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Budget public «renouvelable»
Publié dans Les ECO le 22 - 03 - 2012

Le rythme sera porté à une vitesse supérieure. C'est le message que devrait porter Fouad Douiri, ministre de l'Energie, des mines et de l'environnement, devant les parlementaires dans les jours à venir, pour défendre les dépenses d'investissement relatives au secteur des énergies renouvelables (EnR). Dans le texte de loi de finances 2012, la terminologie utilisée concernant ce secteur est révélatrice des concrétisations attendues, notamment pour les filières phares de l'éolien et du solaire. Pour la première, la tutelle parle «d'accélération» des travaux de développement des sites de Jbel Kheladi 1 (120 MW), Taza (150 MW), Al Haouma (50 MW), Akhfenir (200 MW), Tarfaya (300 MW) et Foum el oued (50 MW), dans le cadre de la seconde phase du programme éolien. Pour ces projets, la phase de préqualification a été rallongée au 20 avril prochain, pour des raisons encore non communiquées, même si des sources officieuses parlent «d'insuffisance» des soumissions déjà opérées. Il est prévu également le lancement, dans cette même année, des études relatives à la réalisation des fermes éoliennes des sites de Sendouk à Tanger (150 MW), Koudia Al Baida (300 MW), Tiskrad (300 MW) et Boujdour (100 MW). L'accélération, devrait également être à l'ordre du jour pour le Plan solaire marocain (PSM). Celui-ci sera en effet marqué par «le démarrage effectif des travaux de construction de la 1re phase du complexe solaire d'Ouarzazate», dès le mois de juillet prochain, selon la tutelle. Cette phase, dont l'appel d'offres de réalisation se fait attendre depuis le mois d'octobre dernier, marque pourtant le pas depuis l'étape de préqualification des quatre groupements d'entreprises candidats à sa prise en charge. Le projet en est aujourd'hui à son quatrième mois de retard, par rapport au calendrier initial. La tutelle continue pourtant de rassurer sur le respect de ce dernier. «Nous sommes encore dans les temps. Il ne faut pas oublier que c'est un projet d'envergure, qui nécessite des innovations dans les domaines technique et financier», nous explique Saïd Mouline, le directeur de l'Agence de développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (ADEREE). Quant à la seconde phase du projet, l'Etat maintient aussi l'agenda prévu avec le prochain lancement du processus lié à sa réalisation. Pour les quatre autres sites du PSM (Aïn Beni Mathar, Foum el oued, Boujdour et Sebkhat Tah), cette année devrait être consacrée à la poursuite des travaux d'étude.
Courant continu
Pourtant, dans le comparatif par rapport à 2011, les investissements publics prévus en 2012 pour le secteur des énergies renouvelables (EnR) semble s'inscrire dans une continuité un peu surprenante dans le contexte énergétique international actuel. C'est une continuité dont la nouvelle tutelle avait très vite planté le décor, dès son arrivée à la tête du secteur. Au fond, la loi de finances 2012 n'apporte aucune surprise. L'enveloppe budgétaire prévue est quasi identique à 2011. Les dépenses d'investissement globales consacrées au secteur énergétique et des mines - les deux sont regroupés dans le même poste budgétaire -se chiffrent ainsi à quelque 334 millions de dirhams, soit à peine quelques dizaines de millions de dirhams de différence par rapport à 2011. L'Etat semble ainsi un tantinet moins généreux, nonobstant un climat énergétique mondial à la tension accrue et où les cours du pétrole et du charbon continuent à dicter leur loi. Les professionnels de la Fédération de l'énergie se sont abstenus de tout commentaire sur ce budget - en attendant qu'il soit voté en plénière. Fouad Douiri nous en avait pourtant déjà donné un petit aperçu, quelques semaines après sa prise de fonction. «L'enjeu central est simple : assurer un approvisionnement énergétique dans des conditions optimales de sécurité et de prix», confiait le ministre aux Echos quotidien (www.lesechos.ma). En lâchant ces propos, ce dernier n'en restait pas moins conscient, pourtant, de la délicatesse du contexte. «Il est devenu plus complexe: une consommation en croissance forte (environ 7%/an en moyenne), des cours des matières premières énergétiques en très forte hausse et sans perspective de baisse durable, des prix de vente aux consommateurs fortement soutenus par l'Etat via la Caisse de compensation», a-t-il expliqué. Les finances publiques seraient-elles schizophrènes ou anesthésiées par rapport au contexte ?
27MDH à l'ADEREE, pour commencer...
C'est sa première enveloppe de subvention publique sous ses nouveaux atours d'agence nationale. La structure publique pilotée par Saïd Mouline est ainsi bien partie pour réaliser son programme d'investissement prioritaire. Les principaux objectifs de ce plan portent notamment sur «l'évaluation des ressources énergétiques renouvelables dans les domaines de l'éolien, du solaire, de biomasse et de la petite hydraulique». Ce budget vise aussi le développement des actions d'efficacité énergétique initiées dans les secteurs du bâtiment, de l'industrie et du transport. À cela s'ajoute la consolidation des outils d'accompagnement du développement des secteurs des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique, via la poursuite de la mise en place d'instruments de contrôle de qualité, d'encadrement réglementaire, de renforcement de capacités et de communication. Parmi les projets sur lesquels la tutelle compte se concentrer en priorité, figure également l'élaboration d'un schéma de régulation du secteur électrique. L'étude nationale portant sur ce projet devrait en effet être finalisée cette année. Ce schéma devrait ainsi permettre une «définition claire des missions, structures et organisation, ainsi que du plan de développement des compétences de l'autorité nationale chargée de la régulation dudit secteur», indique-t-on du côté de la tutelle. Une visibilité réglementaire que les professionnels, notamment ceux de la Fédération nationale de l'électricité, de l'électronique et des énergies renouvelables (FENELEC), attendent de pied ferme.


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