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Stellantis choisit le Maroc pour se réinventer, au grand dam de l'Italie
Publié dans Hespress le 29 - 07 - 2025

Alors que l'Italie espérait un retour en grâce de ses marques emblématiques avec l'arrivée d'un nouveau patron italien chez Stellantis, c'est vers le Maroc que le groupe automobile tourne résolument son regard. Une décision stratégique qui marque un tournant industriel majeur.
Depuis son inauguration en 2019, l'usine Stellantis de Kénitra n'a cessé de monter en puissance. Cette dynamique s'apprête à franchir un nouveau cap. Comme l'a souligné le média spécialisé Motorpasion, le groupe a annoncé un investissement colossal de 1,2 milliard d'euros pour transformer le site marocain en l'un des principaux centres de production du groupe à l'échelle mondiale. L'ambition est claire : doubler les capacités actuelles pour atteindre 535.000 véhicules par an, puis viser, à l'horizon 2030, la production d'un million d'unités.
Une montée en gamme accélérée
Jusqu'ici dédié aux micro-véhicules électriques tels que la Citroën Ami, l'Opel Rocks-e ou encore le Fiat Topolino, le site de Kénitra va désormais élargir son spectre industriel. Il assemblera des moteurs hybrides — à raison de 350.000 unités par an — et des véhicules électriques à trois roues, à l'instar du nouveau Fiat Professional TRIS. Il intégrera également une ligne de production de bornes de recharge, avec un objectif de 204.000 unités. Ce repositionnement, qui s'inscrit dans la stratégie d'électrification globale du groupe, va générer 3.000 emplois supplémentaires au Maroc.
L'Italie reléguée au second plan
En Italie, cette réorientation est vécue comme une gifle. Malgré le départ de Carlos Tavares et l'arrivée d'Antonio Filosa à la tête de Stellantis en début d'année, Rome espérait un recentrage des investissements sur le territoire italien, berceau historique des marques Fiat, Lancia, Alfa Romeo ou Maserati. Or, les rares projets annoncés dans la péninsule, comme le Fiat 500 hybride à Mirafiori ou le futur Lancia Gamma à Melfi, restent marginaux par rapport aux volumes projetés au Maroc, mais aussi en Pologne, en Serbie ou en Espagne, note Motorpasion.
Le cas du Fiat Topolino, produit à Kénitra mais arborant un drapeau italien sur son design, a illustré les tensions croissantes entre le groupe et les autorités italiennes. Le véhicule n'a pas été homologué en Italie, en raison des règles d'étiquetage liées au "made in", et l'affaire a été perçue comme une provocation, fait-on remarquer. Pour l'Italie, autrefois soutien inconditionnel de Fiat via des aides publiques, le constat est amer : elle perd aujourd'hui la bataille des investissements et de la compétitivité.
Une stratégie fondée sur la performance industrielle
Stellantis ne s'en cache pas : son objectif est de rationaliser ses coûts et d'optimiser sa chaîne de valeur. Dans cette optique, le Maroc apparaît comme un partenaire de choix. Il offre une main-d'œuvre qualifiée, un cadre logistique intégré avec le port de Tanger Med, une proximité avec l'Europe, et des politiques publiques favorables à l'industrie automobile. Le choix du royaume chérifien n'est donc ni politique ni sentimental, mais purement industriel.
Selon Motorpasión, cette stratégie pourrait encore s'accentuer à partir de 2026, avec l'introduction de la plateforme Smart Car à Kénitra, la même que celle utilisée pour produire le Fiat Panda à Kragujevac, en Serbie. Ce déploiement renforcera encore la place du Maroc dans la carte industrielle mondiale du groupe.
Un test crucial pour le nouveau patron de Stellantis
Antonio Filosa, le nouveau PDG du groupe, est attendu ce mardi 29 juillet pour la présentation des résultats semestriels de Stellantis. Si la Bourse semble jusqu'ici valider ses choix — le titre ayant gagné 2,1 % après l'annonce de l'investissement au Maroc —, le débat est plus houleux sur le plan politique. En Italie, l'inquiétude grandit face au désengagement progressif du groupe, et certains responsables dénoncent une rupture avec l'ADN historique de Fiat.
Mais pour Stellantis, l'heure n'est plus à la nostalgie. Le Maroc n'est pas la cause d'un abandon de l'Italie, mais le reflet d'une mutation structurelle : celle d'une industrie automobile en quête de rentabilité, d'agilité, et d'avenir.


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