Entre Le Monde et sa soumission obséquieuse aux envahissements officiels, Mediapart qui se déchaîne contre le Maroc, et les ONG employées comme une arme de propagande, «l'affaire» Pegasus n'est plus qu'un entassement de phrases et un cliquetis d'images. Sans intérêt. Une nouvelle preuve de la réalité de ces tristes tendances antimarocaines. Mediapart a diffusé en avant-première «un documentaire», produit par Amnesty International, qui aborde «l'affaire» Pegasus. «Cybersurveillance, un impact planétaire retrace l'affaire Pegasus [et] les pratiques d'une dizaine de pays qui ont en commun d'avoir utilisé ces dernières années, sans le moindre contrôle, un logiciel espion surpuissant commercialisé par une société privée israélienne, NSO», écrit le journal d'extrême-gauche en guise de présentation. «Deux journalistes de Mediapart, Edwy Plenel et Lénaïg Bredoux, auraient été surveillés pour le compte du Maroc», a-t-on ajouté, avec un usage du conditionnel qui en dit long. À combien de remarques plus sévères encore ne donnerait pas lieu le style de ce reportage tendancieux ? Pour Jonathan Scott, expert en cybersécurité et chercheur à la Northcentral University en Arizona, le documentaire de Mediapart est «biaisé», «scientifiquement infondé», et une «claire attaque contre le Maroc.» Etonnamment, «le Maroc est le premier pays évoqué dans le documentaire.» «Propagande à 100 %», a-t-il déploré. The first country @amnestyfrance attacks in this documentary is of course Morocco 100% propagandahttps://t.co/QfAXhu0fkh pic.twitter.com/0IsahVK5Xn — Jonathan Scott (@jonathandata1) May 5, 2023 L'essentiel est ailleurs : la cour d'appel de Paris a confirmé en mars «l'irrecevabilité» des poursuites en diffamation intentées par le Maroc dans cette affaire. En première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait rendu dix jugements déclarant l'irrecevabilité des citations directes contre Le Monde, Radio France, France Media Monde, Mediapart, L'Humanité, Forbidden Stories et Amnesty International. La cour d'appel a confirmé ces dix jugements qui, véritablement, empêchent tout débat sur cette affaire. Encore plus grave, ces décisions s'appuient de manière abusive sur un article éculé de la loi française de 1881 sur la liberté de la presse, qui «ne permet pas à un Etat d'engager une poursuite en diffamation.» Le Maroc, lui, dénonce «des accusations calomnieuses portées par certains organes de presse ayant affirmé, sans la moindre preuve ou commencement de preuve, qu'il utiliserait le logiciel Pegasus.»