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Banques, comment optimiser les coûts des ressources
Publié dans Les ECO le 23 - 09 - 2013

En 2013, l'évolution des ressources et des emplois a été assez timide au niveau de l'ensemble du système bancaire. Les banques doivent aujourd'hui relever un certain nombre de défis pour assurer leur croissance, à commencer par l'optimisation du coût des ressources.
L'économie marocaine a été mise à mal par le repli économique dans l'Union européenne (UE), son principal partenaire commercial, ainsi que par la hausse du coût des importations d'énergie et la faible croissance des exportations, ce qui s'est traduit par une baisse des liquidités sur le marché bancaire, ainsi qu'un ralentissement de l'économie en général. Les banques marocaines ont ainsi poursuivi leur action active pour la bancarisation des populations et les résultats sont positifs, malgré un effort de provisionnement important dû à la montée des créances en souffrance qu'a connue le système bancaire dans son ensemble. Toutefois, l'évolution des ressources et des emplois a été assez timide au niveau de l'ensemble du système bancaire.
Depuis 2009 et jusqu'en 2013, les évolutions enregistrées d'année en année par les principaux agrégats bancaires relèvent un certain affaiblissement. Les dépôts de la clientèle ont connu un tassement en termes d'évolution depuis 2009. Le volume total de placement de la clientèle a ainsi progressé de 1,9 %, pour atteindre 674,7 MMDH au premier semestre 2012, après avoir affiché une croissance de 2,4 % en 2012. Par ailleurs, il est intéressant à noter que les crédits à l'économie, qui traduisent notamment les besoins des entreprises, ont enregistré la même tendance baissière. On est ainsi passé de 10,8% de croissance en 2011 à près de 5% en 2012 puis au 30 juin 2013, il a été constaté une timide croissance des crédits de 1%. Cette décélération est principalement attribuable à la baisse de la demande des entreprises et dans une moindre mesure au durcissement des politiques de gestion des risques des banques, imputable au ralentissement économique et à la pénurie de liquidités. En revanche, l'évolution des créances en souffrance qui se situait à 5,5% en moyenne sur une année, a affiché une croissance de 9,4% sur seulement les 6 premiers mois de l'année.
Des financements alternatifs
C'est la raison pour laquelle les banques doivent relever un certain nombre de défis pour assurer leur croissance, à commencer par l'optimisation du coût des ressources. À titre d'exemple, la Banque populaire a fait en sorte que la part des ressources rémunérées diminue dans la structure des ressources du groupe. «Nous nous retrouvons aujourd'hui avec 65% de l'ensemble du portefeuille des ressources de la banque qui est non rémunéré, contre 55% pour le secteur, soit 10 points de performance au dessus en matière de ressources» se félicitait, Mohamed Benchaâboun, président-directeur général de la Banque centrale populaire, lors de la présentation des réalisations financières au titre du premier semestre 2013.
Notons que le ratio de transformation, rapport de l'ensemble des crédits du système bancaire à l'ensemble des dépôts bancaires, s'est situé à 107% à fin juin 2013, contre 76% à fin 2006. «Face à un niveau de transformation pareil, il va falloir que les banques diversifient et enrichissent les financements alternatifs, le recours notamment aux marchés financiers», avait expliqué pour sa part Mohamed el-Kettani président-directeur général d'Attijariwafa bank. Selon ce dernier, au niveau des pays évolués et des pays émergents avancés, le ratio de transformation se situe pourtant au delà de 150%, mais cela est lié à l'approfondissement du marché financier.
En effet, «outre les dépôts, le secteur bancaire dans ces pays est essentiellement refinancé par les marchés financiers», précise le PDG d'Attijariwafa bank. Les banques marocaines continuent d'ailleurs à se refinancer, preuve en est une hausse de 13% des encours des dettes subordonnées a été constatée entre juin 2012 et juin 2013. Avec toutes les émissions obligataires qui ont été opérées auprès du marché financier sur une période de moyen terme, l'encours de la dette subordonnée se fixe à 24 MMDH à fin juin 2013. Cela situe le total des levées à 81MMDH entre certificats de dépôt et dettes subordonnées. De plus, certaines banques soucieuses de diversifier leurs ressources et d'optimiser leurs coûts, prévoient également de contracter des emprunts sur les marchés de capitaux internationaux en 2013.
Quid de la relance des crédits ?
Conquérir les marchés internationaux de la dette devrait permettre à ces dernières de lever les capitaux nécessaires pour renforcer le niveau de liquidité et appuyer leurs projets d'expansion à court terme, mais il contribuera surtout à réduire la pression exercée sur les ressources bancaires. Dans ce sens, le secteur bancaire marocain est jugé solide par les agences de notation internationales. Il enregistre de bons points au niveau du FMI et de la banque mondiale. Le rapport entre la capitalisation des groupes bancaires marocains par rapport à leur niveau d'activité est plus que rassurant, grâce notamment à la rigueur de Bank Al-Maghrib, qui a arrimé le secteur bancaire sous Bâle I, sous Bâle II, et prochainement sous Bâle III.
C'est la solidité du secteur bancaire marocain, confirmée par la bonne note dont il bénéficie, qui devrait lui permettre de se financer sur les marchés internationaux à des taux intéressants. L'optimisation du coût des ressources devrait ainsi permettre aux banques une amélioration de leurs performances, en agissant directement sur leurs résultats. Cependant l'amélioration des résultats ne saurait se faire sans la poursuite de la distribution de crédit, cœur de métier de la banque. Récemment dans certaines analyses, «on a beaucoup taxé la frilosité des banques à octroyer les crédits face à la conjoncture économique difficile que connaît le pays, mais en réalité, les acteurs du secteur bancaire eux- mêmes se plaignent d'un manque de la demande, surtout émanant des entreprises. «Même à nos guichets bancaires, qui sont pilotés au jour le jour sur le plan commercial pour aller chercher des crédits, il a été constaté une décélération de la demande», a affirmé Mohamed El-Kettani.
Pour les acteurs du secteur, la reprise de la demande de crédit devra certainement être tirée par la croissance économique du pays. Cette dernière devra à son tour permettre une création de l'emploi, donc de nouveaux entrants sur le marché de l'endettement. Il y a lieu d'ajouter à cela la reprise en Europe, même si elle n'est pas spectaculaire. Toutefois, la relance des crédits est tributaire de la formation d'une coalition gouvernementale et d'une loi de finances favorable. En tout cas, les professionnels du secteur restent confiants. «Nous sommes confiants que l'entreprise marocaine reprendra confiance donc se ré-endettera, autant pour ses besoins de fonctionnement que d'investissement», assure l'un d'entre eux.


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