Des événements antisportifs ont entaché le match nul (0-0) entre l'AS FAR et Al Ahly au Caire, comptant pour la dernière journée de la phase de groupes de la Ligue des Champions de la CAF. La rencontre a été marquée par une série d'agressions ciblant à la fois les joueurs de l'équipe militaire et ses supporters présents au Stade du Caire, dans une atmosphère délétère. Les joueurs de l'AS FAR ont été la cible de jets de bouteilles et de projectiles de la part des supporters d'Al Ahly alors qu'ils regagnaient les vestiaires à la mi-temps ; l'un de ces projectiles a d'ailleurs touché le joueur Ahmed Hammoudan. Ces scènes regrettables, qui ternissent l'image du football continental, remettent sur le devant de la scène la gestion de la CAF sous la présidence de Patrice Motsepe, souvent critiquée pour sa politique de deux poids, deux mesures et l'incohérence des critères adoptés par ses commissions juridiques. La violence ne s'est pas limitée aux acteurs sur le terrain. Les gradins du stade ont également été le théâtre d'agressions à l'encontre du public de l'AS FAR, perpétrées tant par certains partisans d'Al Ahly que par des agents chargés de la sécurité, le tout dans un climat tendu dépourvu des conditions élémentaires d'organisation et de sécurité. Sur la pelouse, la tension était également palpable, des altercations entre joueurs ayant contraint l'arbitre à avertir Rabie Hrimat côté marocain et Taher Mohamed côté égyptien. Ces incidents imposent une comparaison directe avec le match aller disputé au Maroc. Bien que les événements y aient été de moindre gravité, la commission de discipline de la CAF avait alors réagi avec célérité, sanctionnant l'AS FAR de deux matchs à huis clos pour ses rencontres continentales à domicile, assortis d'amendes totalisant 100 000 dollars américains. Aujourd'hui, les instances disciplinaires de la CAF se retrouvent face à un véritable test de crédibilité. Avec ce nouveau dossier lourd sur la table, l'opinion publique attend des décisions fermes qui reflètent le principe d'égalité des chances et protègent les équipes visiteuses contre des pratiques nuisibles à la réputation du football africain. Il est à noter que, malgré ce contexte, Al Ahly et l'AS FAR ont tous deux validé leur qualification pour les quarts de finale, tandis que les Young Africans et la JS Kabylie quittent la compétition.