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La cote s’apprête à accueillir Lydec
Publié dans Finances news le 30 - 06 - 2005

Lydec va s’introduire en Bourse en cédant 14% de son capital. L’opération devrait générer entre 235 et 269 MDH.
La période de souscription s’étale du 4 au 8 juillet. Le prix sera fixé le 13 juillet, tandis que la première cotation aura lieu le 18 du même mois. L’opération a été présentée mardi dernier à la presse.
La Bourse fait de plus en plus d’adeptes en cette période estivale. Après Dari Couspate qui fera bientôt partie du cercle restreint des sociétés cotées (cf. HYPERLINK "http://www.financesnews.press.ma" www.financesnews.press.ma), c’est au tour de la Lydec d’afficher ses ambitions. La société va en effet s’introduire en Bourse par cession de 14% de son capital. Le nombre d’actions offertes dans le cadre de cette opération, dont le conseiller et coordinateur global est CFG Finance, s’élève à 1.120.000 titres. Des titres qui proviennent respectivement de Suez Environnement qui a décidé de se délester de 4,75% du capital (379.661 actions), Elyo qui cède 3,25% (260.339 actions) et RMA Watanya qui se sépare de 6% (480.000 actions).
La fourchette de prix a été fixée à 210 – 240 DH pour une opération qui devrait donc rapporter entre 235,2 et 268,8 MDH. L’offre est déclinée en trois types d’ordres, dont le premier réservé aux salariés de Lydec ayant 6 mois d’ancienneté, avec un montant maximum à souscrire équivalent à 4 mois de salaire. Ces derniers bénéficient d’ailleurs d’une décote de 10% (prise en charge par Lydec) par rapport au prix appliqué aux ordres de types II et III, à condition de garder les titres au minimum pendant trois ans à compter de l’introduction en Bourse. Toute cession avant les 3 ans entraînera le remboursement de la décote à la Lydec qui, en outre, garantit le cours entre le 36ème et le 42ème mois.
Le type d’ordre II est réservé aux personnes physiques et morales, marocaines ou étrangères, résidentes ou non résidentes exprimant des ordres inférieurs ou égaux à 1 MDH. Le type d’ordre III est réservé aux personnes physiques et morales, marocaines ou étrangères, résidentes ou non résidentes exprimant des ordres strictement supérieurs à 1 MDH.
Les souscriptions démarreront dès le 4 juillet et s’étaleront jusqu’au 8 du même mois, tandis que la première cotation aura lieu le 18 juillet.
C’est lors de l’AGE tenue le 16 juin dernier qu’a été ratifiée la décision d’inscrire la Lydec à la cote. Telle que le signifie la note d’information, «l’introduction en Bourse de la Lydec s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’ouverture, de proximité et de transparence vis-à-vis des partenaires et clients de l’entreprise, initiée par les dirigeants de l’entreprise depuis le début du contrat de gestion déléguée». Il s’agira ainsi, à travers cette opération, de faciliter le recours à des financements externes ultérieurs grâce à un accès direct aux marchés financiers. Bien qu’il faille signifier que sur ce point précis, la Lydec n’est pas totalement en terrain inconnu, puisqu’elle a déjà eu recours au marché financier. Elle a, en effet, procédé, en 2004, à une émission obligataire pour le compte de son autorité délégante, à savoir les Communes Urbaines de Casablanca, Mohammedia et Aïn Harouda, ensemble successeurs de la Communauté Urbaine de Casablanca. Cette émission à recours limité sur la Lydec, d’un montant global de 1,05 Md de DH, portait sur 10.500 obligations d’une valeur nominale de 100.000 DH chacune placée exclusivement auprès des investisseurs institutionnels. Elle a été réalisée en une seule fois, mais comporte néanmoins deux tranches cotées à la Bourse des Valeurs de Casablanca : une tranche A (senior), d’une valeur de 775 MDH, amortie sur quinze (15) ans à compter de son émission et avec intérêt à un taux fixe de 6,77%; et une tranche B (subordonnée), d’un montant de 275 MDH, amortissable sur une période prévisionnelle de 15 ans à partir de son émission et assortie d’un taux d’intérêt de 6,95% révisable tous les cinq (5) ans. Cette opération entrait dans le cadre du financement du transfert du régime de retraite de la gestion déléguée.
Activité soutenue
Ayant débuté ses activités le 1er août 1997, la Lydec s’est très vite développée en mettant d’abord en place, en 1999, une filiale, Lydec Services, chargée d’assurer des missions de conseil et d’assistance, ainsi que des prestations dans le domaine du traitement des eaux usées et déchets, eau potable et électricité. Elle prendra en charge par la suite (janvier 2004) la gestion de l’éclairage public de la Commune de Casablanca et subira un changement de son tour de table avec les retraits de Endesa Europa, Agbarex et EDF International et l’arrivée d’actionnaires locaux, notamment RMA Watanya et Fipar-Holding. La Lydec assure également depuis mai 2005 la gestion de l’éclairage public de la Commune de Mohammedia.
Le développement de l’activité, soutenu par un programme d’investissement de 4,72 Mds de DH de 1998 à 2004 (dont 2,8 milliards consentis par la Lydec), s’est cependant appuyé sur une démarche qualité couronnée d’ailleurs par l’obtention de la certification Iso 9001 version 2000 tant pour la Lydec que pour Lydec Services.
Tout autant, la Lydec a décliné une stratégie circonscrite autour de la vision «Massira 2007» et visant, entre autres, à établir une relation de confiance et de proximité avec l’Autorité délégante, satisfaire la clientèle tout en concevant des tarifs adaptés et poursuivre la politique d’accès au service de l’eau et de l’assainissement pour les quartiers défavorisés en zone urbaine et en collaboration avec l’ONEP pour la zone périphérique des villes.
Perspectives
La poursuite de la politique de développement devrait permettre à Lydec de réaliser des résultats pour le moins satisfaisants. C’est ce qui ressort en tout cas des prévisions établies.
Ainsi, en 2005, le chiffre d’affaires total, en progression de 2,2% par rapport à 2004, devrait s’établir à 4,34 Mds de DH, dont 4,03 milliards pour les ventes fluides et 361 MDH pour les autres recettes. Cette hausse résulterait de l’augmentation du chiffre d’affaires électricité due à une constatation des volumes vendus sur janvier et février supérieure aux attentes (respectivement 10% et 11%) et une modification tarifaire des prix assainissement se traduisant par une croissance de la partie fixe.
L’excédent brut d’exploitation se situerait à 625 MDH, en hausse de 9,6% par rapport à l’exercice précédent, tandis que le résultat d’exploitation s’établirait à 362 MDH, soit +0,7% et le résultat net à 231 MDH.
Cette tendance haussière devrait par ailleurs être maintenue en 2006 et 2007. Durant cette période, il est notamment prévu une croissance du chiffre d’affaires de respectivement 3,4 et 3,3%. «Cette évolution s’inscrit dans une logique de régularité et est en conformité avec l’augmentation prévue en 2005», est-il précisé.
Le résultat d’exploitation s’apprécierait de 2,6% en 2006, puis 5,2% en 2007 grâce à la maîtrise des charges d’exploitation.
Dans le même sillage, le résultat net passerait de 238 MDH en 2006 à 250 MDH en 2007, évoluant en moyenne de 4,3% par an depuis 2004. «Ces niveaux de résultat net correspondent à des niveaux de rentabilité (RN/CA) stables autour de 5,5% sur la période. Cette rentabilité nette, en amélioration par rapport aux niveaux historiques, est principalement tirée par un niveau de chiffre d’affaires permettant de mieux amortir les charges fixes de l’entreprise», précise-t-on.
Notons, en outre, que du tableau de financement prévisionnel de Lydec, ressort un endettement supplémentaire d’environ 470 MDH sur la période 2005-2007. Un endettement qui devrait permettre le financement d’un programme d’investissement estimé à 1,21 Md de DH sur la même période et le remboursement de dettes financières à long terme à hauteur de 263,8 MDH sur 2005-2007.
Reste maintenant à savoir si les investisseurs répondront présents à l’appel de la Lydec. Les responsables de CFG y croient ferme en tout cas, précisant au passage que «le titre Lydec est une valeur de rendement, au regard de la régularité de la croissance du nombre de clients qui va être analysée sur la base, notamment, du rendement du dividende qui devrait se situer entre 9,4 et 10,7% en 2005». Tout autant, ajoutent-ils, «l’image positive dont elle jouit auprès des autorités et des clients, son actionnariat de qualité, ainsi que le fait qu’elle soit la première société de gestion déléguée de services publics à s’introduire en Bourse sont autant d’atouts qui motivent pour investir dans la valeur Lydec».


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