Baraka : le système Jawaz a considérablement réduit les émissions de carbone aux gares de péage autoroutières    Des diplomates français attendus à Laâyoune pour évaluer les opérations de la MINURSO    La NARSA nie l'envoi de SMS invitant les citoyens à payer des amendes routières    Trump annonce un blocus du détroit d'Ormuz avec effet immédiat    Israël: le nouveau chef du Mossad officiellement nommé    Des importateurs marocains épinglés pour falsification de l'origine de marchandises    Racisme en Liga : l'affaire Omar Hilali relance l'alerte dans les stades espagnols    Liga : Ezzalzouli buteur lors du nul entre le Betis et Osasuna    Caso Saad Lamjarred: Laura Prioul absuelta de las acusaciones de extorsión    Cambio en el mandato de la MINURSO: Tras Argelia, el Polisario intensifica su cabildeo    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    Tennis: duel au sommet entre Alcaraz et Sinner en finale à Monte-Carlo    Affaire Saad Lamjarred : Laura Prioul acquittée des accusations d'extorsion    Le Maroc pourrait accueillir un match officiel de la Liga espagnole    Marathon des Sables : Mohamed El Morabity remporte l'édition 2026    Neil El Aynaoui suivi en Bundesliga, un départ de la Roma envisagé    De l'arrogance à la frustration : Edouard Mendy ne digère pas le sacre du Maroc    Changement du mandat de la MINURSO : Après l'Algérie, le Polisario intensifie son lobbying    Immobilier : Les Marocains sont les deuxièmes plus grands acheteurs en Espagne    Banque mondiale-Maroc: Un financement de 500 millions de dollars pour l'emploi et la croissance verte    Algérie et armement dans les camps de Tindouf : Carte politique ou parrainage d'une organisation terroriste ?    Washington et Téhéran ne parviennent pas à un accord permettant de mettre fin au conflit au Moyen-Orient    Le dirham s'apprécie de 0,2% face au dollar américain    Saibari buteur dans la victoire du PSV sur le terrain de Sparta Rotterdam    Le temps qu'il fera ce dimanche 12 avril 2026    Les températures attendues ce dimanche 12 avril 2026    Diaspo #436 : Ouafaa Mhadi, un lien culturel et économique entre le Maroc et le Royaume-Uni    Le Polisario se plie à la pression et couvre d'éloges l'administration Trump    Sahara : Le soutien de l'Égypte à la souveraineté marocaine accentue l'isolement de l'Algérie dans le monde arabe    Moroccan consulate launches mobile services in Cuenca to aid local community    Tétouan, une médina séculaire porteuse de l'héritage d'Al-Andalus    Innovation financière : Al Barid Bank et Berexia s'allient (VIDEO)    Météo : Averses orageuses, chutes de neige et fortes rafales de vent, prévus samedi et dimanche    Bourita reçoit un émissaire du Président de la RDC, porteur d'un message à SM le Roi    Archives au Maroc : le temps d'un basculement stratégique    Sahara marocain: La République du Mali annonce le retrait de sa reconnaissance de la pseudo « rasd »    De l'idéologie au pragmatisme : La politique étrangère marocaine ajuste ses positions africaines    Sénégal : Les propos d'Ousmane Sonko sur les «55 Etats» africains interrogent    Cannes : «La Más Dulce» de Laïla Marrakchi retenu dans Un certain regard    Cinéma : Sami Fekkak, de la finance aux plateaux de tournage [Portrait]    Présidentielle. Les Djiboutiens aux urnes    FLAM 2026 à Marrakech : la littérature africaine convoque l'imaginaire pour penser les crises du monde    Kanvô : la noblesse textile béninoise au cœur de la création moderne    Emm'a, la chanteuse gabonaise, dans le jury de The Voice Afrique 2026    Météo : Averses orageuses et chutes de neige attendues dans plusieurs provinces    Un étudiant marocain sauve une femme en Chine et salué comme un héros    La Mimouna... une mémoire vivante du vivre-ensemble marocain qui se renouvelle chaque année    «Terrorisme d'Etat» : La réaction discrète de l'Algérie aux accusations françaises    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Salon du cheval, la première édition restera dans les mémoires
Publié dans La Vie éco le 31 - 10 - 2008

Tenu du 22 au 26 octobre à El Jadida, le Salon du cheval, pour sa première prestation, a laissé une excellente impression n ?Une surprise pour ses organisateurs qui ne s'attendaient pas à un tel succès, ni à un nombre aussi impressionnant de visiteur
Les organisateurs ont su conférer à la manifestation une véritable dimension pédagogique.
A la tombée de la nuit, en ce dimanche 26 octobre, le bruit des calvacades cesse brusquement, les spectateurs quittent les lieux sans se hâter, comme à regret, et, déjà, les restaurateurs commencent à remballer leurs instruments en se frottant les mains. En effet, pendant toute la manifestation, et malgré des prix ne dépassant pas 30 DH pour une collation, pas moins de 40 000 DH, parfois 60 000 DH tombaient chaque jour dans les tiroirs-caisses. Voilà qui donne une idée du taux de fréquentation de ce premier salon.
Les organisateurs attendaient 80 000 visiteurs, un chiffre parfois dépassé en une journée
Moulay Abdellah Alaoui, président de l'Association du Salon du cheval, jubile. A ses côtés, Hamid Bennazou, directeur de l'élevage, pousse un soupir de soulagement : «Nous avions à peine cinq mois pour mettre sur pied le salon. Nous avons travaillé d'arrache-pied pour être au rendez-vous. Mais, malgré cela, nous ne nous attendions pas à une telle affluence. Et qui dit grande affluence dit succès». Il est vrai que, même dans leurs prévisions les plus optimistes, les artisans de ce salon tablaient sur 80 000 visiteurs.Ce chiffre était dépassé parfois en une seule journée, comme celle du samedi 25 octobre, où l'hippodrome Lalla Malika était noir de monde, au point que ses portes ont dû être fermées à des centaines de personnes.
Il faut avouer que les concepteurs du salon ont eu le nez creux en choisissant la ville d'El Jadida pour abriter la rencontre. Personne n'ignore que dans la région des Doukkala, le cheval est un objet de culte. Ce que confirme Haj Messaoud, éleveur à Laâounate : «Le cheval n'est pas un animal commode. Il est indocile, capricieux, coûteux. Mais il dégage quelque chose d'indicible, une sorte de magnétisme, qui fait qu'on en est fasciné et qu'on cède à tous ses caprices». Aussi, attentions et soins lui sont-ils prodigués sans compter. «Avec tous ces engins modernes, le cheval a perdu de son utilité, observe Hamou, cultivateur. Cependant, les paysans se ruinent pour en acquérir un. Et quand ils en ont, ils le traitent avec d'immenses égards. Il est constamment lavé, nourri et bichonné». En avoir dans son écurie force la considération. Apprendre à le monter est un rite incontournable. Cette passion rare des Doukkalis pour le cheval explique pourquoi le salon a fait en permanence salle comble.
La «t'bourida» vedette flamboyante de la première édition du Salon du cheval
D'autant que cette manifestation, inédite, regorgeait d'attractions. Celle que savouraient les visiteurs avec gourmandise était, sans conteste, «t'bourida». Leur fringale était telle qu'ils ne s'en repaissaient jamais, en redemandaient parfois sur l'air des lampions. Même les plus jeunes ne manquaient pas pour toutes les friandises du monde ce rendez-vous biquotidien, et, comme leurs aînés, s'enivraient de l'odeur de la poudre. En connaisseurs, les spectateurs s'amusaient à apprécier les prestations, à distribuer les points et à morigéner les cavaliers qui déchargeaient leurs armes avec un instant de retard sur leurs partenaires. Le spectacle ne se passait pas seulement sur le terrain, mais aussi dans les tribunes et sous les chapiteaux. Il était souvent croustillant, mêlant débordements de joie et piques, enthousiasme et joutes verbales, telles celles qui opposaient Abdis et Doukkalis, exhumant leur litige immémorial à propos d'un puits imaginaire. La fête au son des cavalcades. Mais si «t'bourida» tenait la vedette, les nombreuses autres activités ne manquaient pas de séduction. Toutes tournaient, bien entendu, autour du cheval. Toutes étaient porteuses d'enseignements sur cet animal fabuleux. «Sur le cheval, je ne savais rien, confie Abdellatif Jebrou, chroniqueur à El Ahdath Almaghribia, mais pour avoir fréquenté assidûment le salon, je suis devenu imbattable sur ce chapitre» Ce dont convient la psychologue Hakima Lebbar : «Il faut saluer les organisateurs pour avoir conféré au salon une dimension pédagogique. Aucun détail sur le cheval n'a été négligé, et l'on en ressort considérablement instruit sur cet animal».
La troupe Lorenzo a produit un spectacle époustouflant
Et ce ne sont pas les dizaines d'élèves et de collégiens, que le salon a eu la riche idée d'inviter, qui en disconviendront. On les voyait s'extasier devant les manifestations de l'art du cheval, admirer les selles, les harnachements et les costumes des cavaliers. On était ravi de les surprendre en train de contempler les toiles représentant des chevaux. Car le salon a eu l'inspiration de faire voir le prodigieux équidé en peinture, allant jusqu'à lui consacrer une éblouissante exposition, animée par Mohamed Douah, Mahjoub Houmaine, Farida Essayali, Saïd Qodaid, Ilias Selfati, Youssef Elkahfaï et Hassan El Glaoui. Un des coins les plus fréquentés du salon était celui des boxes. Soixante chevaux s'y affichaient, au grand bonheur des visiteurs, qui, non seulement prenaient tout leur temps pour admirer les chevaux, mais posaient en leur compagnie, au risque de se faire mordre ou de recevoir un coup de tête. Beaucoup revisitaient les lieux, comme ce monsieur qui nous a dit : «Avant, pour moi, un cheval était un cheval. Je ne distinguais pas entre les races. Aujourd'hui, à force de voir les chevaux, je suis en mesure de les discerner, et je ne confonds plus un barbe avec un pur-sang». La mission du salon était de faire découvrir le cheval sous tous ses aspects. Il y a procédé par différentes expositions, de multiples démonstrations, des conférences et des débats, et aussi des spectacles. Celui présenté par la troupe Lorenzo était littéralement époustouflant. Cela tenait autant à l'incomparable adresse des cavaliers qu'aux formidables prouesses des montures, au nombre de douze, unanimement ovationnées.
Avant de quitter définitivement le salon, nous n'avons pas résisté à l'envie de nous rendre à l'atelier de peinture organisé pour les enfants. Plusieurs œuvres s'offraient à voir. Elles étaient charmantes. Et dire que la plupart de leurs tendres auteurs n'avaient jamais vu un cheval auparavant. Le salon leur a appris à le connaître et à l'aimer. Ce qu'ils ont exprimé à travers leur peinture. N'est-ce pas la meilleure démonstration de la réussite exceptionnelle de cette manifestation ?


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.