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Industrie pharmaceutique : L'offre exportable reste timorée
Publié dans Finances news le 03 - 10 - 2013

Du haut de ses 60 années d'expérience, l'industrie pharmaceutique marocaine s'évertue depuis quelques années à mieux se positionner sur le marché international des médicaments, chiffrée à près de 900 millions de dollars. Par contre, le retard dans l'exécution du contrat-programme semble constituer un frein pour booster les exportations.
S'il y a une activité sectorielle qui a bien progressé au cours de ces dix dernières années, c'est bien l'industrie pharmaceutique. Il y a moins d'une dizaine d'années, les exportations vers l'UE relevaient de l'ordre de l'impossible, eu égard aux contrôles drastiques réservés aux médicaments fabriqués en dehors des frontières européennes. Aujourd'hui, le secteur a connu un saut qualitatif important lui valant une réelle présence via les exportations de génériques, sur les marchés asiatique, européen et africain. Forte d'une d'expérience de 60 ans, l'industrie pharmaceutique nationale génère un chiffre d'affaires de 8,7 Mds de DH. D'après les récentes statistiques de l'Association marocaine de l'industrie pharmaceutique (AMIP), la production nationale couvre près de 68% des besoins du marché contre 85% en 2001. D'après certains pharmaciens, ce recul se justifierait par l'introduction de médicaments innovants (traitement oncologique) dont la production nécessite des investissements prohibitifs pour les industries locales. Cela a donc induit à leur importation.
Pour avoir un ordre de grandeur, les exportations de l'industrie pharmaceutique représentent un peu plus de 700 MDH (seuls 7% de la production nationale sont exportés) avec une prédominance des génériques. La France et le Sénégal ont été en 2012 les premiers clients du Maroc. Cela dit, le contrat-programme ayant l'ambition de porter le chiffre d'affaires à 16 Mds de DH en 2023 concernant le marché domestique et à 8 Mds de DH à l'export, accuse du retard dans son exécution, du fait de la mésentente entre le ministère de tutelle et les professionnels. Ce qui pénalise les exportations, car le contrat-programme a, entre autres, pour but de doper la production des génériques dont la demande sur les marchés internationaux observe une nette augmentation (39% de parts de marché en 2015).
Le lobbiying des multinationales
Ce contrat vise aussi à développer les médicaments à haute valeur technologique très demandés sur les marchés internationaux. Force est de constater, par ailleurs, que l'amélioration des exportations suppose préalablement un marché national dynamique qui constitue la trame de l'industrie pharmaceutique. Et pourtant Abdelghani El Guernei, président de l'AMIP, a déclaré lors de la conférence de restitution de la 7ème caravane de Maroc Export en Afrique que la consommation de médicaments reste encore faible au Maroc (400 DH/hbt/an). Outre cela, le président de l'AMIP déplore la concurrence internationale des multinationales qu'il juge désavantageuse pour le pays et ce, en raison de leur capacité de lobbying et de leur pouvoir financier colossal pour décrocher des marchés à l'étranger. Face à cela, il est clair qu'il faut un volontarisme des gouvernants pour appuyer l'industrie pharmaceutique marocaine à mieux se positionner sur les marchés porteurs. Le développement de celle-ci à l'export passe aussi par le renforcement de l'attractivité pour mieux capter les IDE. A ce titre, le récent investissement du groupe émirati Abraaj dans le groupe Stéripharma (acquisition de 10% de la société dépendant du groupe Stérifil) constitue un levier pour l'amélioration de l'offre exportable du groupe (bonnes pratiques de fabrication), tout en étoffant son portefeuille. Cela étant, un fait interpelle à plus d'un titre. Il s'agit de la vague d'externalisation vers les pays émergents (Inde, Afrique du sud, etc.), connue par l'industrie mondiale pharmaceutique. Et pourtant le pays en a peu profité. A ce titre, certains professionnels proposent d'opérer promptement un rattrapage en créant des plateformes industrielles intégrées, tout en développant des ressources humaines de haute expertise. A cela, il faudrait ajouter le développement d'activités d'essais cliniques et enfin la promotion de la recherche biomédicale. Faute de quoi, l'industrie pharmaceutique marocaine qui est un secteur à haute valeur ajoutée et dont le CA mondial pèse plus de 900 millions de dollars, risque de faire les frais de la concurrence des industries issues des pays développés et émergents.


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