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BCP / La Marocaine Vie : Benchaâboun court-circuite Omary
Publié dans Finances news le 29 - 05 - 2008

* L’accord de partenariat pour l’achat par la BCP de 43,54% du capital de LMV tombe à l’eau.
* Le nouveau PDG du GBP met donc fin à un projet initié par son prédécesseur.
* La BCP aurait fait une proposition à Moulay Hafid El Alamy pour l’acquisition de la CNIA.
C’est peut-être un peu fort de soutenir que Mohamed Benchaâboun a court-circuité Noureddine Omary. Pourtant, cela semble bien être le cas, au regard notamment de la tournure qu’a prise le rapprochement attendu de la BCP et de La Marocaine Vie. Un rapprochement qui a avorté, selon certaines sources, par la seule volonté du successeur de Omary à la tête du Groupe Banques Populaires. «La BCP a décidé de ne pas poursuivre le projet et la Société Générale respecte cette décision», souligne Marc Duval, PDG de La Marocaine Vie, ajoutant que «nous avions monté un projet de partenariat bien équilibré et surtout original, avec une compagnie d’assurance entre deux banques».
Pour rappel, en novembre dernier, un communiqué officiel faisait état de l’achat par la BCP de 43,54% du capital de LMV, cédés par la SGMB et Sogecap France, pour un montant de 96,6 MDH. L’accord de partenariat, qui confortait l’ambition de la BCP d’être un acteur majeur dans la bancassurance, devait se concrétiser au plus tard le 30 avril 2008, avec des produits qui devaient être commercialisés conjointement par la BCP, LMV et la SGMB.
Les termes du partenariat étaient donc on ne peut plus clairs. Qu’est-ce qui explique alors ce revirement de situation ?
Visions divergentes
Si, aujourd’hui, aucune explication officielle n’a été donnée, on a au moins une certitude : ce projet, c’est Omary qui en était l’initiateur, lui qui a toujours bataillé pour avoir une compagnie d’assurance… au même titre que les grandes institutions bancaires de la place. C’est son projet, mais guère celui de Benchaâboun. Parti à la retraite, il en a fait de Benchaâboun l’héritier légitime. Mais il semblerait que ce dernier ne veuille guère de ce legs.
Le nouveau PDG du GBP ne paraît, en effet, guère convaincu de la viabilité d’un rapprochement avec La Marocaine Vie, une compagnie qui, selon certaines sources, ne serait pas la compagne idéale pour accompagner les ambitions du Groupe dans le domaine des assurances. Benchaâboun aurait une vision foncièrement différente de celle de Omary, particulièrement en ce qui concerne ce dossier. On laisse ainsi entendre que le protocole d’accord aurait été rangé dans les tiroirs pour deux choses : la première est que l’essentielle de l’activité de LMV tourne autour de l’assurance Vie, quand bien même elle a essayé d’élargir son périmètre d’intervention à travers la signature de partenariats avec Eqdom, Zurich et Assalaf Châabi. Comparé à certaines compagnies de la place, son champ d’action reste donc relativement limité.
Sur un autre volet, ce partenariat n’offre pas à la BCP quitus pour la gestion. Et l’idée d’avoir à co-gérer LMV aux côtés de la Société Générale ne serait pas la bienvenue. Les propos de cet analyste vont dans le même sens. Selon lui, «il y a incompatibilité dans la mesure où la taille de LMV et sa spécialisation dans la Vie ne répondent pas aux ambitions qu’a la BCP pour ce secteur»
Par ailleurs, il faut noter que LMV a présenté des résultats en berne au titre de l’exercice 2007. Ainsi, tirant profit des synergies développées avec la Société Générale, elle a dégagé un chiffre d’affaires en hausse de 55% à 868 MDH. Pour autant, tant le résultat brut d’exploitation que le résultat net se sont inscrits en baisse, s’affichant respectivement à –15,9 et –23,9 MDH.
Tous ces éléments précités justifieraient donc que Benchaâboun ait désavoué Omary. Mais, dans le fond, est-il vraiment intéressé par le secteur des assurances ? Fait-il de la présence effective dans ce secteur une priorité dans le cadre de la politique de croissance du Groupe ?
Difficile de répondre à ces interrogations. Mais l’on sait, d’ores et déjà, que contrairement à Omary, il ne siège pas au Conseil d’Administration de Chaabi Courtage. Néanmoins, dans les milieux d’affaires, il se murmure que la BCP tient toujours à avoir…sa compagnie d’assurance. Et qu’elle aurait des visées sur un opérateur de la place.
Pendant ce temps, LMV poursuivra sa marche aux côtés de la SG et, comme le précise Marc Duval, «va se concentrer sur le développement de la bancassurance, tout en continuant sa stratégie de modernisation et de diversification de son offre et de ses partenaires».
Qui pour «remplacer» LMV ?
La CNIA serait dans la ligne de mire de la BCP. Cette dernière aurait offert 2 Mds de DH au patron de la CNIA, Moulay Hafid El Alamy, pour s’approprier la compagnie d’assurance. Compagnie que El Alamy a lorgnée pendant trois ans avant de pouvoir se l’approprier (au terme de 6 mois de négociations) suite à l’échec des négociations entre la CDG et le Groupe Arig, initialement actionnaire majoritaire de CNIA.
S’il est vrai que le montant de l’offre (2 Mds de DH) peut être sujet à caution, la cession de la CNIA, par contre, est dans le domaine du possible. Pour qui connaît l’homme d’affaires qu’est Moulay Hafid El Alamy, il est aisé d’admettre qu’il peut se «débarrasser» de sa compagnie d’assurance… sans état d’âme. Dans les milieux d’affaires, on le traite de commerçant : il achète et il revend. Mais pas n’importe comment. C’est ce qu’il a fait avec Agma (dont il a racheté 35% du capital pour 21 MDH en 1995), cédée au prix fort après l’avoir valorisée et introduite en Bourse.
D’ailleurs, l’homme ne s’émeut guère de ce qualificatif. Il en est même très fier. C’est un adepte du «tout est à vendre», tel qu’il l’a affirmé dans nos colonnes en avril 2007. «Je ne cultive pas de liens affectifs particuliers avec les biens de ce monde, car une affaire est appelée à passer d’une vie à l’autre», a t-il dit. C’est-à-dire, d’une main à l’autre. Et à la question de savoir si la CNIA était à vendre, sa réponse était sans équivoque : «pas question de la céder aujourd’hui. Mais si demain une opportunité se présente, tout est possible…
La proposition de la BCP (si effectivement proposition il y a) serait-elle alors l’opportunité tant attendue ? Peut-être bien. Si tel est le cas, il prendrait manifestement une belle revanche, lui qui, dans sa quête de partenaires pour reprendre la CNIA, s’était rapproché à l’époque de la BCP. Et comme réponse, il s’est vu dire : «nous ne sommes pas intéressés». C’est ce qu’on appelle l’ironie du sort.


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