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Le fils de Mehdi Hijaouy révèle le "syndrome" du mensonge" dont souffre son père
Publié dans Hespress le 12 - 03 - 2026

Dans une déclaration qui apporte un nouvel éclairage sur l'affaire de Mehdi Hijaouy, ancien fonctionnaire révoqué des services de renseignement extérieur marocains et actuellement en fuite à l'étranger, son fils Yazid Hijaouy est sorti de son silence pour livrer une version des faits différente de celle relayée par certains médias étrangers et par des cercles hostiles au Royaume.
Dans un entretien accordé à Hespress, Yazid Hijaouy a rejeté la thèse de la « victime politique » que son père tentait de promouvoir hors du Maroc, révélant, selon ses propres termes, des éléments sur la vie d'un homme qui a passé de longues années dans un engrenage de mensonges et d'escroqueries, dont la première victime a été sa propre famille.
Le « syndrome du mensonge », un visage caché
Yazid Hijaouy affirme que les événements actuels n'ont pas surpris la famille, expliquant que son père souffrait depuis des années de ce qu'il qualifie de « syndrome du mensonge ».
Selon lui, les comportements de manipulation et de tromperie ne visaient pas uniquement l'extérieur, mais également les membres de la famille, qui ont vécu pendant des années dans une situation marquée par les mensonges et les problèmes provoqués par le père.
« C'est quelqu'un qui a toujours dissimulé un passé rempli de mensonges. Il ne pense qu'à l'argent et n'a pas de véritables valeurs », a-t-il déclaré.
L'interlocuteur remonte à l'année 2017 pour situer le début de la rupture familiale, lorsque son père s'est séparé de sa mère, avant que le divorce ne soit officiellement prononcé en 2020. Depuis cette date, affirme-t-il, les liens avec son père ont été définitivement rompus.
« Nous n'avons plus aucune relation avec cette personne... Il nous a causé beaucoup de tort avant même que cette affaire n'éclate », déplore-t-il.
La famille, première victime
Le fils de Mehdi Hijaouy insiste sur le fait que la famille a été la première victime de ses agissements. Selon son témoignage, ses proches ont vécu une succession d'incidents liés au mensonge et à l'escroquerie, allant même, selon lui, jusqu'au vol de biens à l'intérieur du domicile familial.
Il affirme notamment que sa mère a été victime du vol de certains de ses biens personnels, notamment des bijoux et ornement en or, pour ensuite les offrir à sa nouvelle épouse.
« Peut-on désigner comme étant un Homme quelqu'un qui entre dans la maison de son ex-femme pour voler ses bijoux afin de les offrir à sa nouvelle épouse ? », s'est-il interrogé.
Il estime que ce type de comportement ne constitue pas un incident isolé mais s'inscrit dans un schéma répété de tromperie au sein de la famille.
Interrogé sur l'existence d'un quelconque contact avec son père aujourd'hui, Yazid Hijaouy répond sans ambiguïté : « Non, nous n'avons évidemment aucun contact avec lui... Nous ne savons même pas vers quel pays il s'est enfui ».
La famille, poursuit-il, a décidé de l'exclure définitivement de sa vie. « Nous vivons notre vie loin de lui. Pour moi, mon père est mort... Je suis orphelin », confie-t-il.
Dans un ton chargé d'émotion, il fait observer : « Il m'a fait souffrir, il a fait souffrir ma famille et il a détruit beaucoup de choses. C'est la position de toute la famille, y compris mes frères. Nous le laissons à la justice divine...».
Rejet de la thèse de la « victime politique »
Parmi les points sur lesquels Yazid Hijaouy insiste figure le rejet de la version des faits présentée par son père à l'étranger, en se présentant comme une « victime politique ».
« Il essaie de se faire passer pour une victime politique... mais je suis son fils et je peux témoigner qu'il s'agit simplement d'un escroc », assure-t-il.
Selon lui, l'argument de la persécution politique utilisé à l'étranger, et parfois relayé dans certains cercles au Canada, ne serait qu'une tentative d'échapper à la justice.
En revanche, il affirme que sa famille n'a jamais été impliquée dans des activités suspectes, soulignant son attachement aux constantes nationales : « Nous sommes une famille patriote et monarchiste. Notre devise est toujours : Dieu, la Patrie, le Roi ».
Il rappelle également que l'histoire familiale est liée au service du pays, évoquant le parcours de son grand-père qui avait servi comme militaire et participé à des guerres.
Yazid Hijaouy rejette par ailleurs toute implication personnelle, ou celle d'autres membres de sa famille, dans les affaires judiciaires visant son père.
« J'ai été proche de mon père à une certaine période de ma vie, mais à partir de l'âge de 21 ans j'ai pris mes distances », explique-t-il, ajoutant : « Ma mère est une femme d'affaires et entrepreneure, moi je travaille et je compte sur moi-même. Nous vivons de notre travail et nous n'avons pas besoin d'escroquer qui que ce soit. Nous n'avons jamais pris un seul dirham à qui que ce soit ».
Concernant les rumeurs selon lesquelles son père détiendrait des « dossiers sensibles », il affirme ne rien savoir à ce sujet.
« Je n'ai jamais été impliqué dans ces affaires. Je n'ai jamais vu de dossiers sensibles et je n'en sais rien », indique-t-il, précisant avoir toujours préféré se concentrer sur sa vie personnelle.
Dans un message adressé directement à son père, il l'a appelé à rentrer au Maroc et à faire face à la justice au lieu de poursuivre sa fuite en avant.
« Chacun doit assumer ses responsabilités, sans impliquer sa famille ni trahir son pays. S'il est un homme, qu'il se rende à la justice », a-t-il lancé.
Le fils de Mehdi Hijaouy a conclu en affirmant que sa famille n'est impliquée dans aucune des affaires visant son père et qu'elle se considère, au contraire, comme une victime directe de cette situation.
Selon lui, les membres de la famille se sont retrouvés mêlés à des procédures judiciaires pour des faits qu'ils n'ont pas commis. Ils ont choisi de garder le silence pendant de longues années avant de décider aujourd'hui de révéler ce qu'il décrit comme étant « toute la vérité ».
Il a enfin exprimé sa confiance dans la justice marocaine, estimant que la vérité finira par éclater au grand jour,Yazid et que la justice saura établir les responsabilités.


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