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Le rapport 2004 de Bank Al-Maghrib présenté au Souverain
Publié dans Finances news le 07 - 07 - 2005

Le gouverneur de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, a présenté hier au Souverain le rapport de l’institut d’émission relatif à l’exercice 2004. En résumé, les performances économiques et financières réalisées sont globalement positives et ont consolidé les fondements de la stabilité macroéconomique.
Le gouverneur a passé en revue succinctement les principaux développements économiques, monétaires et financiers qui ont caractérisé cet exercice, tels que retracés dans le rapport.
Il ressort de ce rapport que l’environnement international s’est caractérisé en 2004 par la dépréciation du Dollar par rapport à l’Euro et le redressement des marchés boursiers, ainsi que par le renchérissement du pétrole. Dans ces conditions, la croissance s’est globalement accélérée, bien qu’elle soit restée relativement modérée en Europe, principal partenaire du Maroc. Cette évolution s’est accompagnée d’un nouvel essor du commerce mondial et d’une inflation modérée, la situation de l’emploi ayant cessé de se dégrader.
Au niveau national, la croissance s’est poursuivie à un rythme soutenu, stimulée comme en 2003, par la demande intérieure tant de consommation que d’investissement. Le produit intérieur brut a en effet marqué un accroissement de 4,2%, recouvrant une progression de 1,9% de la valeur ajoutée des activités primaires et, surtout, une expansion de 4,7% de celle des autres secteurs. Dans le même temps, le taux de chômage a baissé, s’établissant à 10,8% à l’échelle nationale. L’inflation est demeurée contenue, avec un taux de 1,5%.
Les comptes extérieurs, pour leur part, ont continué de se consolider grâce à la poursuite de l’évolution favorable des recettes touristiques et des transferts des Marocains résidant à l’étranger, ainsi que du flux des investissements étrangers, notamment au titre des privatisations.
Pour ce qui est des finances publiques, les recettes ont marqué une hausse qui a concerné le produit des différentes catégories d’impôts, y compris cette année les droits de douane. En regard, les dépenses alourdies par les charges exceptionnelles ont enregistré une augmentation liée davantage à l’accroissement des charges de fonctionnement et de compensation et, dans une moindre mesure, de celles d’équipement, le service en intérêt de la dette étant resté quasiment inchangé. Dans ces conditions, le déficit budgétaire a atteint 3,2% du PIB, en léger dépassement par rapport à l’objectif de 3% programmé par la loi de finances.
Dégradation de la balance commerciale
Au niveau des transactions avec l’étranger, la tendance à la dégradation de la balance commerciale s’est accentuée en 2004, en relation avec la persistance de facteurs défavorables tels que le renchérissement du pétrole, la diminution de l’offre des produits de la mer et l’intensification de la concurrence étrangère sur certains produits.
Malgré son ampleur, le déficit commercial a été plus que couvert grâce à la poursuite de l’évolution favorable des recettes touristiques et des transferts effectués par les Marocains résidant à l’étranger. Aussi, le compte courant a-t-il dégagé un nouvel excédent de 2,2% du PIB. Compte tenu des privatisations et des paiements nets au titre de la dette extérieure, l’ensemble des opérations avec l’étranger s’est soldé par des entrées nettes de devises de l’ordre de 17 milliards de DH, portant ainsi les réserves de change à 144,8 milliards de DH, soit l’équivalent de 10 mois d’importations de biens et services.
Le flux de devises a été, dans une large mesure, à l’origine du dépassement de la valeur de référence de progression des agrégats de monnaie, ainsi que de la persistance des excédents de liquidités. Bank Al-Maghrib, dans ce contexte de surliquidité, a procédé à un affinement du cadre opérationnel de la politique monétaire, à travers notamment l’institution de la facilité de dépôt à 24 heures et des opérations de reprises de liquidités hebdomadaires sur appels d’offres.
A la faveur de la modération de la hausse des prix et de la demande de crédit, Bank Al-Maghrib, tout en maintenant inchangé son taux directeur, a favorisé la poursuite de la détente des taux d’intérêt. En effet, elle a régulé le marché monétaire principalement par le biais de la facilité de dépôt à 24 heures, l’équilibre s’établissant à un niveau proche du taux d’intérêt appliqué à cette facilité qui constitue la limite inférieure de la bande. En conséquence, le taux interbancaire a fléchi de 83 points de base, pour s’établir, en moyenne, à 2,39%, consolidant ainsi le mouvement baissier du niveau général des taux d’intérêt.
Pour ce qui est des agrégats de monnaie, ils ont connu une progression atteignant 7,7% pour M3 et 9,7% pour M1, soit un rythme supérieur à la norme de 6,5% à 7,5% fixée au début de l’année 2004. Ce dépassement traduit la poursuite de la transformation des portefeuilles, du fait des arbitrages qui ont continué de s’effectuer dans un contexte d’abondance des liquidités et de baisse des taux d’intérêt, notamment en faveur des comptes à vue, et ce au détriment des placements à terme. Il a, surtout, résulté du renforcement plus important que prévu des avoirs extérieurs nets.
Compte tenu du comportement des principales monnaies comprises dans le panier de cotation, le taux de change du Dirham a enregistré, en moyenne annuelle, une dépréciation de 1,9% par rapport à l’Euro et une appréciation de 8% à l’égard du Dollar. Pour sa part, le taux de change effectif du Dirham est resté stable en nominal et s’est légèrement déprécié en termes réels.
Performances économiques positives
Les performances économiques et financières réalisées en 2004, globalement positives, ont consolidé les fondements de la stabilité macroéconomique. Elles restent cependant insuffisantes eu égard aux enjeux et défis internes et externes auxquels le Maroc sera confronté à moyen terme.
La croissance économique reste, en effet, insuffisante face aux attentes en matière de lutte contre le chômage, la pauvreté et l’exclusion. À cet égard, l’Initiative nationale pour le développement humain lancée par Sa Majesté le Roi, lors du discours du 18 mai 2005, a souligné l’importance des défis liés aux déficits sociaux.
L’accélération de la croissance nécessite la création d’un environnement favorable à l’investissement, tant national qu’étranger, et une plus grande célérité dans la réalisation des réformes requises, tout en veillant à leur cohérence d’ensemble et à leur mise en œuvre de manière ordonnée. C’est à ces conditions que la compétitivité de l’économie pourra être améliorée, la relance des exportations favorisée et que le Maroc pourra se transformer en une plate-forme attractive pour les investissements et tirer ainsi parti de son intégration dans l’économie mondiale.
Afin d’augmenter la productivité, il convient d’éliminer les rigidités structurelles, liées notamment aux insuffisances en matière de gouvernance et de concurrence et de favoriser la réallocation des ressources vers les branches qui possèdent un potentiel de développement et offrent des avantages comparatifs. Il importe également de rattraper au plus vite le retard pris dans le processus de mise à niveau des entreprises.
Inscrivant son action dans un contexte d’ouverture de plus en plus marquée de l’économie sur l’extérieur, Bank Al-Maghrib a engagé les réformes lui permettant d’assumer pleinement les missions découlant de ses nouveaux statuts et du projet de loi bancaire. Ces actions visent notamment à adapter le cadre de la politique monétaire et à conférer au secteur bancaire ainsi qu’aux systèmes de paiement l’efficience requise.


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