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Maroc-Allemagne : une réconciliation en vue
Publié dans Challenge le 15 - 12 - 2021

Après des mois de brouille diplomatique et de froid, le nouveau gouvernement allemand continue d'encenser le Maroc afin de tourner la page de la crise qui aura duré depuis des mois.
L'Allemagne veut inlassablement en finir avec la crise diplomatique qui l'oppose au Maroc depuis plus de sept mois. Le nouveau gouvernement social-démocrate d'Olaf Schulz multiplie les déclarations de louanges à l'égard du Royaume depuis son entrée en fonction.
En effet, dans la soirée du lundi 13 décembre, le ministère allemand des Affaires étrangères a publié un article, aux allures d'un communiqué, encensant le Maroc, qualifié de "partenaire essentiel de l'Union Européenne et de l'Allemagne en Afrique du Nord".
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En pleine crise entre le Maroc et l'Allemagne, DIE, un influent think tank allemand, avait publié il y'a quelques semaines un article proposant au nouveau gouvernement d'adopter une nouvelle approche de coopération à long terme entre les deux pays. Un clin d'œil à la diplomatie marocaine ? Une réplique à la récente étude du groupe de réflexion de SWP, qui a appelé l'Europe à freiner l'hégémonie du royaume en Afrique ?
Cet article s'est par la suite suivi d'une déclaration de Nasser Bourita, au cours d'une intervention non-publique récemment donnée à la Chambre des conseillers pour défendre le budget 2022 de son département. Durant cette intervention, Bourita annonçait que pour que la coopération maroco-allemande reprenne comme avant, il faudra que Berlin fasse un effort et qu'elle se dote de clarté et de réciprocité.
Cette intervention du ministre marocain laissait comprendre que Rabat reste ouverte à une réconciliation avec Berlin, pourvu que celle-ci souscrive aux deux conditions mentionnées donc par le chef de la diplomatie.
Dans ce sens, la diplomatie allemande, désormais entre les mains de la cheffe des Verts, Annalena Baerbock, a fait cette nouvelle déclaration pour rassurer davantage les autorités marocaines. Elle intervient quelques jours après le communiqué de l'ambassade de Berlin à Rabat qui a démenti un rapport attribué aux Renseignements allemands, jugé hostile au Maroc. Le message a donc été bien reçu à la Chancellerie berlinoise qui a clarifié sa position sur deux dossiers sulfureux qui avaient précipité la discorde entre les deux pays : le Sahara et le dossier libyen.
Position constante sur le Sahara
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Alors qu'elle était l'un des fanfarons les plus affichés de la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, l'Allemagne se montre désormais plus modérée en envoyant même des signes positifs. Le département d'Annalena Baerbock a loué les efforts du Maroc afin de régler pacifiquement ce conflit régional, tout en « qualifiant le plan d'autonomie proposé par le Royaume en 2007 d'"importante contribution à un accord de paix ».
Toutefois, l'Allemagne reste attachée à la neutralité, tout en affirmant appuyer les efforts de Staffan de Mistura pour parvenir à un résultat politique équitable, durable et acceptable pour tous sur la base de la Résolution 2602 du Conseil de Sécurité. La diplomatie marocaine, rappelons-le, avait sévèrement réagi à ce qu'elle a appelé "l'activisme antagonique" de l'Allemagne envers la reconnaissance américaine. Berlin n'a pas hésité à convoquer une réunion du Conseil de Sécurité au lendemain de la décision de Donald Trump.
En effet, le recadrage de la vision allemande du plan d'autonomie, perçu désormais comme une mesure louable, peut augurer que l'Allemagne puisse être plus flexible dans les négociations des accords futurs entre le Maroc et l'Union Européenne.
Reconnaissance du rôle du Maroc dans le dossier libyen
Le communiqué de l'office allemand des Affaires étrangères salue ainsi dans un premier temps le "rôle majeur" du royaume pour la stabilité et le développement durable dans la région. En témoigne, selon la diplomatie de l'Etat fédéral, "l'engagement diplomatique" du Maroc "en faveur du processus de paix libyen".
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De l'autre côté, les autorités allemandes ont veillé à reconnaître le "rôle majeur" que joue le Maroc dans la stabilité de la région, notamment son "engagement diplomatique" en faveur du processus de paix en Libye. Une façon de réparer l'erreur d'écarter le Royaume du Sommet de Berlin en 2019, ce qui a été mal perçu par le Maroc, pays qui a, pourtant, abrité les accords de Skhirate en 2015 et le processus de Bouznika. Rabat avait affirmé "ne pas comprendre les critères ni les motivations qui ont présidé aux choix des pays participant à cette réunion" ayant amené, notamment, l'Algérie à figurer dans le tour de table. En faisant ce qui ressemble à un "mea culpa", l'Allemagne regarde vers l'avenir et opte pour le pragmatisme.
Premier pas vers un réconciliement diplomatique entre les deux pays? En tout cas ce premier rapprochement envoie des signaux positifs. Sur le fond, l'annonce de la diplomatie allemande ne fait pas explicitement mention de la crise diplomatique en cours entre Rabat et Berlin. Toutefois, elle a apporté officiellement quelques éclairages sur certains développements à l'origine du froid. Ce qui pourrait servir de sifflet de départ.


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