L'année 2025 a marqué un tournant historique pour le football mondial sur le plan économique. Selon le dernier rapport annuel publié par la FIFA, les dépenses liées aux transferts ont atteint un niveau inédit, culminant à 13,11 milliards de dollars, soit près de 11 milliards d'euros, un record absolu. Jamais auparavant les clubs n'avaient franchi le seuil symbolique des 10 milliards de dollars en indemnités de transfert. Par rapport à 2024, la hausse est spectaculaire (+50 %), tandis que le précédent sommet établi en 2023 est dépassé de plus de 35 %. Après un léger ralentissement l'année précédente, le marché a donc retrouvé une dynamique particulièrement soutenue. Cette inflation se reflète également dans l'activité globale des transferts. En 2025, 86.158 mouvements internationaux impliquant des joueurs et joueuses, professionnels comme amateurs, ont été enregistrés, établissant là aussi un nouveau record. Sur le plan des nationalités, les footballeurs français arrivent en tête des joueurs les plus valorisés sur le marché, avec 1,67 milliard de dollars dépensés par les clubs pour les recruter. Ils devancent les Brésiliens, dont les transferts ont représenté 1,21 milliard de dollars sur l'année. Du côté des clubs, la domination anglaise reste écrasante. Manchester City, Liverpool et Chelsea figurent aux trois premières places des clubs les plus dépensiers de 2025. La Premier League place ainsi onze représentants parmi les vingt plus gros investisseurs européens. À l'inverse, le Paris Saint-Germain, pourtant sacré champion d'Europe, ne figure pas dans ce Top 20 cette année. La Ligue 1 reste néanmoins visible avec deux clubs présents dans ce classement : Strasbourg, auteur de dépenses dépassant les 125 millions d'euros, et l'Olympique de Marseille, qui ferme le Top 20. Parallèlement, le football féminin poursuit sa montée en puissance, bien que les montants restent sans comparaison avec ceux du football masculin. En 2025, les indemnités de transfert des joueuses ont atteint 28,6 millions de dollars, soit une progression de 80 % en un an. Le nombre de transferts internationaux de joueuses professionnelles a également augmenté, avec 2.440 mouvements recensés, en hausse de 6,3 % par rapport à 2024. Ces chiffres confirment une tendance lourde : le marché des transferts, toutes catégories confondues, s'impose plus que jamais comme un moteur économique central du football mondial.