affaire des deux clandestins algériens A l'heure où nous mettions sous presse, l'épisode relatif à l'affaire des clandestins algériens (leur nationalité ayant été confirmée) semblait connaître un dénouement positif. Pour rappel, le navire porte-conteneurs “Kenza” (appartenant à la compagnie IMTC) abritait à son bord, depuis le 23 novembre 2005, des clandestins supposés algériens. Le commandant de bord s'étant aperçu de leur présence, a voulu les débarquer dans l'un des ports où le navire allait faire escale. Refus catégorique de toutes les autorités portuaires saisies par l'armateur. De retour au port de Casablanca, samedi 21 janvier dernier, il a fallu plusieurs heures à au commandant du “Kenza” pour espérer voir enfin un dénouement heureux de cette affaire. En effet, annoncé pour le samedi 21 janvier à 16h30, le navire squatté par les clandestins (qui ont ainsi défrayé la chronique deux mois durant) n'a accosté que vers 18 heures. Jusqu'à 10h30, ce jour-là, l'incertitude quant à l'issue de l'affaire restait entière. IMTC avait essuyé un refus catégorique des autorités de la sûreté du port de Casablanca de débarquer les intrus, et ce, au motif qu'aucune instruction ne leur a été notifiée par voie judiciaire dans ce sens. Ce n'est que tard, dans la soirée, que le commandant Hachami, du navire en question, a été contacté par la préfecture de police qui lui a assuré, après instructions du magistrat compétent, qu'elle procèdera à l'arrestation des clandestins algériens dès l'arrivée sur le bateau, au port. Sur ordre du procureur général, les agents de la sûreté préfectorale étaient sur le quai au moment de l'arrivée du bâtiment. S'ensuivit ensuite une longue procédure de contrôle d'identité, d'interrogatoires des clandestins, de vérification des empreintes et d'un tas d'autres formalités fastidieuses mais obligatoires. Plusieurs heures d'attente, de suspens, de discussions et d'enquêtes auront été nécessaires pour trouver une issue heureuse au profit de cet armateur privé dont la compagnie aura été mise à rude épreuve pendant plus de 60 jours, et lourdement pénalisée, aussi, par des dépôts de garantie et des amendes dépassant au total 70.000 euros. Aux dernières nouvelles, la sûreté préfectorale de Casablanca se trouvait sur les lieux en compagnie de deux vice-consuls de la république algérienne, dont la présence consistait à identifier les clandestins en question. Cette affaire, qui devait connaître une fin heureuse, doit interpeller les responsables du port de Casablanca. En effet, les scanners de l'ODEP devront se montrer beaucoup plus efficaces, à l'avenir, pour assurer la sécurité et la sûreté des accès aux infrastructures portuaires contre les embarquements clandestins. A bon entendeur…