une mission à Tanger, a pris sa petite amie dans ses bagages et loué un studio pour la durée de sa mission. Le matin, il attachait avec ses menottes les mains de sa dulcinée au pied du lit et la laissait prisonnière jusqu'à son retour le soir.
Et last but not least, cet agent à Casablanca qui se pointait chaque matin à son lieu de travail, notait les noms et les coordonnées des personnes recherchées et s'en allait les trouver pour les faire chanter avec une bande de copains. Des pratiques qui en disent long sur le laisser-aller dans cette honorable institution dont presque tous les étages étaient convaincus de l'impunité.
Bien qu'absorbé par la lutte et la prévention de la menace terroriste qui guète le monde entier au point où son expertise en la matière est internationalement reconnue, Hammouchi affiche aussi une détermination à toute épreuve à lutter contre ces tares et à réconcilier les marocains avec leur police. A commencer par le recrutement sur la base de concours lancés pour la première fois en toute transparence et donnant chance égale à tous les fils du peuple. Par la formation et la formation continue permettant la mise à niveau du policier désormais très à cheval sur ses droits et devoirs notamment en matière de respect des droits humains. Par l'égalité dans l'avancement dans les grades saluée par le corps, dans la nomination à des postes de responsabilité, dans l'attribution des marchés. Par la sanction des fautes graves et la récompense du travail professionnel. Bref, une révolution est en train de chambouler l'ordre existant dans notre police.
Feu Hassan II ne disait-il pas que « le style c'est l'homme» ?


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