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Internet haut débit : Le Maroc progresse, mais les inégalités persistent
Publié dans L'opinion le 26 - 07 - 2025

Selon le dernier rapport du Speedtest Global Index de juin 2025, le Maroc grimpe à la 59ème place mondiale en matière de vitesse de connexion Internet fixe, avec un débit moyen de 67,06 Mbps. Une avancée notable, malgré de fortes disparités territoriales, alors que la 5G doit être lancée en novembre.
Le Maroc a gagné deux positions dans le classement mondial de la vitesse de l'Internet fixe, se hissant à la 59ème place sur les quelque 180 pays évalués dans le Speedtest Global Index publié par la société américaine Ookla. Avec une vitesse moyenne de téléchargement de 67,06 Mbps au mois de juin 2025, le pays affiche une amélioration continue par rapport aux mois précédents.

Cette performance s'inscrit dans un contexte d'accélération de la modernisation du réseau national, sous l'effet de plusieurs chantiers publics et privés dans le domaine des télécommunications. Les investissements dans la fibre optique, le renforcement de la concurrence entre opérateurs et les efforts de régulation ont permis une montée en qualité notable du service d'accès à Internet.

Selon l'Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT), le taux de pénétration d'Internet fixe au Maroc a atteint 22,7 % au premier trimestre 2025, contre 20,2 % une année auparavant. Par ailleurs, le trafic Internet global a progressé de 26 % sur la même période, ce qui témoigne de l'accroissement de la demande et de la consommation de services numériques, notamment dans les domaines de la vidéo à la demande, de l'enseignement à distance et du télétravail.

Comparaisons régionales : Une position intermédiaire

Sur le plan régional, le Maroc se classe derrière la Tunisie, qui occupe la 52ème place avec une vitesse moyenne de 75,90 Mbps, mais devant l'Algérie, qui arrive à la 89ème place avec un débit de 36,99 Mbps. Dans le contexte nord-africain, le Royaume maintient ainsi une position intermédiaire, tout en affichant un rythme d'amélioration régulier depuis 2023.

Au niveau du monde arabe, la hiérarchie est dominée par les pays du Golfe, avec en tête les Emirats Arabes Unis, qui enregistrent une vitesse exceptionnelle de 546,14 Mbps. Le Qatar et le Koweït suivent avec des débits supérieurs à 300 Mbps. En revanche, des pays comme la Libye ou la Syrie se situent à l'autre extrême du spectre, avec des vitesses inférieures à 25 Mbps.

Cette disparité s'explique par la concentration des investissements en infrastructures dans les pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), qui ont massivement misé sur la digitalisation comme levier de diversification économique. À l'opposé, les Etats en situation de crise ou confrontés à des défis sécuritaires structurels peinent à moderniser leurs réseaux.

Cap sur la 5G : Une promesse technologique dès novembre 2025

L'amélioration des performances de l'Internet fixe intervient alors que le Royaume prépare activement le lancement commercial de la 5G, prévu pour novembre 2025. Le ministère de la Transition numérique a annoncé que cette technologie devrait couvrir 25 % de la population d'ici la fin de l'année, avec un objectif de 70 % à l'horizon 2030.

Cette transition technologique s'accompagne d'un renforcement des capacités réseau, notamment grâce à la généralisation de la fibre optique, à l'ouverture à de nouveaux opérateurs, et à la réorganisation du spectre fréquentiel. Elle vise à doper la compétitivité numérique du Maroc et à favoriser l'essor de services innovants : villes intelligentes, e-santé, agriculture connectée ou industrie 4.0.

Selon le rapport 2024 de la Banque Mondiale sur l'économie numérique au Maghreb, le développement de la 5G pourrait générer, à l'échelle régionale, près de 15 milliards de dollars de gains de productivité cumulés à l'horizon 2035, à condition que les Etats investissent de manière coordonnée dans les infrastructures et dans la formation numérique.

Des disparités territoriales persistantes

Malgré ces avancées, l'accès à Internet rapide reste inégalement réparti sur le territoire. Les zones rurales et périurbaines continuent de souffrir d'une couverture réseau insuffisante, d'une faible densité en infrastructures et d'une offre commerciale peu adaptée. De nombreuses localités demeurent exclues des avantages du haut débit, accentuant la fracture numérique entre les régions.

Selon plusieurs experts, le développement du très haut débit au Maroc devra être accompagné d'une stratégie de réduction des inégalités d'accès. Cela passe par des incitations fiscales pour les opérateurs dans les zones reculées, une régulation ciblée et la poursuite des programmes publics de couverture universelle.

En 2024, un rapport de la Cour des Comptes sur la mise en œuvre du Plan national pour le développement du haut débit a révélé que 40 % des communes rurales ne disposaient toujours pas de connexion Internet stable, malgré les engagements contractés par les opérateurs dans le cadre du Service Universel des Télécommunications (SUT). Ce constat alimente les appels à une meilleure gouvernance et à un pilotage renforcé des politiques publiques en matière de connectivité.

Un bilan en progression, des efforts à poursuivre

Le classement de juin 2025 confirme la dynamique positive du Maroc dans le domaine des infrastructures numériques. Toutefois, cette trajectoire ascendante gagnerait à être consolidée par une approche inclusive, visant à garantir un accès équitable à la connectivité pour l'ensemble des citoyens, quels que soient leur lieu de résidence ou leur statut socio-économique. Alors que la 5G s'annonce comme un levier de transformation, le défi principal reste celui de l'intégration territoriale du numérique au service du développement.

À cet égard, la réussite du Maroc dépendra de sa capacité à intégrer le numérique dans une vision globale du développement durable, en liant connectivité, inclusion sociale et innovation. L'enjeu ne se limite plus à la vitesse de connexion, mais à sa capacité à créer de la valeur, à réduire les inégalités et à préparer la société aux exigences de la transition numérique mondiale.

Yassine ELALAMI


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