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Diva Châbiaa à la voix sur le cœur
Publié dans Les ECO le 21 - 10 - 2019

Soukaina Fahsi. Auteure compositrice interprète et musicienne
Elle a la voix sur le cœur et l'âme d'une vie antérieure qu'elle aurait partagée avec une certaine Kharboucha dont elle admire le combat politique et musical. Soukaina Fahsi a séduit le public des Journées musicales de Carthage ce jeudi 17 octobre à Tunis. Rencontre avec une diva marocaine bien dans sa tête et dans son art.
Quand elle chante les chansons d'antan, elle y met toutes ses tripes avec un supplément d'âme. Née pour être musicienne, elle avoue qu'elle a découvert sa passion pour la musique à sept jours seulement. «Mon père a découvert que je réagissais à la musique d'une façon différente à tout juste sept jours. Depuis, il n'a eu de cesse de m'orienter vers cette voie», explique l'auteure compositrice interprète qui chante tantôt depuis sa guitare tantôt depuis ses percussions. Native d'El Jadida, elle quitte sa ville natale pour faire un master à Marrakech. Son autre passion ? Les études. En parallèle à sa carrière de chanteuse, elle prépare un doctorat en géologie et se sent concernée par la cause environnementale. Pour elle, les études et la musique ne font qu'un. «J'ai toujours aimé la musique mais je ne savais pas si je voulais en faire ma vie. Je me suis toujours dit que la musique serait toujours là, qu'elle n'irait nulle part. Etudier était important pour moi, même pour avoir des connaissance nécessaires pour faire passer tous les messages», avoue la musicienne et scientifique. «J'ai toujours rêvé d'être docteure et chanteuse à la fois ! Je ne me vois pas trancher entre la recherche et la musique. Les deux me nourrissent», ajoute-t-elle.
La recherche d'une vie antérieure
Sa passion pour les sciences et sa vocation musicale se rejoignent un jour de fête internationale de la femme où Soukaina Fahsi se demande ce qu'elle va chanter. Avant de se mettre à l'écriture et à la création, elle se plonge dans les bouquins, dans l'histoire. Trois femmes vont la marquer. Zaynab Nefzaouia et sa vision politique, épouse de Youssef ben Tachfine, femme influente berbère des débuts de la dynastie des Almoravides, ayant pris contrôle du Maghreb, et d'une partie de l'Espagne. Elle est impressionnée par l'histoire de Lalla Zahra el Kouch, sainte qui s'est donnée à la religion et la spiritualité jusqu'à sa mort et se trouve des points communs avec la grande Kharboucha qui a dit non à l'injustice au détriment de sa vie. Elle se sent si proche du texte, de la voix, du combat de cette femme qui a habité non loin de son El Jadida natale, qu'elle décide de reprendre «Binatna». «C'était un défi de la reprendre comme telle. J'avais beaucoup d'admiration pour cette chanson. Il fallait déchiffrer les accords, faire attention à la rythmique». Un travail de longue haleine puisque la chanson est un succès, plus de 3 millions de vues sur YouTube et une reconnaissance internationale. Les festivals se l'arrachent, les fans du monde entier se multiplient. Le patrimoine marocain plaît et il n'a aucune frontière. Celle qui avait déjà séduit avec son titre «Joudia», une ode à la mère et à l'amour inconditionnelle, franchit un autre pas en reprenant des standards de la chanson marocaine, à sa manière. Le tout sublimé par des arrangements délicats et aidée par des musiciens qu'elle considère comme la crème de la scène marocaine émergente à l'image de Karim Derrag, Anas Chli au Outar, Taha El hamidi à la guitare, Khalil Bensouda à la basse, Khalil Hbichi au son et Mohamed Hilwa au son et à l'image à l'origine de la vidéo de «Binatna». «Je m'estime chanceuse d'avoir une équipe aussi dévouée, qui met non seulement tout son talent et son savoir dans le projet, mais qui y met toute son âme», continue la chanteuse qui a séduit les Tunisiens lors de la 6e édition des Journées de Carthage. Un concert plein d'émotion, de bon augure pour une Soukaina Fahsi au chemin tout tracé, un chemin vers la gloire et vers un album passionné, en préparation et dans les bacs très prochainement. Talent à suivre. ..


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