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Quand le bâtiment ne va pas...
Publié dans Les ECO le 08 - 02 - 2012

«Pour l'année 2012, nous faisons partie de ceux qui pronostiquent une croissance de 3,5% au Maroc», avançait, hier, Jean-Christophe Battle, directeur général d'Euler Hermes Maroc, à l'occasion d'un point de conjoncture avec la presse. L'objectif affiché par le nouveau ministre de l'Economie et des finances, Nizar Baraka, soit 4,2%, paraît donc un tantinet ambitieux pour le top management de l'assureur-crédit, qui motive son pronostic réservé par l'enlisement de nos principaux partenaires économiques, essentiellement l'Espagne et la France, dans une quatrième année de croissance faible. Toutefois, d'autres éléments viennent étayer les réserves de Jean Christophe Battle, qui explique : «La campagne agricole devrait être honorable, mais en deçà de son niveau de l'année dernière» et de surenchérir en mettant un grand point d'interrogation devant le secteur du bâtiment. En effet, Tawfiq Benzakour, directeur général adjoint d'Euler Hermes Maroc, déplore les difficultés à tenir le même niveau de croissance des crédits à l'économie qui représentent un indice important dans le secteur du bâtiment. Or, à ce propos, force est de constater un essoufflement notable et les 6% de croissance des crédits à l'économie sont très loin des 20% enregistrés ces dernières années.
La méforme du bâtiment.
L'autre indice de la méforme du secteur du bâtiment, qui, il faut le noter, constituait jusqu'à présent l'une des locomotives de l'économie nationale, réside dans la hausse des sinistralités. Celles-ci ont été multipliées par quatre. «C'est devenu une sinistralité de fréquence, liée à la conjoncture et ce n'est plus une sinistralité de pointe», constate Tawfiq Benzakour, même s'il est obligé de reconnaître une hausse de la vente de ciment de 10%. Toutefois, ce dernier indice peut donner une fausse image, notamment sous l'effet de la consommation de l'informel ou des grands projets étatiques. Toujours est-il que les difficultés sont là dans le secteur du bâtiment, même s'il faut en nuancer l'impact sur les différents sous-secteurs. Ainsi, si le social se porte très bien, le haut standing est touché de plein fouet. Ainsi en attestent les baisses de prix pratiquées dans des villes comme Marrakech et Tanger. Ce n'est pas encore le cas à Casablanca et Rabat, qui voient les prix stagner, mais si les difficultés perdurent, des baisses de prix pourraient intervenir, selon les analystes d'Euler Hermes. Jean Christophe Battle avance dans ce sens que «ces difficultés pourraient être dues à des décalages de trésorerie liés à l'attentisme qui a précédé les élections et à des problèmes de signatures de ministres», avant de nuancer en arguant qu' «il y a encore du cash dans l'économie, vu que le taux de recouvrement est meilleur». En somme, si l'immobilier laisse perplexe, les autres secteurs devraient enregistrer des performances moyennes, toutes choses étant égales par ailleurs, selon les pronostics d'Euler Hermes Maroc. Cela nous amène donc vers une croissance en deçà du trend usuel de 5%. Aussi, pour Jean Christophe Battle : «Ce niveau n'est pas suffisant pour créer des emplois et risque au contraire de créer du chômage». Toutefois, le plus inquiétant est à rechercher du côté du déficit de la balance commerciale. En effet, les importations continuent de croître de manière importante sous l'effet d'une demande intérieure revigorée et les exportations augmentent de manière plus timide, notamment à cause des difficultés conjoncturelles des marchés cibles, mais aussi à cause de la nature même de l'offre exportable marocaine.
Cherche offre exportable
Toutefois, Jean Christophe Battle ne veut aucunement prôner la solution de la dévaluation. Selon lui, les conséquences d'une telle décision sont difficiles à jauger et si à court terme cela pourrait paraître opportun, à moyen et long termes, cela pourrait s'avérer préjudiciable, surtout que cela pourrait grossir la facture des intrants, pour un tissu industriel déjà très précaire. La solution selon le top management d'Euler Hermes Maroc se trouve plutôt du côté de l'offre et de l'industrialisation du tissu économique. In fine, si les perspectives s'assombrissent dans le giron des difficultés économiques de nos principaux partenaires, elles n'en restent pas moins bonnes, en comparaison de ce qui se passe ailleurs dans le monde. «Des perspectives de croissance de l'ordre de celles du Maroc, peuvent paraître attrayantes pour des opérateurs qui viennent de pays avec une croissance nulle, voire négative», argue Battle, avant d'étayer «Cela est d‘autant plus vrai pour le Maroc, qui représente une plateforme vers l'Afrique». En fait, tout dépendra des orientations du nouveau gouvernement et de sa capacité à gagner des points de croissance, notamment en favorisant un meilleur climat des affaires...
La conjoncture internationale s'assombrit encore
Jusqu'ici, seules l'Europe et l'Amérique du Nord étaient directement concernées par l'essoufflement de la croissance, validant le découplage de la croissance économique mondiale. En 2012, on assiste à un phénomène de recouplage et plus personne n'est épargné par l'essoufflement de la croissance. Les pays émergents qui affichaient des taux de croissance insolents sont désormais touchés. Euler estime dans ce sens : «Notre scénario prévoit un 1er semestre particulièrement en berne, avec notamment une zone euro à l'arrêt, avec un recours au crédit bloqué, un net ralentissement de la croissance des pays émergents, et globalement une croissance mondiale à -0,8%», et d'ajouter : «D'autres risques (fragilité du système bancaire, spéculation sur la dette américaine, surchauffe des économies émergentes...) pourraient malheureusement assombrir le tableau». En fait, les difficultés de l'UE sont la principale explication à l'essoufflement de la croissance mondiale, vu la grande interdépendance qui marque les principales économies mondiales avec le marché de l'UE. Aussi, cet effet domino est encore plus valable pour notre économie, dont les 4 premiers partenaires se trouvent justement en Europe.


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