La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a estimé que la transformation de l'Office national des hydrocarbures et des mines en société anonyme permettra de lutter contre les situations de monopole, agira pour une de meilleurs prix de l'énergie et des minerais. S'exprimant devant les députés, la ministre est revenue sur le projet de loi n° 56.24 relatif à la transformation de l'ONHYM, en estimant que ce changement permettra de repositionner l'institution dans le tissu économique national. Le projet de loi, a-t-elle ajouté, s'inscrit pleinement dans le cadre des orientations royales et a pour objectif d'améliorer la gouvernance de l'Office, de renforcer sa performance et son efficacité, afin de lui permettre d'assumer pleinement son rôle d'acteur clé du développement économique et social à l'échelle nationale. A ce titre, elle a rappelé le discours royal prononcé à l'occasion de la Fête du Trône du 29 juillet 2020, dans lequel le Roi Mohammed VI avait appelé à accélérer le lancement d'une réforme profonde du secteur public et à corriger les dysfonctionnements structurels dont souffrent les établissements et entreprises publics. La ministre a indiqué que le secteur du gaz naturel et les infrastructures qui y sont liées ont connu un retard notable dans la concrétisation de plusieurs chantiers, précisant que cela est notamment dû à des inquiétudes et interrogations liées au cadre institutionnel. Elle est revenue notamment sur les conclusions de la Cour des comptes qui a mis en avant le retard de plusieurs projet en raison des contraintes institutionnelles. Parmi ces contraintes figurent, selon la ministre, des problématiques liées à la compréhension, des risques de fuite d'informations, ainsi que des craintes, voire des pressions, pouvant affecter certains acteurs privés et publics dans les domaines de l'énergie et des mines. Elle a ajouté que plusieurs intervenants expriment des préoccupations concernant les situations de conflits d'intérêts, l'absence de neutralité concurrentielle de certaines entreprises publiques, ainsi que les risques de monopole. Sur ce point, elle a estimé que les risques de monopoles pouvaient entraîner une hausse injustifiée des prix pour les citoyens et pour le tissu économique national, tout en agissant comme un frein vers l'accès aux technologies modernes et propres, au détriment du processus de transition énergétique. Enfin, la ministre a ajouté que cette transformation qui a été adoptée par le vote du projet de loi, permettrait de favoriser davantage des prix raisonnables de l'énergie et des minerais, et constituait un pas de plus pour réduire le chômage, en particulier dans les secteurs confrontés à des difficultés d'accès à une énergie compétitive, notamment le gaz naturel et contribue au renforcement de la souveraineté énergétique et minière du Royaume, tout en évitant les situations de conflits d'intérêts et de monopole.