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Maroc Connect investira 1 milliard de DH en 2006
Publié dans La Gazette du Maroc le 25 - 07 - 2005


Licences du fixe
Maroc Connect vient de se voir adjuger la licence du fixe avec mobilité restreinte faisant ainsi son entrée par la grande porte aux côtés de l'autre opérateur Méditel, adjudicataire du fixe en juillet 2005, et de Maroc Telecom.
Exit Orascom et avec lui son actionnaire de référence l'Algérien Bouteflika.
La bataille entre Orascom et Maroc Connect pour les licences fixes n'a pas duré longtemps. Une semaine à peine du dépôt des compléments de dossiers ( le 15 septembre), l'ANRT a tranché. Et le deuxième fournisseur d'accès internet du Maroc est désormais connu. Maroc connect est dans la cour des grands. Exit Orascom dont l'un de ses actionnaires n'est autre que le frère d'Abdelaziz Boutelika en Algérie.
Maroc Connect vient en effet de remporter logiquement la licence du fixe avec mobilité restreinte contre Orascom. Ce succès n'est pas le fruit du hasard, mais plutôt la consécration d'un parcours sans faute et d'une candidature que le régulateur a jugé solide et "innovante" à même d'insuffler une dynamique concurrentielle sur le marché des télécoms au Maroc. Dirigé par Karim Zaz, Maroc Connect a réussi en 6 ans d'existence à montrer une capacité de résistance malgré un contexte réglementaire et concurrentiel difficile. Aujourd'hui, les efforts de l'entreprise se voient couronner par cette licence qui en fait le troisième opérateur du marché après Maroc Telecom et Méditel.
Un chèque de 306 MDH pour démarrer
Dans son communiqué, l'ANRT met en exergue les atouts du dossier de Maroc Connect. Ce qui frappe avant tout la commission d'évaluation, c'est d'abord le caractère innovant de la candidature : utilisation de nouvelles technologies comme le CDMA et le WIMAX (fixe sans fil). Maroc Connect s'appuiera également sur un important réseau de fibre optique, à savoir celui de l'ONE avec lequel le nouvel opérateur a signé un accord de partenariat exclusif. Une première sur le marché marocain. L'ANRT souligne à cet effet que le caractère innovant permet à l'entreprise de couvrir les trois zones mentionnées dans le cahier des charges à savoir le Nord, le Centre et le Sud tandis qu'Orascom ne pouvait couvrir que le Centre et partiellement le Nord sans le Sud du pays. En plus, la gamme des technologies utilisées par Maroc Connect permet de répondre à toutes les niches du marché et proposer une palette de services que ce soit pour les entreprises que pour les particuliers. "Maroc Connect propose un adressage homogène et équilibré des différents segments du marché à même de contribuer fortement au développement des télécommunications au Maroc" précise l'ANRT. La notation technique est d'ailleurs sans appel : 82,33 points pour Maroc Connect contre 74,71 pour Orascom.
À côté de ces qualités techniques, le dossier de Maroc Connect s'est distingué par les garanties financières proposées. En effet, suite à des questions d'éclaircissements demandées par le régulateur, Maroc Connect a présenté des documents attestant qu'en cas d'obtention de la licence, l'ONA sera l'actionnaire majoritaire stable. Par ailleurs, l'établissement bancaire Attijariwafa bank s'est engagé à apporter son appui au "financement du projet". Dans cet ordre d'idées, Maroc Connect a proposé un chèque de 306 MDH contre 270 MDH pour Orascom. L'entreprise a par ailleurs pris des engagements fermes en matière de qualité de service, de disponibilité de réseau….
Pas de doute, l'entrée sur le marché du fixe de Maroc Connect va bouleverser les règles du jeu. L'entreprise est aguerrie à la concurrence déjà du temps du monopole, dispose d'une avancée considérable en matière de technologie IP, laquelle est au cœur de la convergence fixe-mobile-internet. Elle dispose par ailleurs de l'expérience nécessaire en solutions télécoms puisqu'elle est le premier prestataire IP VPN (solutions réseaux pour entreprises) du marché et deuxième fournisseur d'accès internet. Ces atouts en font un redoutable concurrent avec lequel il faudra compter. Pour Karim Zaz, le PDG de Maroc Connect, c'est un nouveau challenge qui démarre. Il a aujourd'hui toutes les cartes en main pour donner à Maroc Connect l'occasion de montrer l'étendue de ses compétences au service du consommateur, particulier ou entreprise. Le ton est donné puisque dès la première année, c'est pas moins d'1 milliard de DH qui sera investi. Une belle success-story en perspective.
Pour rappel, les soumissionnaires, à savoir Méditel, Maroc Connect, Orascom ont déposé quatre offres englobant les différents lots proposés : la boucle locale dont deux offres portant sur la mobilité restreinte, le réseau national et le réseau international. À l'issue des évaluations techniques et financières, l'ANRT a retenu les deux meilleurs adjudicataires en favorisant de facto les opérateurs déjà présents sur place. La libéralisation du fixe est le dernier chaînon manquant pour introduire une concurrence totale sur tous les segments des télécoms au Maroc. L'objectif est d'avoir trois opérateurs par segment.
À cet effet, le régulateur a procédé à la préparation d'un ensemble de pré-requis comme la mise à jour de la loi sur les télécoms et le renforcement du rôle d'arbitrage et de sanction de l'ANRT, la publication du plan national de fréquences, l'actualisation du catalogue d'interconnexion fixe d'IAM et une visibilité réglementaire sur la suite du processus. L'ANRT a également entamé une campagne de placement des licences ayant abouti au retrait de 33 dossiers. Si au final, il n'y a que trois soumissionnaires, ce n'est pas pour autant un échec. La configuration locale de l'appel d'offres et le contexte international des télécoms expliquent ce constat.
Les entreprises, la cible de Maroc Connect
En effet, il est très difficile à un opérateur non présent sur le territoire marocain de "partir à zéro" en étant "challenger sur tous les segments". Le coût des investissements à consentir est exorbitant par rapport au retour sur investissement escompté. C'est la raison pour laquelle les grands opérateurs internationaux, trop absorbés par les problématiques de leurs marchés domestiques, n'ont pas répondu présents. Pour les opérateurs locaux ayant soumissionné, à savoir Maroc Connect et Méditel, leur dossier a été jugé "cohérent" dans le cadre d'un renforcement de leurs positions sur le marché marocain des télécoms, estiment plusieurs spécialistes.
Les opportunités qu'offre la libéralisation du fixe sont nombreuses. Au-delà des particuliers, c'est le segment des entreprises qui constitue aujourd'hui la cible prioritaire de l'opérateur historique comme des futurs candidats. L'étude menée par Upline Securities pour le compte de l'ANRT chiffre le marché à 6 milliards de DH et relève que les entreprises se plaignent ouvertement de la cherté des coûts des communications fixe et l'absence d'offres complètes. L'intérêt grandissant pour la voix sur IP montre l'étendue de l'attente des patrons d'entreprises pour baisser enfin le principal poste de charge qui grève leur rentabilité. Dans le détail, les nouvelles licences vont consacrer la convergenceVoix/Data, Télécoms/Audiovisuel et fixe/mobile. D'ici 5 à 10 ans, l'ANRT veut atteindre le chiffre de 4 millions d'abonnés fixe, soit 51% des ménages et 17 millions d'abonnés mobiles.
Le match sera chaud entre Maroc Telecom,
Méditel et Maroc Connect
Maroc Connect détient également une licence de mobilité restreinte, lui permettant de mettre un pied sur le marché juteux de la mobilité. Le service de mobilité restreinte est défini comme étant un service de télécommunications permettant, à l'abonné d'un opérateur, d'accéder aux services de télécommunications offerts par celui-ci dans une zone géographique d'un diamètre maximum de 35 km, en dehors de laquelle cet abonné n'aura la possibilité ni d'émettre ni de recevoir des communications. D'ici 18 mois, Maroc Connect a la possibilité d'avoir une mobilité totale lui permettant de devenir un opérateur global.
Entre Maroc Telecom, Méditel et Maroc Connect, le match s'annonce chaud.


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