Malgré la décision officielle de la Confédération africaine de football de lui retirer son titre, le Sénégal continue d'afficher une posture défiant les instance, et d'envoyer des messages à peine voilés au Maroc. À la veille de son match amical face au Pérou, le sélectionneur Pape Thiaw a ravivé la polémique autour de la finale de la dernière Coupe d'Afrique des Nations. Sanctionné d'une défaite sur tapis vert après avoir quitté la pelouse en pleine finale, le Sénégal a officiellement perdu son statut de champion d'Afrique. Une décision lourde prise par la CAF et contestée depuis par la fédération sénégalaise, qui a saisi le Tribunal arbitral du sport. Mais en attendant le verdict, les Lions de la Teranga semblent avoir choisi une autre stratégie : maintenir la pression médiatique et contester publiquement la décision. Face à la presse, Pape Thiaw n'a laissé place à aucun doute sur sa position, assumant pleinement une ligne offensive : « Chez nous, les trophées se gagnent sur le terrain. Et c'est ce qui a été fait. On est champion d'Afrique. » Un discours qui, au-delà de la simple défense, s'apparente à une provocation directe, alors même que la décision officielle donne le Maroc vainqueur sur le plan réglementaire. Le technicien sénégalais a également refusé tout mea culpa concernant son choix de retirer son équipe du terrain, préférant mettre en avant la célébration du titre avec le peuple sénégalais. Même son de cloche du côté des joueurs. Idrissa Gueye a insisté sur la légitimité sportive de son équipe : « On ne l'a pas volé. C'est le travail d'un pays sérieux. » Si le TAS doit prochainement rendre son verdict, la stratégie sénégalaise semble claire : maintenir la pression, imposer son récit et continuer à revendiquer un titre désormais retiré.