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Hausse des frais de scolarité : la détresse des parents face aux justificatifs des écoles
Publié dans Hespress le 18 - 07 - 2024

Face à la récente annonce de nombreuses écoles privées faisant état d'une augmentation des frais de scolarité pour l'année prochaine, l'inquiétude gagne de nombreux parents. Cette décision, justifiée par les établissements comme une nécessité pour leur survie économique, ravive le débat sur le financement de l'éducation et le rôle de l'État. Les détails.
Dès les premiers jours des vacances scolaires, les parents se voient déjà confrontés à la préparation financière de la rentrée. La période estivale, traditionnellement consacrée au repos et aux loisirs, se transforme pour beaucoup en une période de planification budgétaire, surtout avec les récentes annonces d'augmentation des frais de scolarité. Les familles doivent maintenant jongler entre profiter des vacances et anticiper les coûts accrus de l'année scolaire à venir.
Après, si l'école publique au Maroc était de bonne qualité et bénéficiait de l'attention et du budget nécessaires de la part des gouvernements successifs, les familles ne seraient pas à la merci des écoles privées. La situation actuelle, où ni le ministère ni aucune autre autorité n'a de contrôle sur les frais de scolarité des établissements privés, expose les parents à des augmentations imprévisibles et souvent lourdes de conséquences. Une école publique bien financée et performante offrirait une alternative solide, réduisant ainsi la dépendance des familles
La justification des écoles privées
Les responsables des écoles privées défendent cette hausse des frais en la liant à la conjoncture économique actuelle. Une source au sein de l'Alliance de l'enseignement privé au Maroc, explique que l'augmentation est inévitable face à l'inflation et aux coûts croissants de fonctionnement des établissements. La classe moyenne, principale clientèle des écoles privées, souligne-t-il, voit son pouvoir d'achat diminuer, mais continue de considérer l'éducation comme un investissement essentiel pour l'avenir des enfants.
Elle rappelle que ces institutions ne bénéficient d'aucun soutien de l'État, rendant les familles seules responsables du financement de ces établissements. Les augmentations des frais de scolarité sont cruciales pour permettre aux écoles de remplir leurs obligations financières, notamment envers leurs employés, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), et les divers services nécessaires au bon fonctionnement des établissements, soutient elle.
Les préoccupations des parents
Cette hausse des frais de scolarité suscite de nombreuses questions parmi les parents. Beaucoup se demandent si les écoles privées sont soumises à un quelconque contrôle. Un responsable au département de l'Enseignement scolaire privé au ministère de l'Éducation, clarifie que la loi actuelle ne permet pas au ministère d'intervenir dans la fixation des frais de scolarité des établissements privés. Les tarifs sont déterminés par la loi de l'offre et de la demande, laissant aux familles la liberté de choisir l'école qui correspond le mieux à leurs besoins et à leur budget.
Toutefois, ajoute le responsable, le ministère a exigé des écoles privées une transparence totale sur les prix, obligeant ces dernières à afficher clairement les coûts associés aux divers services et activités. Des contrôles réguliers sont effectués pour s'assurer du respect de cette directive.
Appel à un soutien de l'État
Pour alléger la charge financière des parents et promouvoir l'égalité des chances, l'Alliance de l'enseignement privé propose une intervention de l'État. Elle suggère de généraliser les dépenses publiques à tous les élèves, qu'ils soient inscrits dans le secteur public ou privé, en ce sens, estime-t-elle, que cette mesure garantirait une équité entre les familles, indépendamment de leur choix d'établissement scolaire, tout en favorisant la démocratisation de l'accès à l'éducation.
L'Alliance plaide également pour des subventions ou des exonérations fiscales pour les familles, similaires à celles accordées dans d'autres secteurs comme la santé. Notre source insiste sur le fait que ce soutien allégerait le budget de l'État en matière de construction et d'équipement de nouvelles écoles publiques, tout en réduisant la surpopulation dans ces dernières.
Ainsi, la hausse des frais de scolarité dans les écoles privées reflète une problématique complexe impliquant l'économie nationale, les politiques éducatives et la gestion des institutions privées. Les appels à une intervention étatique révèlent un besoin urgent de solutions pour équilibrer les intérêts des familles et des établissements scolaires, tout en assurant une éducation de qualité pour tous les enfants marocains.
Il y a un an, le ministère de de l'Éducation nationale a mis en place le « contrat-type » pour encadrer la relation parents-écoles privées. Depuis, les interactions entre les écoles privées et les parents d'élèves ont évolué. Selon le MEN, ce contrat, élaboré en partenariat avec les associations de parents et les propriétaires d'écoles privées, vise à prévenir les abus et les décisions unilatérales. « Ce contrat-type clarifie les droits et obligations de chaque partie et a institué une commission d'intermédiation et d'arbitrage au niveau des Directions provinciales pour traiter les recours et les éventuels litiges », est-il précisé.
Il permet en outre aux deux parties d'ajouter, d'un commun accord, des avenants pour spécifier d'autres aspects jugés pertinents et bénéfiques. Du côté du MEN, on assure qu' »il s'agit avant tout de garantir l'intérêt et le bien-être des élèves, tout en respectant le droit des familles de choisir l'école adaptée à leurs moyens et capacités. Le contrat met également l'accent sur la sécurité et la stabilité des enseignants et du personnel administratif ».
L'Alliance souligne, pour sa part, l'équilibre apporté par ce contrat. « Il garantit les droits de toutes les parties, assurant aux élèves un service éducatif de qualité et informant les parents des services offerts. Les engagements financiers des familles sont clairement définis, avec une durée d'enseignement de dix mois et une notification préalable pour toute augmentation des frais. Le contrat égalise l'enseignement en présentiel et à distance et organise le processus d'inscription avec des dates précises« , fait elle valoir.


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