L'offensive de charme allemande pour accélérer le dégel des relations avec le Maroc    Lutte contre la corruption : où en sommes nous ?    Rabat : Lancement de « MoroccoTech »    Le festival d'Angoulême en mars    Les NFT ou comment révolutionner le monde de l'art dans son ensemble !    Chine : La croissance du PIB atteint 8,1% en 2021    Après l'affaire Djokovic, Roland-Garros planche sur l'accueil des non vaccinés    CAN 2021 : Satisfait de son choix de joueurs, Vahid ne regrette pas l'absence de Ziyech    Salah relance l'Egypte qui s'impose contre la Guinée-Bissau    Le Real Madrid remporte sa 12ème couronne d'Espagne    CAN 2021 : La voiture de service de Samuel Eto'o impliquée dans un accident mortel    Casablanca-Settat : La formation des cadres statutaires de l'AREF est officiellement lancée    Allemagne : Le corps d'un MRE incinéré, le consulat marocain réagit    Mounia Aram remporte le prix de l'innovation culturelle    Les meilleurs films français et internationaux à l'affiche    Jeudi cinéma de Khouribga: Projection du film "The Dream Of Shahrazad"    Cybersécurité. Le Niger s'allie à l'UA    Maroc : Après le syndicat, Chabat se prépare à mettre la main sur la présidence du FFD    Les ventes mondiales de Renault Group en baisse de 4,5% en 2021    عبد الإله بنكيران يصاب بفيروس كورونا    Agroalimentaire. Un centre d'innovation en la matière lancé à Meknès    Les Lions de l'Atlas en 8e de finale !    Alaa Squalli nommé directeur général du Sofitel Casablanca Tour Blanche    Dimistura reçu par des enfants soldats du Polisario    Les restrictions bientôt renforcées au Maroc ?    Hausse des cas au Maroc: affluence toujours en baisse vers les centres de vaccination    Agression mortelle d'une ressortissante française : Les habitants de Tiznit sous le choc après le drame (vidéo)    Chasse aux profils pour l'éducation nationale    Nouveau coup dur pour Credit Suisse avec la démission surprise de son président    Mali. Décès de l'ancien président IBK à Bamako    L'Espagne expulse une Marocaine pour son appartenance à une cellule djihadiste    La série phare «Salamat Abu Al Banat» revient pour une 4ème saison    Espagne : Albares très prudent sur le retour de l'ambassadrice du Maroc    Chine : à trois semaines des JO, les cas quotidiens de Covid-19 explosent    Banques: Le besoin en liquidité s'atténue à 64,8 MMDH en décembre 2021 (BAM)    Maroc/Météo : Températures du jour en baisse sensible ce lundi 17 janvier    Djokovic reviendra-t-il un jour en Australie ?    Une tempête hivernale « majeure » frappe l'est des Etats-Unis    Eruption et tsunami: gros dégâts aux Tonga, sans internet pour encore « deux semaines »    Poutine veut construire une liaison ferroviaire vers l'Arctique    CAN : la Tunisie se rassure face à la Mauritanie (VIDEO)    Les lois d'urgence sanitaire, deux ans de tempêtes au Parlement français    José Manuel Albares satisfait de la coopération avec le Maroc en matière de canalisation des flux migratoires irréguliers    L'Observatoire du travail gouvernemental dresse le bilan des 100 premiers jours de l'Exécutif    Bonne feuille : Jibril, il y a 42 ans...    L'Humeur : Le raï n'est pas non-algérien    Los Angeles: Des cambrioleurs dérobent un million $ en bijoux de la maison d'une actrice américaine    Magazine : Mohamed Jibril, la plume du perpétuel    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Que cache la révocation de Nabila Rmili ?
Publié dans Barlamane le 15 - 10 - 2021

Un communiqué du cabinet royal a indiqué hier jeudi 14 octobre que le roi a donné son approbation au chef du gouvernement pour nommer Khalid Ait Taleb ministre de la santé, à la place de Nabila Rmili, laquelle « a sollicité de se consacrer pleinement à ses fonctions de présidente du conseil de la ville de Casablanca ».
La « renonciation » de Nabila Rmili au poste de ministre de la Santé suscite bien des interrogations sur le mode de son départ et la nomination par le roi Mohammed VI du ministre sortant Khalid Ait Taleb une semaine après la formation du gouvernement et un jour seulement après son investiture -soit après avoir obtenu la confiance de la Chambre des Représentants.
Cette destitution interpelle à plusieurs titres. Tout d'abord en remplaçant Madame Rmili par Ait Taleb, le Rassemblement national des Indépendants (RNI) perd un poste ministériel au profit d'un technocrate, à moins qu'il le coopte. Ce qui ne semblerait pas être le cas. Les jours qui suivent nous le diront. Mais en l'état actuel de la composition du gouvernement, il s'agit d'un rééquilibrage en défaveur du parti d'Akhennouch.
Ce réaménagement entame certainement la confiance et la crédibilité du chef de gouvernement.
D'ailleurs, nombre d'observateurs politiques, tous comme les réseaux sociaux, ont relevé que la raison derrière cette « renonciation » ne peut être la soudaine prise de conscience de l'ampleur de la gestion de Casablanca : cette dernière était claire pour Nabila Rmili dès le départ tout comme elle avait pleine conscience des dossiers de la Santé étant elle-même du secteur et ayant travaillé aux côtés de Ait Taleb avant qu'il ne la remercie. Par ailleurs, ces observateurs politiques ont attiré l'attention sur le fait que si réellement cette renonciation à la Santé au profit de Casablanca était le choix de Nabila Rmili, il aurait résulté de cette décision, la nomination de la deuxième ou troisième personne de la liste proposée des ministrables du RNI et non pas la nomination de l'ancien ministre, Indépendant de surcroit, hors toutes listes de la majorité gouvernementale.
En outre si telle était la motivation derrière cette décision pourquoi en serait-il autrement pour Aziz Akhennouch ? Son poste gouvernemental est bien plus prenant que celui de la Santé. Comment assurer ses fonctions de maire d'une grande ville distante de 548 km de la capitale, aux multiples chantiers de développement tout en étant chef de gouvernement ?
Fatima-Zahra Mansouri, elle aussi, est ministre pamiste de l'Aménagement du Territoire National, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la politique de la ville (soit 4 départements), et en même temps, maire de Marrakech qui se trouve à 324 km de Rabat, une non moins grande ville aux multiples défis.
Et dans une moindre mesure Abdelaltif Ouahbi ministre pamiste de la Justice est tout de même concerné par le cumul des fonctions puisqu'il est également président du conseil Communal de Taroudant, à 566 km de la capitale.
Ainsi, l'argument mis en avant pour justifier cette démission après l'investiture du gouvernement met ces ministres, qui sont dans la même situation que madame Rmili, dans une position délicate et traduit un manque d'harmonie au sein de la coalition gouvernementale.
Les observateurs politiques, ont, enfin, corrélé cette destitution au langage d'Akhennouch du mercredi 13 octobre quand il s'est adressé aux députés en les sommant de rentrer dans le rang : un discours proche de « nous rééduquerons les Marocains», que refusent les hautes sphères, d'autant que Aziz Akhennouch est réputé pour en être proche. Il s'agit, semble-t-il, de mettre de la distance avec ce nouveau discours au Parlement pour qu'il ne soit pas entendu comme l'émanation de l'Etat réprimant les critiques et commentaires des députés.
Les observateurs ont conclu qu'il s'agit d'un message qui pourrait être le début d'un rééquilibrage et d'un compte à rebours politique visant Aziz Akhannouch en raison de la faiblesse des profils de certains ministres de son gouvernement, dont Nabila Rmili, qui s'était empressée, sans discernement, de fouiller dans les dossiers sur les marchés publics liés au coronavirus et de monter les employés du secteur contre la directrice des Médicaments et de la Pharmacie. Ce qui expliquerait le rejet de toute proposition d'une liste de ministrables émanant d'Aziz Akhannouch pour la Santé, secteur sensible
Rappelons qu'Akhennouch, dont le parti perd un poste ministériel ce 14 octobre, était devant le Parlement pour le vote de confiance du programme gouvernemental, certes obtenu, mais avec quelques bémols : 57 députés sur les 270 de la majorité gouvernementale ont manqué ce premier rendez-vous qui nécessitait une adhésion totale.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.