Le Maroc poursuit la reconfiguration de son infrastructure aéroportuaire avec le lancement, par l'Office national des aéroports (ONDA), d'un appel d'offres international en vue de la construction d'un nouveau terminal à l'aéroport Mohammed-V de Casablanca, pivot central de la stratégie nationale «Aéroports 2030». D'un coût prévisionnel de 1,6 milliard de dollars (environ 15,8 milliards de dirhams), cet ouvrage d'envergure devrait permettre de porter la capacité annuelle de la plate-forme à 20 millions de passagers d'ici à 2029, soit près du triple du flux actuel. Le projet, dont les soumissions sont attendues pour le 16 mai à 16 heures, a déjà suscité l'intérêt de plusieurs entreprises d'envergure, marocaines et étrangères, dont TGCC, SGTM, Jet Contractors, Bouygues, Vinci et TAV. Une composition architecturale inspirée du littoral Pensé en forme de «H», le nouveau terminal puise dans le mouvement des vagues de l'Atlantique son expression plastique. Il mêle des éléments culturels marocains, tels que les carreaux de zellige en terre cuite et des patios ombragés évoquant les oasis afin de créer un espace à vocation hautement fonctionnelle. Articulation avec le réseau ferroviaire à grande vitesse L'un des traits distinctifs du projet réside dans sa connexion directe avec la future ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Kénitra à Marrakech. Ce raccordement permettra une liaison fluide avec Casablanca, Rabat et Marrakech, offrant une continuité modale qui devrait contribuer à l'éclat touristique et économique du Maroc, notamment à l'approche de la Coupe du monde de football 2030, organisée conjointement avec l'Espagne et le Portugal. Une montée en puissance adaptée à la croissance du trafic En 2023, l'aéroport Mohammed-V a accueilli 9,8 millions de passagers, soit une hausse de 28 % par rapport à l'année précédente. L'extension projetée doit positionner Casablanca parmi les plus grands hubs aériens du continent. La stratégie «Aéroports 2030», articulée autour de trois axes – développement des infrastructures, qualité de l'accueil et reconfiguration structurelle – ne se limite pas à Casablanca. Des transformations sont également programmées pour les aéroports de Marrakech (dont la capacité passera de 9 à 11,5 millions de passagers), Tanger (de 1 à 3,2 millions), Agadir (de 3 à 4,4 millions) et Fès.