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Afghanistan/talibans: Le désamour pour Joe Biden s'intensifie
Publié dans Hespress le 18 - 08 - 2021

Face au départ précipité des Américains d'Afghanistan, et le retour fulgurant des talibans au pouvoir, le président américain Joe Biden, essuie les critiques de toutes parts. La Maison Blanche tente de garder le cap et de préserver l'image du chef de l'Etat mais le mal est déjà fait, et le monde retiendra un seul nom pour faire porter le chapeau du chaos en Afghanistan, celui de Joe Biden.
Ni autocritique, ni justifications, le président démocrate assume jusqu'au bout sa décision de retirer les troupes américaines d'Afghanistan de la manière qu'il a choisie malgré les retombées immédiates qui se sont traduites par le retour des talibans dans une vitesse incroyable.
« Je suis le président des Etats-Unis et à la fin, c'est moi qui assume », avait déclaré Joe Biden lundi, dans une courte allocution à la Maison Blanche avant de reprendre ses vacances. La Maison Blanche l'avait présenté auparavant comme un homme toujours au fait des développements de la situation dans le pays.
Mais Joe Biden est resté silencieux, et surtout inactif face au redéploiement des talibans dans le pays, qui a pris tout juste 10 jours. Les Américains ont suivi avec intérêt l'allocution d'une vingtaine de minutes, consacrée à la situation dans le pays, eux qui ont suivi avec horreur les images terribles de milliers d'Afghans s'accrochant à un avion pour fuir leur pays face à un retour aux règles extrémistes des talibans.
« Après 20 ans, j'ai appris à contre-cœur qu'il n'y avait jamais de bon moment pour retirer les forces américaines », a déclaré mardi le président qui défendu « fermement » sa décision, mais son discours n'a pas convaincu.
Mercredi, il revient à la charge, l'idée « que d'une façon il y avait un moyen de sortir sans que le chaos s'ensuive, je ne vois pas comment cela est possible », a-t-il lancé. « Ni moi, ni personne, n'avons rien vu qui aurait indiqué un effondrement de cette armée et de ce gouvernement en 11 jours », a dit mercredi, lors d'une conférence de presse le chef d'état-major américain, le général Mark Milley.
Pourtant, dès le début du retrait précipité des troupes américaines, début août, le président afghan Ashraf Ghani, a accusé les Etats-Unis d'être responsables de la reprise du contrôle du pays par les talibans. « La situation actuelle est due à la brusque décision » de Washington, avait-il affirmé le 2 août.
Celui qui a dû fuir aux Emirats a estimé les Etats-Unis ont « importé » un processus de paix occidentalisé et ont scellé un pacte avec les talibans sans que le gouvernement afghan ne soit consulté ni associé à ce processus.
Le président américain a reconnu lundi que les talibans ont repris le pouvoir « plus rapidement que prévu », et estimé que son pays a donné aux soldats afghans « toutes les options pour déterminer leur propre avenir » et combattre les talibans.
« Les forces américaines ne peuvent, et ne devraient pas, mener une guerre et mourir pour une guerre alors que les forces afghanes n'ont pas la volonté de combattre pour elles-mêmes », a-t-il estimé, en terminant son discours en évitant de répondre aux questions des journalistes.
Mais les critiques aux Etats-Unis et dans le monde n'ont pas épargné Joe Biden qui s'est vu attribuer tout le poids des décisions de désengagement progressif des troupes américaines en Afghanistan depuis Barack Obama. Même son traditionnel allié, le Royaume-Uni s'est montré très critique envers Washington.
Dans l'opposition, les Républicains sont loin d'en avoir terminé avec l'histoire et réclament des explications sur ce retrait qui a terni selon eux l'image des Etats-Unis. L'administration Biden a « livré, comme c'était prévisible, un pays entier aux terroristes », a affirmé vendredi le chef des républicains à la Chambre des représentants Kevin McCarthy.
Et l'ancien président Donald Trump, interdit de Twitter a lancé une série de communiqués incendiaires critiquant son successeur. Dès dimanche, l'ancien locataire républicain de la Maison Blanche, s'exprimait sur ce retrait précipité en affirmant qu'il restera comme l'une des plus grandes défaites des Etats-Unis de l'histoire.
« Ce que Joe Biden a fait avec l'Afghanistan est mythique. Cela restera comme l'une des plus grandes défaites dans l'histoire américaine », a-t-il écrit, avant même que Kaboul ne soit prise pas les talibans.
« Le sujet, ce n'est pas que nous quittions l'Afghanistan, c'est que nous partions avec une incompétence crasse », a-t-il publié lundi, tout en appelant Joe Biden à démissionner face à ce cuisant échec. « Il est temps que Joe Biden, discrédité, démissionne pour avoir permis ce qui s'est produit en Afghanistan », a estimé le milliardaire républicain.
La presse américaine n'a pas épargné non plus de président septuagénaire, même celle qui l'avait défendu bec et ongles contre Donald Trump. « Que l'on trouve cela juste ou injuste, l'histoire retiendra que Joe Biden est celui qui a présidé à la conclusion humiliante de l'expérience américaine en Afghanistan », a tancé lundi le New York Times.
« Joe Biden a passé beaucoup plus de temps à défendre sa décision de quitter l'Afghanistan plutôt que de revenir sur la manière chaotique avec laquelle ce départ s'est déroulé » , a ajouté le quotidien américain.
Cette mission a été qualifiée de « ratée », mais aussi de « politique dangereuse », d'après les critiques, et sur la chaine CNN, l'opération a été qualifiée de « désastre ». De leur côté, les experts de l'Afghanistan ont estimé que ce retrait américain n'a été ni ordonnée ni effectué de manière responsable.
« Les vies afghanes détruites ou perdues resteront inscrites dans l'héritage » politique de Joe Biden, a asséné le Washington Post dans un éditorial jeudi.
Le conseiller de Joe Biden à la sécurité nationale Jake Sullivan a, tenté de défendre le démocrate mardi, tout en reconnaissant les « bavures » commises. « Lorsque vous mettez fin à vingt années d'intervention militaire (…) il faut prendre une série de décisions difficiles, et aucune de ces décisions n'a de résultat sans bavure », a-t-il avoué.
Les Américains eux aussi sont honteux de cette décision et de la manière avec laquelle elle a s'est orchestrée. Alors qu'ils étaient favorables au retrait américain, une fois que les résultats ont été exposés, les avis ont rapidement changé.
En avril, lorsque Joe Biden avait annoncé que tous les soldats américains quitteraient l'Afghanistan d'ici le 11 septembre, ils étaient 69% (des 1999 électeurs interrogés par Politico et Morning Consult) a être favorables. Interrogés une seconde fois entre le 13 au 16 août, seuls 49% restaient d'accord avec cette décision.


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