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Industrie automobile : La crise mondiale profitera-t-elle au Maroc ?
Publié dans Finances news le 13 - 11 - 2008

* La crise mondiale de l’industrie automobile n’affectera pas le projet Renault-Nissan à Tanger, même si son effet s’est manifesté sur les équipementiers nationaux.
* L’organisation d’un événement comme l’AMT 2008 permettra de dévoiler les atouts du Maroc à l’heure où les constructeurs automobiles recherchent des coûts moins élevés.
Renault a décidé de réduire de 20 % sa production en Europe. Un choix dicté par la crise mondiale et un ralentissement sur les marchés de l’Europe élargie. «Renault va réduire de 20% sa production au quatrième trimestre en Europe en raison de la dégradation de ce marché, ce qui correspond aux mesures d'économie annoncées en juillet», avait déclaré Patrick Pelata, directeur général délégué de Renault à la presse internationale.
Cette décision intervient moins d’une année après la signature, entre le gouvernement marocain et l’Alliance Renault-Nissan, d’un accord concernant l’implantation d’un complexe industriel à Tanger-Med.
L’enjeu est de taille pour le Maroc, puisque ce site sera doté d’une capacité opérationnelle de 400.000 véhicules/an à terme, faisant de lui l'un des sites industriels les plus importants du bassin méditerranéen. Représentant un investissement capacitaire global de plus d’un milliard d'euros, ce complexe conduira à la création de 6.000 emplois directs et près de 30.000 emplois indirects.
Mais il ne faut pas s’alarmer outre mesure de la décision de Renault de réduire sa production, à en croire Abdelhak Mounir, Administrateur de l’Association Marocaine pour l’Industrie et le Commerce de l’Automobile (AMICA), et Directeur général de la société industrielle Mounir. Selon cet équipementier, «le projet se porte bien et continue à intéresser beaucoup d’industriels tant étrangers que marocains. La gamme qui a été choisie en montage à Tanger ne devrait pas être impactée par la crise ; bien au contraire, nous pensons qu’elle est plutôt vouée à un avenir prometteur».
D’un autre côté, la crise mondiale de l’industrie automobile n’est pas propre au groupe Renault et, inéluctablement, les effets se font ressentir au Maroc. Peut-être pas au niveau du futur complexe industriel de Tanger Med, mais certainement sur les équipementiers nationaux. Toujours selon Abdelhak Mounir, «le problème n’est malheureusement pas exclusif à Renault, mais c’est l’ensemble du secteur automobile mondial qui est touché. La crise est profonde et elle a commencé dans notre secteur, bien avant la crise financière. L’impact sur l’équipementier exportateur marocain est important, puisque la baisse des ventes et de la production conduit fatalement à une baisse des commandes pour les équipementiers, quel que soit leur rang. Pour les équipementiers qui livrent la SOMACA, le problème ne se pose pas. Bien au contraire, les quantités de production augmentent avec l’entrée en production de la Kangoo Long Life».
Mais comme un malheur n’arrive jamais seul, cette crise mondiale est en soi une opportunité à saisir par le Maroc. En effet, la réduction de la production, et parfois la suppression d’emplois, vient répondre à une contrainte des constructeurs qui cherchent des coûts de pièces et de main-d’œuvre de moins en moins élevés.
AMT 2008, pour dévoiler les atouts du Maroc
«Et si nous mettons tous les atouts de notre côté, nous devrions bénéficier d’une grande part du marché de l’Europe du Sud (Espagne, France, Portugal, voire l’Angleterre).
Ces atouts que nous devrions améliorer en permanence sont la disponibilité de compétences à coût raisonnable, la logistique disponible avec un transit time réduit du fait de la proximité de l’Europe, une culture proche de celle de nos partenaires et une infrastructure en constante amélioration», souligne l’administrateur de l’AMICA.
Dans le même sillage, cette association tiendra à partir de ce jeudi la première Convention d’Affaires Automobile dans le bassin méditerranéen, Automotive Meetings Tangier-Med 2008.
La Direction de Renault Tanger Med, la Direction des achats de Renault au Maroc, celle de General Motors en Espagne ainsi que le directeur RSO (Regional Sourcing Office) du Groupe Volkswagen à Vérone en Italie, ont confirmé leur participation à l’AMT.
Si la première est invitée pour présenter son objectif de production et d’intégration locales, l’occasion est offerte aux autres pour chercher à consolider leur sourcing au Maroc.
Des contacts sont en cours avec d’autres constructeurs dont : Fiat Auto et PSA qui comptent déjà des fournisseurs parmi les équipementiers installés au Maroc, ainsi que Jaguar Land Rover et BMW qui considèrent avec beaucoup d’intérêt le développement de leur sourcing au Maroc. Outre les constructeurs, des équipementiers de rang 1 sont inscrits : Faurecia, Leoni, Valeo, Yazaki, Delphi, Hutchinson, Ficosa, Lear, …. Tandis que d’autres sont sollicités pour prendre part à cet événement, notamment les membres de la FIEV (Fédération française des industries et des équipements pour véhicules), qui soutient l’AMICA dans l’organisation de l’AMT. D’autres démarches sont déjà entreprises auprès des associations et des clusters européens, en France, en Espagne, au Portugal et en Italie, pour inciter leurs membres à participer à l’AMT 2008 ; cette mission est confiée à un cabinet de consulting européen qui fait profiter l’AMICA de son réseau relationnel.
Quant aux équipementiers et industriels de la sous-traitance locaux, ils sont déjà une cinquantaine à s’être inscrits à cet événement, dans le dessein de se positionner au niveau du marché automobile marocain en pleine émergence.
De l’avis des industriels locaux, l’AMT est un outil de rencontre que l’AMICA avait prévu de mettre en place voilà déjà trois ans. Cet outil est nécessaire pour rapprocher les constructeurs des équipementiers de rang 1 et des sous-traitants autour du projet Maroc. «En tant qu’équipementier, je souhaite nouer un partenariat qui permettra à la fois d’offrir des capacités vis-à-vis du projet Renault-Nissan Tanger, d’augmenter l’intégration à la SOMACA et de voir s’ouvrir de nouveaux horizons à l’export», conclut Abdelhak Mounir.
A titre de rappel, le complexe Renault-Nissan de Tanger Med s’étendra sur une superficie de 300 hectares, situés dans la Zone Economique Spéciale «off shore» de Tanger, utilisant la plate- forme portuaire du port de Tanger-Med et bénéficiant des infrastructures logistiques de pointe développées par le Maroc dans la région.
Une telle implantation est lourde d’effets d’entraînement. Ainsi, l’industrie des équipements pour véhicules gagnera des acteurs en nombre qui s’installeront dans la région et de nouveaux métiers pourront s’y développer.
Ce projet Renault-Nissan place le Maroc dans le club très fermé des pays producteurs et exportateurs de véhicules. La compétitivité de ses ressources humaines, sa proximité de l’Europe et sa réactivité plaident en sa faveur.


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