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Quels comportements pour quels managers ?
Publié dans La Gazette du Maroc le 14 - 02 - 2005


Cycle 2005 des conférences de la RAM
La deuxième conférence de l'année organisée par la RAM porte sur le management comportemental avec au pupitre de la salle polyvalente de l'Institut du transport aérien une sommité européenne du genre : Eric Albert. Visiblement, les organisateurs “aériens” de ce prestigieux aréopage réunissant les férus des sciences de la gestion des entreprises, se sont fait, par nécessité, les porte-parole des opérateurs nationaux au sein desquels le besoin d'approfondissement des qualités de dirigeant et de conseils d'évolution managériale a toujours été fortement ressenti.
C'est aujourd'hui que le professeur français, psychiatre et consultant en management d'entreprise, présente une communication sur le thème “les comportements à la base de la compétence managériale”. Un moment d'intense “émotion” intellectuelle à partager avec des décideurs nationaux, opérateurs économiques publics et privés et partenaires professionnels et commerciaux de la Compagnie aérienne, si rare par les temps qui courent si ce n'est cette autre occasion déjà offerte, l'an dernier, avec un Hervé Seyriex gourou européen du management participatif et de la Qualité totale et dont l'assistance fut à la fois ravie et bien édifiée sur les voies recommandables à suivre.
Un bon manager doit durer…
Les six étapes disséquées par Eric Albert, en autant d'ouvrages correspondants publiés entre 1992 et 2004 intéressent la déclinaison du profil type du manager appliqué, assidu et qui n'en finit pas d'apprendre et de faire savoir. La compétence est le facteur clé, qui fait préférer les “têtes bien faites” aux “têtes bien pleines”, et que l'auteur explicite dans son premier livre partagé avec Alain Braconnier et intitulé “Tout est dans la tête”. Cet essai a été amélioré et enrichi à la publication de l'étude sur le même sujet en 2001. La maîtrise des métiers et le know how comportemental ne peuvent s'acquérir sans exercer dans un climat “agité” en étant constamment sous tension. D'ailleurs, notre consultant trace la voie à suivre dans son ouvrage édité en 1994 “Comment devenir un bon stressé” car le stress peut être positif pour terrasser les inerties et découragements. Venant d'un médecin spécialiste du “stress”, nul doute que l'effet n'en est que plus garanti car le personnage exerce aussi en sa qualité de coach à l'Institut français de l'anxiété et du stress. Ecoutez-le quand il réplique pour couper court aux craintes de paraître “nul” au travail: “il faut se reposer la question de sa valeur ajoutée auprès de l'équipe et cesser de vouloir paraître ce que l'on n'est pas : c'est-à-dire quelqu'un de très sûr de lui, sans faille. Osons montrer que l'on n'est pas parfait, tout en montrant sur quoi nous apportons de la valeur”. Néanmoins, ces préalables “d'école managériale” acquis, la partie n'est pas encore gagnée pour autant car il faudra faire preuve de finesse diplomatique et de tact psychologique dans la conduite des ressources humaines. Albert y a pensé pour donner un coup de pouce aux candidats de cette tendance en publiant “Le manager est un psy“en 1998. Mieux encore, certaines vieilles recettes ont trouvé leurs limites quand le management de la performance était exclusivement fondé sur le jeu des motivations. D'autres voies sont à explorer, notamment changer d'attitude qui dicte que “Au lieu de motiver, mettez-vous donc à coacher” (sorti en 1999).
Les “cartes” du manager
Le changement est aussi une redoutable épreuve à franchir, surtout quand il s'agit de substituer aux anciens styles autocratiques ou bureaucratiques de commandement, basés sur les relations d'obéissance et de passivité des subalternes, les nouvelles tendances d'un management inspiré par le travail en équipe ou par projets. Autrement dit, “N'obéissez plus !”, comme le dit si bien l'auteur qui livra au marché de ses lecteurs ce nouvel ouvrage paru en 2001. Et s'il subsiste des doutes dans vos convictions, réfléchissez bien à ses paroles lorsqu'il déclare que “tout a changé dans l'entreprise sauf…le management. Le développement des entreprises passera désormais par l'épanouissement personnel des individualités qui y travaillent”. Une manière de remettre en question le constat traditionnel qui fait constater que “l'obéissance est présente dans la relation managériale et à quel point elle est inhibitrice”. Si bien que la synthèse bien pensée de tous ces conseils et bonnes dispositions, plus d'autres pertinentes tirées de l'observation récente et de l'expérience, permettront sûrement à tout manager candidat à l'école d'Eric Albert de…durer. C'est le dernier livre en titre intitulé “Le manager durable”. Sûr que cela intéresse nombre de partisans de la …longévité dans la profession de manager ! Au sommet des qualités comportementales du manager, les valeurs d'éthique s'imposent tout naturellement comme “l'art d‘éclairer les comportements dans l'entreprise en s'appuyant sur un ensemble de valeurs cooptées”. Mais, avertit Eric Albert, l'établissement de chartes, de codes éthiques ou de conduite ne doivent pas servir à en faire “un alibi”, un”miroir aux alouettes” pour rassurer les partenaires. Autrement dit, “il faut faire ce qu'on dit et dire qu'on l'a fait” pour donner l'exemple. Car rien ne vaut la force de l'exemple ! Rappelons-nous cette citation édifiante de Thomas Jefferson lorsqu'il affirmait, avec raison, que “Ce que tu es parle si fort que je n'entends pas ce que tu dis !”. La légitimité du style de management et la pertinence de ses adaptations dépendent de la maturité des situations tout en gardant présent à l'esprit que “commander, c'est d'abord savoir s'adapter”. Les quatre cartes de comportement du manager intéressent le choix approprié du style collant le mieux à la nature des situations de travail et prenant en ligne de compte les différences de personnalités et de caractères individuels. Les divers styles évoqués se traduisent par l'option d'un style “autoritaire”, “négociateur”, “participatif” ou “passif en délégation”.


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