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Le Maroc à Nice en porte-voix de l'Afrique à la Conférence de l'ONU sur l'océan
Publié dans Hespress le 08 - 06 - 2025

La capitale azurienne s'apprête à accueillir, du 9 au 13 juin, la 3è Conférence des Nations unies sur l'Océan (UNOC-3), une occasion pour faire entendre la voix africaine pour le développement d'une économie bleue inclusive et durable, au cœur des préoccupations du Maroc, doté d'une feuille de route ambitieuse dans ce domaine.
Selon le programme de cette grand-messe de l'environnement marin, le Maroc co-présidera, lundi à Nice, avec la France, le sommet «Afrique pour l'Océan » dédié aux enjeux de l'économie bleue dans le continent, avec la participation de chefs d'État, de gouvernement et de représentants de haut niveau d'organismes internationaux autour d'un échange sur les opportunités de développement de l'Afrique grâce aux ressources océaniques, tout en veillant à une gouvernance responsable des espaces marins.
Ce conclave, précise-t-on, portera entre autres sur la recherche de financements pour la mise en place d'infrastructures modernes et résilientes, la gouvernance de l'Océan et la gestion des stocks halieutiques, ainsi que la connectivité entre pays maritimes et pays enclavés. Le sommet aboutira sur des partenariats stratégiques sur l'Océan, avec des solutions adaptées aux enjeux régionaux.
En guise de préparation de l'Afrique à l'UNOC-3, réunissant à Nice chefs d'État et de gouvernement, représentants d'organisations internationales et différents acteurs engagés pour la préservation de l'Océan, un atelier de haut niveau s'était tenu, rappelle-t-on, le mois dernier à Bouknadel, près de Rabat, dans la perspective d'assurer une coordination optimale entre les parties prenantes, valoriser et fédérer les initiatives marocaines et africaines dans le domaine de la gouvernance des océans, ainsi que de renforcer la mobilisation autour des enjeux liés à la durabilité des écosystèmes marins.
Cette rencontre, initiée par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement en partenariat avec l'ambassade de France au Maroc, a été une occasion pour le Royaume de réaffirmer son engagement ferme en faveur d'une gouvernance durable des océans, conformément aux Hautes Orientations Royales, d'autant plus qu'elle a contribué à consolider la voix africaine en amont de l'UNOC-3 et à rappeler l'importance d'une mobilisation intergénérationnelle pour un avenir océanique durable.
Les différents participants qui représentaient des gouvernements africains, des organisations internationales, le monde scientifique, la société civile ainsi que les jeunes porteurs de projets pour l'océan, ont échangé autour de recommandations, en particulier africaines, concernant les priorités à porter lors de la conférence de Nice, à savoir le renforcement des connaissances scientifiques sur les océans, le financement de l'économie bleue durable et la protection des écosystèmes marins à travers des mécanismes multilatéraux inclusifs.
La secrétaire d'Etat chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich, avait rappelé à cette occasion que le Maroc s'est doté d'une feuille de route ambitieuse pour l'économie bleue qui inclut un cadre juridique maritime intégré, des plans d'aménagement des pêcheries, le développement des Aires Marines Protégées (AMP), et la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), tout en insistant sur la nécessité de faire entendre une voix africaine forte et coordonnée à l'UNOC-3, s'appuyant en cela sur les résultats d'événements structurants organisés au Maroc, tels que la consultation africaine de Tanger, le Forum Blue Africa Summit et l'atelier régional BBNJ de Rabat.
Le Maroc, rappelle-t-on, est l'un des premiers pays à avoir ratifié l'Accord sur la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales (BBNJ), témoignant de son engagement en faveur d'une gestion durable des ressources marines, conformément à l'Objectif de développement durable (ODD) n°14 relatif à la vie aquatique.
Les enjeux liés à la mise en œuvre et à la ratification de ce traité sur la haute mer, connu sous l'acronyme BBNJ pour Biodiversity Beyond National Jurisdiction, est identifié parmi les priorités de la 3è Conférence des Nations unies sur l'Océan, selon la présidence française.
«Cette conférence sera un moment clé de la mobilisation pour atteindre les 60 ratifications nécessaires à l'entrée en vigueur de l'accord dit « BBNJ », qui est un traité sur la haute-mer qui porte sur la protection de l'Océan situé en dehors des zones économiques exclusives (ZEE) et du plateau continental des États côtiers », a détaillé le porte-parole du Quai d'Orsay lors d'un point de presse.
Parmi les priorités de l'UNOC-3 figure également la mobilisation de financements publics et privés pour soutenir une économie bleue durable, «qui soit à même de concilier croissance économique, création d'emplois, et protection des océans ».
«À Nice, nous souhaitons ouvrir la voie de la décarbonation du transport maritime, par lequel transite 90% du commerce mondial, avec tous les grands armateurs et l'Organisation maritime internationale, avec l'objectif final d'une neutralité carbone en 2050 », a précisé le porte-parole.
Une autre priorité de ce sommet qui se veut « une opportunité historique face au changement climatique qui s'accélère et à la surexploitation des ressources marines », concerne le renforcement et la diffusion des connaissances liées aux sciences de la mer, pour « une meilleure prise de décision politique ».
Co-organisée par la France et Costa Rica, la 3è conférence sur les océans, qui se poursuivra jusqu'à vendredi, réunira plus de 50 chefs d'État et de gouvernement et plus de 1.500 délégués issus de près de 200 pays, selon l'ONU.
Au programme, 10 réunions plénières, 10 tables rondes thématiques, une zone bleue réservée aux délégations officielles et une série de forums parallèles.
Placée sous le thème « Accélérer l'action et mobiliser tous les acteurs pour conserver et utiliser durablement l'océan », la conférence passera au crible plusieurs aspects liés aux océans, allant de la pêche durable à la pollution marine, en passant par les interactions entre climat et biodiversité.
Après New York en 2017 et Lisbonne en 2022, cette nouvelle édition se veut « une étape majeure » dans l'agenda international de la gouvernance des océans, confrontée à de nombreux défis liés notamment au changement climatique, à la hausse du niveau des mers, à la pollution marine, à la surpêche et à la pêche illégale.


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