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Produits pétroliers domestiques
Publié dans Finances news le 07 - 07 - 2005

Une nouvelle hausse des prix des carburants à la pompe serait inévitable. Quand et comment ? Une commission se penche actuellement sur la question. Cette commission regroupe notamment des représentants des départements des Finances, de l’Energie et des Mines et du Commerce et de l’Industrie.
Tous les indicateurs sur place laissent présager cette hausse dictée par la conjoncture. La décision du gouvernement pour revenir au système d’indexations des prix avec les marchés mondiaux, notamment celui de Londres, devrait impacter systématiquement toute variation des cours sur le marché domestique. Mais, les pouvoirs publics redoutent la réaction controversée de plusieurs opérateurs et hésitent à déclarer la hausse qui va pénaliser une économie déjà en crise. Un autre facteur joue aussi contre l’économie nationale à savoir la hausse du Dollar face à l’Euro. Cette parité des changes compensait, en partie, le renchérissement des cours.
Le ministre des Finances, Fathallah Oualalou, a justifié la dernière hausse des prix des hydrocarbures au Parlement en disant qu’elle «est intervenue pour alléger relativement les charges qui pèsent sur le Budget de l'Etat, contrairement aux autres pays importateurs qui ont augmenté les tarifs intérieurs au même niveau que les cours internationaux».
Mais, les cours du pétrole continuent leur ascension faussant au passage tous les pronostics, malgré une nouvelle hausse des stocks américains, portés par des achats techniques dans un contexte de demande toujours vive et de capacités de production limitées. D’après les données recueillies ces derniers temps, la flambée des prix pétroliers semble s’inscrire dans la durée. Les tensions sur la demande et la faible offre engendrent une inadéquation des marchés. La reprise initiée ces derniers mois au niveau de l’économie mondiale après la récession engendrée par les événements du 11 septembre 001 a poussé toutes les grandes puissances économiques à fonctionner à plein régime. La demande énergétique pour faire tourner la machine productive s’est intensifiée d’une façon accélérée.
Pourquoi ça carbure ?
Les exportateurs produisant à plein régime partout dans le monde, toute perturbation de l'offre serait en outre difficile à compenser. Mais, qu’est-ce qui engendre cette poussée des prix qui ont passé le cap des 60 dollars le baril dans une période où la demande devrait s’apaiser ? Tous les observateurs sont unanimes pour éstimer que la tension semble s’inscrire dans la durée. D’après plusieurs analystes en la matière «le marché craint une pénurie de pétrole à la fin du quatrième trimestre, lorsque la demande sera à son pic saisonnier en raison de l'arrivée de l'hiver dans l'hémisphère Nord». En effet, les cours sont devenus très vulnérables et sensibles au moindre incident ou événement (instabilité en Irak, élection iranienne, état de santé du Roi Fahd, grève au Nigeria...).
Il est donc fort probable que la demande va rebondir au cours des prochains mois alors que l'offre aura du mal à suivre.
Malgré l’engagement ferme des pays exportateurs de pétrole affiliés à l’OPEP d’augmenter leurs quotas de production, la spéculation tourne à plein régime anticipant davantage des hausses de prix.
Les analystes ont relativisé l'impact de cette décision, vu que le cartel produit déjà à pleine capacité et dispose donc de très peu de marges de manœuvre pour calmer les prix. D’autres spécialistes trouvent que c’est la faible capacité de raffinage qui est la cause de la hausse des prix, notamment pour certains produits pétroliers surtout l’essence, le fuel ou le gasoil. C’est ce qui explique l’importation de ces mêmes produits par certains pays producteurs de pétrole comme l’Indonésie, les Emirats Arabes Unis ou l’Iran pour qui les stocks d’essence frôlent la pénurie. Conscients de cette situation de crise, certains pays commencent à investir pour installer de nouvelles raffineries dont l’achèvement demande au moins 3 ans.
Quid du Maroc ?
Pour ce qui est de l’économie nationale, elle est intimement liée à l’évolution des prix pétroliers. Le Maroc importe la quasi majorité de ses besoins en hydrocarbures de l’étranger (97%). Cette situation fausse davantage les prévisions macroéconomiques. En effet, la loi de Finances 2005 a basé ses estimations sur un cours de pétrole à 35 dollars le baril, alors que les prix ont été largement tirés vers le haut à une moyenne de 50 dollars le baril.
Il est à rappeler que l'enveloppe allouée à la couverture des dépenses de subvention au titre de la loi de Finances actuelle est de 4,2 milliards de DH, dont 2,2 milliards de DH alloués au règlement des arriérés de compensation des produits pétroliers au terme de l'année 2004, 500 millions de DH pour rembourser les arriérés de la même année relatifs aux produits du sucre et de la farine et 1,5 milliard de DH pour subventionner les produits de base au terme de l'année en cours.
Les arriérés relatifs à la subvention des produits pétroliers ont atteint environ 1,8 milliard de DH. Ces charges sont susceptibles d'augmenter lors des mois à venir au cas où les prix pétroliers resteraient au même niveau et en l'absence de mesures limitant leurs impacts sur le budget général.
Par ailleurs, il est à signaler que le renchérissement des prix pétroliers s’est manifesté clairement sur les importations qui ont connu une progression de 9,2% entre les cinq premiers mois de 2004 et ceux de 2005.
Selon les statistiques de l'Office des changes publiées en juin, les importations ont approché les 70 milliards de DH pour les cinq mois de 2005 au lieu de 64,11 milliards de DH seulement à fin mai 2004.
La hausse des produits pétroliers (huile brute de pétrole, gaz de pétrole et gasoils et fuel-oils) a représenté 70,3% de l'accroissement global. Cet accroissement s'est, en effet, chiffré à plus de 5,88 milliards de DH, dont 4,13 milliards pour les produits pétroliers.
L'Office des changes indique en outre que durant le seul mois de mai 2005, les importations d'huile brute de pétrole se sont accrues de 55,7% ou +557,8 millions de DH, avec un montant de près de 1,56 milliard contre un peu plus d'un milliard de DH en mai 2004.


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