Les programmes de soutien gouvernementaux aux PME n'ont pas toujours bénéficié de la confiance des patrons d'entreprises. Pour y remédier, l'approche de l'Agence nationale pour la promotion de la PME fait primer la transparence et l'efficacité. Décriés, jugés insuffisants et non porteurs de valeur ajoutée, les programmes de soutien gouvernementaux en faveur des PME n'ont pas toujours eu la côte ou plus justement la confiance des chefs d'entreprise. Pourtant, ces dernières années, l'Agence nationale pour la promotion de la PME, principal bras armé du ministère de tutelle s'érige en modèle... ou presque. En effet, celle-ci semble de plus en plus miser sur la transparence et l'efficacité. C'est du moins ce qui peut être retenu des résultats de ses programmes communiqués régulièrement, lesquels donnent une visibilité sur son action en faveur des PME. Le programme Imtiaz, qui propose une contribution financière de l'Etat, non remboursable, au profit des meilleurs projets de développement, totalise pour l'année 2013 la participation de 106 entreprises ayant présenté des projets de développement, à travers les différentes banques du pays, pour un investissement global de 3,74 MMDH. De ces différents dossiers déposés, plus de 79 ont été retenus et ceci pour un investissement global de 1,61 MMDH. Au-delà des résultats immédiats, l'agence annonce déjà le CA additionnel qui devrait être généré grâce aux différentes actions menées. Ces derniers devraient effectivement générer, sur la période 2013-2018, un chiffre d'affaires additionnel de 19.6 MMDH, une valeur ajoutée supplémentaire de 6.2 MMDH et la création de 5.634 nouveaux emplois. De plus, le montant global de la prime Imtiaz s'élève à près de 266.5 MDH. Dans une approche plus précise du type d'actions menées, l'ANPME précise que «52 projets des 79 retenus au titre de l'année 2013 portent sur l'augmentation de la capacité de production, 17 projets concernent la construction et l'aménagement de sites de production, 13 projets visent la modernisation de l'outil de production et 14 projets contribuent au renforcement des exportations». À travers une cartographie sectorielle, les 79 entreprises retenues relèvent des différents secteurs-clés de l'économie nationale avec en tête trois secteurs bénéficiaires que sont l'agroalimentaire, les bâtiments et travaux publics et la plasturgie. «Approche régionale, peut mieux faire» Dans le détail des retombées de ces actions au profit des PME, les responsables de l'ANPME précisent que les «174 projets retenus s'inscrivent dans une stratégie de substitution aux importations, dont 85 contribueront au renforcement des exportations et à la diversification des marchés, notamment vers les pays africains, tandis que17 projets portent sur la construction et l'aménagement de sites de production». Cependant, si jusque-là l'action de l'ANPME semble gagner en efficacité, la répartition régionale de son activité dégage des déséquilibres criants entre les différentes régions. La prépondérance des entreprises de la région du Grand-Casablanca, au nombre de 38, laisse entendre un réel besoin d'améliorer le travail de l'agence, notamment en termes de communication. La grande métropole devance de loin la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër avec 11 entreprises, la région du Souss-Massa-Drâa avec 8 PME, des Doukkala-Abda avec 5 structures accompagnées, contre une pour Laâyoune.