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Régions montagneuses : appels à repenser le développement touristique
Publié dans Hespress le 05 - 01 - 2026

Face au potentiel encore sous-exploité des territoires d'altitude, des acteurs de la société civile appellent à repenser le développement touristique des régions montagneuses du Royaume. Ils plaident pour des projets durables, à même de transformer l'enneigement en véritable levier économique au bénéfice des populations locales, au-delà des logiques saisonnières et des événements ponctuels.
Des acteurs de la société civile engagés en faveur des régions montagneuses estiment que les chutes de neige enregistrées actuellement constituent une véritable ressource pour les populations ayant choisi de vivre dans ces territoires, dans la mesure où elles attirent de nombreux visiteurs. Ils relèvent toutefois que si la ville d'Ifrane bénéficie d'infrastructures adaptées, la région de Bouiblane, malgré un enneigement important ces dernières années, reste dépourvue d'équipements d'accueil et de routes appropriées.
La Coalition civile pour la montagne plaide ainsi pour « l'instauration d'une nouvelle dynamique » à travers la création d'infrastructures d'hébergement dotées des équipements nécessaires. L'objectif est de permettre à l'ensemble des zones du Maroc concernées par les chutes de neige de tirer profit des retombées économiques et touristiques, et d'assurer une exploitation effective de leurs atouts naturels. La coalition estime par ailleurs que plusieurs territoires disposent d'un potentiel touristique exceptionnel, qui nécessite surtout d'être entretenu, valorisé et soutenu par des mesures publiques adaptées.
Dans ce cadre, son président, Mohamed Ddich, fait état d'une « double injustice » dont souffrent les régions montagneuses. Celle-ci se manifeste, d'une part, par la rudesse des conditions climatiques – froid, enneigement et baisse des températures – conjuguée à la fragilité des infrastructures routières, et, d'autre part, par la faible valorisation économique de la neige, malgré les dégâts qu'elle occasionne sur les infrastructures et la couverture végétale.
Dans une déclaration à Hespress, Ddich a indiqué que les visiteurs se limitent souvent à des séjours très courts, n'excédant pas une demi-journée, sans nuitée sur place ni contribution réelle à la promotion des produits locaux. Une situation qui freine, selon lui, l'essor économique et conduit à ce que le coût des dommages causés par la neige dépasse les bénéfices qu'elle pourrait générer, en l'absence d'une vision d'investissement intégrée.
S'agissant du contexte national, le responsable associatif a relevé que la dynamique que connaît le Maroc, notamment à travers le sport et le football et le rayonnement international induit par les grands événements, ne s'est pas traduite de manière satisfaisante dans les zones montagneuses, pourtant en mesure d'en bénéficier. Il a cité, à ce propos, l'exemple de la région de Fès-Meknès.
Il a précisé que l'essor lié aux compétitions sportives reste largement concentré dans la ville de Fès, tandis que des villes et provinces voisines, comme Sefrou, en demeurent à l'écart. Cette situation, selon lui, pose avec acuité la question de l'équilibre dans la répartition des retombées économiques issues du tourisme et du sport. Une planification en amont aurait, à ses yeux, nécessité une réflexion sur le développement et la commercialisation des ressources disponibles dans les régions montagneuses afin que leurs habitants puissent en bénéficier.
Mohamed Ddich estime enfin que toute démarche de développement efficace doit s'inscrire dans une perspective stratégique, fondée sur des programmes et des politiques garantissant un développement durable et non saisonnier. Celui-ci ne devrait pas être limité aux périodes hivernales ou estivales, ni dépendre d'événements ponctuels, mais reposer sur un investissement continu dans les compétences locales. Il appelle ainsi à une révision structurelle de la vision de développement des régions montagneuses, conformément au principe d'équité territoriale rappelé à deux reprises dans le discours royal en 2025.
Selon lui, la loi de finances 2026 représentait un véritable test de la capacité du gouvernement à traduire ces orientations en actions concrètes et à réduire les disparités régionales. Il a fait part de la déception de la coalition face à un texte jugé en deçà des ambitions affichées, tant en matière de budgets que de mécanismes de gouvernance et de mise en œuvre. Il a également noté que les espoirs reposent aujourd'hui principalement sur l'impact des précipitations pour soutenir l'agriculture et les territoires montagneux, dans l'attente de politiques publiques plus efficaces.
Le président de la coalition a enfin insisté sur la nécessité de lancer une nouvelle génération de programmes et de parcours de développement territorial, reposant sur de véritables approches participatives, capables de dépasser le cadre des rencontres formelles pour associer concrètement les citoyens à la planification, à l'exécution et à l'évaluation des projets, en vue de bâtir un modèle de développement territorial productif et équitable.


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